Je le sais
Que la vie ne tient à un fil.
Elle tient parfois à une fille.
Ou à un homme.
Qu’au jeu de la courte paille avec la vie
Le hasard fait quelques fois mal les choses
Et donne les mauvaises cartes
Dans un même pli.
Le fil, qui nous relie à la vie
A la mort
Un fil qui est fort
Ou s’effiloche.
Un fil qui parfois peut aussi nous empêcher d’avancer
Ou nous rassurer, nous sécuriser.
Ou ce fil-là de la vie
Par-delà la mort
Nous rattache à cet enfant jamais né
Ou trop vite parti.
Et quelle injustice de voir les fils des autres s’effilocher,
Parfois se déliter
Subrepticement
Ou sur la durée
Et l’on prie pour ne jamais le voir céder.
Moi je sais, que mon fil est bien solide
Et je ne l’ai pas mérité plus que d’autres.
La joie d’avoir cette chance
La peur de la perdre.
J’en apprécie la saveur chaque jour qui s’égraine
Comme un cadeau de la Vie
Ou une avance de la Mort
Qu’un jour il faudra payer.
Chéris ton fil
Chaque matin
Car le jour où il sera coupé
Il te sera impossible de le réparer. 









Belle leçon de vie
beau et tellement vrai!
c’est beau et c’est vrai
Très joli texte j’aime beaucoup
Wow c’est vachement fort ce que tu dis là. Tous les jours j’espère que mon fil ne s’effilochera pas trop vite.