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On oublie souvent

31 mar

On oublie souvent qu’un bébé ça pleure.
Doucement, très fort, le matin ou le soir.
Comme un petit chat ou une sirène hurlante.
Sans crier gare, sans prévenir.
Transformant son visage angélique en un masque aux traits contrits, endoloris.

Que l’on ne sait pas toujours donner une raison à ces pleurs, partant en quête de leur cause, comme un détective novice lancé à corps perdu sur un chemin tortueux semé d’embûches et de fausses pistes mis là juste pour dérouter le jeune et fragile parent que l’on est et l’induire en erreur tout à fait.

Que l’on est fatigué au début. Et même après.
La grossesse, la naissance, les nuits hachées et écourtées où seule l’obscurité marque la nuit de la journée… Que même le mot "exténué" à bien du mal à recouvrir l’état second dans lequel on est, embué, envasé, englué…

Que l’on pleure parfois, nos larmes se mêlant aux siennes, unies dans un même désespoir : celui de s’aimer sans se comprendre. De ne pouvoir faire face sans se brûler l’âme, errant dans nos obscures pensées qui pourraient nous perdre à jamais.

Que souvent on est seule. Pour les câlins, les tétées, les pleurs. Tout endurer sans broncher. Qu’en tant que maman on est au front tout le temps, essuyant les tempêtes, les ouragans. Qu’on soit malade ou épuisée, pas du tout en forme ou carrément désœuvrée.

Que l’on ne peut pas démissionner de ce poste-là, tant désiré mais un peu désenchanté. Que l’on doit l’honorer toujours, le répudier, jamais…

Que l’on a l’impression que ce sera pour toujours, quand nos limites sont atteintes, que l’on a été puiser dans nos ressources souvent insoupçonnées.

Et que finalement l’enfant grandit, trop vite, trop tôt et que bientôt ces moments difficiles seront de doux souvenirs dans lesquels on aimera se replonger.

Que cette promiscuité si pesante finira par s’étioler et se faire espérer.

Que l’on se retournera sur ces premiers mois de vie sans vraiment jamais pouvoir revenir en arrière, alors même que l’on regardait, impatiente, vers le futur, inconsciente que l’on était d’avoir la chance inespérée de voir naître et grandir cette vie ô combien précieuse qui nous a été confié.

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Pour ou contre la télé ?

9 fév

Il y a de ça quelques semaines, j’avais réu d’information à la crèche en présence de la psychologue. Le thème portait sur : jeux, télé, quelles activités pour nos enfants.
J’y suis allée par curiosité (moi à la base, sur la feuille du questionnaire j’avais demandé "gérer au mieux les crises entre 2 et 3 ans", on se demande pourquoi hein…).
Et puis finalement j’avais des tas de questions.
Notamment sur la télé.
En fait, on avait TOUS des questions sur la télé.

La télé, en théorie, tous les parents sont contre. On le sait, avant 3 ans, c’est moyen bof de les mettre devant l’écran.
En pratique, c’est bien différent.

Cela n’a rien à voir.

En pratique, on peut aller à l’encontre même de nos principes, ceux-là même que l’on défendait comme des forcenés avant.
Avant qu’on revoit nos exigences sérieusement à la baisse.

Ben ouais, on est comme ça nous les parents.
Ah oui, on est juste humain quoi.

Fatigue, difficulté à dire non à son enfant (ou plutôt à gérer la crise cataclysmique qui le touche quand il n’obtient pas ce qu’il veut), contrainte de temps ou tout simplement parce que parfois on a juste mille autres choses à faire même si on préfèrerait jouer avec notre enfant – faire à manger, bosser, ranger, s’occuper de son petit frère…

De temps en temps, cela m’arrive de mettre ma Zouzou devant les Barbapapas, le temps de me doucher tranquille sans avoir un petit troll au bord de ma baignoire qui me pose mille questions.
Je sais, c’est petit. Mais y’a des fois, j’ai juste envie d’être tranquille.

Bouhhhh c’est mal !!

Rooh ça va hein. Si tu crois que je te vois pas derrière l’écran à agiter le doigt comme une maîtresse devant un môme de 5 ans !  Non parce que tu fais la fanfaronne, mais, à 2 ans, ton enfant n’a jamais regardé la télé (jamais hein, c’est-à-dire qu’il n’a jamais vu un écran de télé allumé, même bébé) franchement ? Si tu réponds oui, c’est que :
- tu es une mère parfaite : bravo ! Contente pour toi. Cela veut aussi dire que tu n’as pas d’amies ;
- tu as une mémoire sélective ;
- tu es une fieffée menteuse.

La psy de la crèche nous a bien fait flipper : genre zéro télé avant 2 ans, et très peu ou pas avant 3 ans.
Les raisons évoquées ont fait frémir tous les parents :
- retard du langage ;
- retard cognitif ;
- retard à l’école ;
- problèmes de sociabilisation…

Et ces méfaits existent aussi même si l’enfant est plus âgé.

BRrrrrrrrrr…

Le pire de ce qu’elle nous a dit : "Ah ben ça se voit tout de suite sur les dessins si un enfant regarde trop la télé."
Hum.
Je me suis sentie visée (déjà j’ai un très fort potentiel à m’auto-culpabiliser toute seule hein, je précise). Ben ouais, elle dessine des bonhommes patates qui ressemblent beaucoup aux Barbapapas.
Ma Zouzou elle regarde la télé pas souvent souvent. Les Barbapapas, c’est une fois ou deux par semaine grand maximum. Après j’avoue que pendant les vacances de Noël, on a eu la télécommande leste. On regardait même ensemble "Shaun le mouton" le dimanche soir. Le moment télé tous les trois.
Bien sympa.
Et reposant pour nous surtout.
Mais tout cela reste isolé. Jusqu’à quand ?

Pas assez (évidemment, il n’y a jamais trop de télé hein) ? Trop ? Difficile de trouver un juste équilibre.

Du coup, j’ai essayé de trouver les fameuses études sur lesquelles le personnel encadrant et la psy s’étaient basés, histoire que vous vous fassiez votre propre opinion (parce que moi, elles m’ont convaincue !!). Je n’ai pas trouvé l’étude à laquelle elle se référait, mais voici ce que j’ai pu glaner sur le net d’à peu près fiable et pertinent.

Je vous invite à lire:

Bonne lecture !!

Nota bene : depuis que j’ai commencé la rédaction de ce billet – oui, parfois j’écris en 10 2 fois – j’ai diminué la télé, pour ne pas dire supprimé. Elle doit regarder un peu de Barbapapa 15 minutes tous les 15 jours. Et j’ai l’impression que des choses ont changé. Déjà, elle ne demande pratiquement jamais : elle est donc sevrée ! Et elle sait très bien s’occuper autrement, ce qui aide quand j’ai besoin d’aller me doucher par exemple. Je continue sur cette lancée ;) Et toi, tu fais quoi ?

Si tu connais pas la mire, c’est que t’es trop jeune pour lire ce blog, non mais !

T’m

26 jan

Une syllabe, une petite syllabe qui est pourtant si grande, si importante si douce aux oreilles d’une maman… "T’m", ce n’est pas un sms laissé par mon Ours, non, c’est le dernier mot que ma Zouzou nous a sorti. Je lui dis tous les jours que je l’aime, et j’y mets un point d’honneur.  Tout les jours je veux qu’elle sache l’amour de sa maman, la joie et le bonheur que c’est de l’avoir, une chance inespérée, un cadeau de la vie.

Je ne sais pas si elle saisit le sens de  ce mot, si important à mes yeux, à mon cœur de maman. Ce qui est sûr c’est qu’elle me l’a dit, là, au creux de mon cou, en me faisant un gros câlin. Elle le redit, encore et encore. Alors je rêve, et je me laisse à croire que ce mot à tout son sens pour ce petit bout de (déjà !) 14 mois.

"T’m", une syllabe qui lie à jamais l’amour de ma fille à moi, sa maman. Les plus beaux mots du monde aussi délicieux qu’un caramel mou qui ne fond jamais, un bouquet de rose qui ne fane pas.

T’m ma Zouzou.

Ta maman