Voilà. J’ai passé deux jours en tête à tête avec ma Zouzou. Deux jours de pur bonheur. Je n’avais pas passé une journée avec elle toute seule depuis euh… 4 mois. En bossant du lundi au vendredi – eh oui, j’ai repris mon travail à 100 % le 1er novembre -, même en récupérant ma louloute à 16h30, ce n’est pas simple de raccrocher les wagons après une journée de travail… Pas simple d’être maman de 16h30 à 20h. Pas simple non plus d’être détendue et 100 % à l’écoute après une journée qui a commencé à 6h30. Plus aucune journée avec ma Zouzou depuis novembre, j’avais l’impression d’avoir perdu le fil, ce fil d’Ariane comme j’aime à l’appeler, qui me permet de me mener à ma Zouzou.
Comment vraiment connaître cette petite fille qui grandit de jour en jour, apprendre à savoir qui elle est, ce qu’elle aime en à peine quelques heures par jour ? Je me rappelle, en congé maternité, il y avait ce lien, celui qui nous permettait de nous comprendre en quelques regards, une logique qui se dessinait, mise en exergue par cette relation presque fusionnelle (ben oui, presque, ma Zouzou n’est pas une collante ^^, plutôt très très indépendante). Cela m’avait tellement manqué ! Ces deux jours passés avec ma petite fille m’ont permis de me reconnecter à elle, de reprendre le fil de notre relation… Pour l’interrompre à nouveau.
Je sais que demain en reprenant le travail, j’aurai le cœur bien serré… Surtout que je sais que ma journée ne sera pas vraiment funky.
Je n’ai jamais voulu être mère au foyer, c’est clair : je tiens à une certaine indépendance financière et un minimum d’activité pour me maintenir intellectuellement. Mais je ne souhaite pas non plus perdre des yeux cet enfant si précieux.
Alors demain, j’irai bosser, en pensant à ces deux jours merveilleux où j’ai pu prendre le temps de connaître ce petit être.
J’aurai le ventre noué, et ce qui me fera tenir et sourire, c’est de me dire que, normalement, au mois de mai, je pourrai enfin profiter d’elle. Histoire de rattraper ce fil d’Ariane et se reconnaître à nouveau. Histoire d’effacer un peu quelques pages de notre histoire et d’oublier que je t’ai laissée à à peine 3 petits mois chez la nounou pour reprendre le travail. Juste pour la thune.
Je penserai aux câlins qu’on s’est faits quand j’aurai un coup de blues dans la journée, au "nounou" que tu disais quand tu voyais un nounours, ta petite tête de coquine quand tu manges, et tes éclats de rire au moment de se coucher pour la sieste.
Demain, c’est sûr, les filles : je vais en chier !
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