Dans une ancienne vie, je devais être une marmotte. Si j’ai pas 10 heures de sommeil, j’ai la tête dans la vase et l’esprit embué toute la journée. Quand j’ai commencé à travaillé après mes études, j’ai compris que socialement, avoir le rythme de ce petit animal n’avait de sympathique que l’idée. Oui, une marmotte c’est mignon tout plein… sauf que quand elle a pas dormi, elle ressemble plutôt à un gremlin.
Quand je suis tombée enceinte, avant même que je fasse apparaître un petit trait rose sur un stylet plein d’urine, outre le fait que je rêvais de bonbons et de macarons (avant cela, moi, la gourmande de service, cela ne m’était jamais arrivé de ma vie, jamais ! Bon, depuis c’est resté ^^), je me réveillais la nuit. Hop, en fin de cycle, à 2h, j’ouvrais les yeux tel un lapin pris dans les phares d’un camion.
Ce problème ne s’est pas arrangé depuis. Si je pouvais temporiser cet effet de fatigue assommante en ayant des week-ends de 3 jours jusqu’à dernièrement, j’ai désormais repris le travail à 100 %, du lundi au vendredi, de 8h à 16h. Avec une heure de levée à 6h30… Et de coucher officiellement de 21h, officieusement 23h… Faites le calcul et vous comprendrez le nombre d’heures de dodo qu’il me manque par semaine. Je ne suis certes pas la seule à devoir rattrapper quelques 254 632 heures de sommeil, mais le pire, c’est que ma Zouzou dort la nuit, oui, vous lisez bien, pas de réveil. Depuis qu’elle est née (bientôt 1 an d’ailleurs… euh, j’ai juste eu un malaise vagal en fait en y pensant <_<), on a dû passer à peine quelques nuits pourries (pour les tétées), dont 3 où c’était chaud avec des pleurs pendant 3 heures, mais c’est tout ! Les dents : elle dort ! Elle perce pendant son sommeil. Elle n’a pour le moment pas été malade (je touche du bois hein). Le seul truc c’est que des fois elle a ses pieds coincés dans son pyjama, comme l’autre jour, où elle râlait à 5 heures du mat’ dans un demi-sommeil et moi je pestais du plus profond de mon cœur sur le concepteur du-dit pyjama de merde. Je ne peux même pas m’attirer la compassion des collègues en disant que ma Zouzou a été trèèèès malaaaade cette nuit et que du coup je suis à la masse. Non, je peux même pas dire qu’elle m’appelle la nuit, comme le narre l’excellentissime Nathalie Jomard dans l’une de ses dernières notes de blog illustrées qui m’a fait rire aux larmes… (et trembler jusqu’au fond de ma culotte en me disant que cela pouvait aussi m’arriver un jour à moi…).
Et si en plus pendant le peu d’heures que je dors, si mon sommeil était de qualité j’irais baiser les pieds d’un mammouth galeux. Mais non : je me réveille toute seule, comme une conne… Et avec la reprise à 100 % je le sens un peu dans les dents. Quand je me dis que bientôt ma Zouzou pourra se réveiller, faire des terreurs nocturnes ou des cauchemars, avoir de la fièvre, je ne sais pas trop si je pourrai en sortir vivante. (Vous pensez que ça existe des épitaphes "Morte de fatigue" ?)
Et vous, vous gérez (pas) comment ??






