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J- combien ?

11 fév

Le temps se délite. L’attente.
9e mois en cours. Combien durera-t-il ?
Personne ne le sait.
Demain, après-demain, dans 10 jours ou même dans 15.

Je me sens prête et pas prête. Après un rappel à l’ordre vendredi soir il y a 10 jours puis samedi soir : quelques contractions qui nous ont permis de nous dire que c’est pour bientôt. Très bientôt.
On est heureux d’accueillir ce nouveau petit être.
Ce petit garçon que l’on a hâte de connaître.
De rencontrer.
De regarder, émerveillés.

En attendant, pas pressés, un peu stressés, on égraine les jours.
En se regardant, l’air inquiet.
En préparant ton arrivée.
Pas de tapis rouge, ni de cotillons, juste nos bras pour t’embrasser.

Lui dans le tumulte du travail, pas toujours compris ou entendu par les amis. Pas forcément soutenu.
Aimé à la folie.
Mon cher et tendre, mon âme-sœur, mon ami.
J’espère être là pour lui.

Ma petite douce, qui lui tarde de ne plus être seule, et en même temps qui voudrait garder nos câlins rien que pour elle.
Ma petite grande.
Pour laquelle ma patience me fait parfois défaut… La fatigue…
J’espère être là pour elle.
Suffisamment.
Parfois elle fait un câlin à mon ventre, lui fait des bisous et dit "je t’aime très fort mon petit frère".
Dans ces moments-là, je n’en peux plus d’attendre de les voir réunis.

Et moi.
Perdue, inquiète, pas prête, solide et fragile à la fois.
J’essaie d’être sur tous les fronts pour finalement n’être nulle part.
Nulle part à part dans mon ventre qui porte cette vie.
Nulle part à part dans l’attente, si courte et si lente.

Je ne réalise pas.
Comment est-ce possible tant de magie ?
On s’aime et un jour un être grandit en nous.
Un être si incroyablement vivant.

Est-ce un rêve ? Est-ce la réalité ?
Moi, un Ours, et bientôt deux enfants, je l’ai fais ?
Est-ce bien moi qui ai tant de bonheurs ?
Est-ce moi qui ai réussit à construire cette vie, cette vie rêvée des anges,
Cette vie où chaque gramme de bonheur pèse un peu plus chaque jour dans mon cœur ?
Cette vie qui va m’offrir ce tour de magie, à nouveau, de me confier une vie.

Où suis-je ? Où vais-je ? Que fais-je ?
Attendre.
Imaginer.
Rêver.
Avoir peur un peu.
De l’amour en soi, beaucoup.

Petit bonhomme, on t’attend.
Toi et ta vie sacrée qui grouille.
Toi et tout ce que tu vas nous apporter et que l’on ne soupçonne même pas.

Les nuits courtes sans doute,
Les questions sûrement,
Pleins de jolis souvenirs certainement.

Là seule chose que je sais, dont je suis persuadée, que l’on sait, c’est que tous les trois, on t’aime déjà.

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Prête, feu… Allaitement !!

25 jan

Il y a une chose pour laquelle je n’ai eu aucun doute depuis que je suis enceinte de mon petit Zébulon : mon envie d’allaiter. Je suis du genre à douter dans la vie – mais je me soigne pas mal ces derniers temps -, à me dire "oui mais, oui, mais non". Là pour moi, c’est une évidence. J’allaiterai mon deuxième enfant. Pour ma Zouzou, au début de la grossesse, il en était hors de question. J’étais dégoûtée – oui je sais, le mot est fort – à l’idée de donner mon sein, c’était physique, viscéral. Puis, au fil de la grossesse, je me disais qu’il y avait quelque chose de pas logique à donner du lait en poudre, alors que mes seins pouvaient nourrir mon enfant, avec du vrai lait naturel. Puis, cela s’est imposé à moi au moment de la naissance : je me suis laissé le choix. Première tétée de bienvenue extraordinaire… La vivacité avec laquelle ma Zouzou prenait le sein, ce côté si évident m’a profondément décidée.

Seulement voilà. Je pense que je ne me suis pas suffisamment renseignée sur l’allaitement pour qu’il soit bien mené. Pour que j’ai confiance en moi. Le doute mis par les professionnels de santé ("elle ne prend pas assez de poids", "achetez du lait maternisé en sortant de la maternité, au cas où vous n’ayez pas de lait") et ceux de l’entourage ("elle a faim cette petite", "ton lait ne nourrit pas assez", "je n’ai pas eu de lait, tu n’en auras pas non plus") ont fini de fragiliser la toute jeune maman bouleversée que j’étais (mon allaitement moisi, j’en ai parlé sur le blog des Seintes qui m’a permis, surtout avec McMaman, de faire le point sur l’allaitement et de m’ouvrir des horizons positifs, de lire de vrais témoignages de mamans…).

Je sais que derrière cet allaitement, il y avait un manque de confiance, des problèmes avec ma mère…

Aujourd’hui, c’est différent. J’ai plus de trois ans de maman. J’ai déposé des valises et rangé des casseroles. Aujourd’hui, j’attends de pied ferme les réflexions. Je suis un peu plus renseignée. Beaucoup plus par rapport à il y a trois ans. J’ai découvert les Seintes de McMaman, j’ai des amies qui pourront me soutenir, je le sais, presque à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, dans des coups de mou où je manquerai d’objectivité, où j’aurai peut-être envie de tout laisser tomber. Un allaitement, je le sais maintenant, ce n’est pas juste maman et bébé. C’est aussi un état d’esprit, une histoire de femmes, c’est aussi toutes les personnes qui nous aident à y parvenir.

Alors aujourd’hui, à un peu plus un mois du terme, je suis parée :
- soutifs d’allaitement achetés ! (marque Bravado juste géniale, notamment celui sans couture en vente sur Mamanana entre autres mais acheté en ligne sur un site anglais sur les conseils d’une fan sur Facebook) ;
- zéro biberon de prévu à la maison : pour quoi faire ? Et si vraiment j’ai besoin d’aide, ma pharmacie à un super rayon Medela, j’ai le numéro de conseillères en lactation d’une association locale et de la Leche League du coin, et bien sûr les copines d’allaitement ;
- j’ai deux-trois hauts spécial allaitement trouvés en solde pour qu’en dehors de chez moi je puisse dégainer mon bonnet G sans faire peur (même si clairement ça va être du système D… j’ai beau baver chez Mamanana, Séraphine, ou Bellamaman, mon portemonnaie, lui est plus raisonnable) ;
- le livre de la Leche League est dans ma valise de maternité, au cas où, même si je sais que si je rencontre une difficulté, je prendrai mon téléphone et je ne resterai pas seule ;
- je devrais recevoir ma crème Lansinoh, pour prévenir tiraillements et crevasses, et mes coussinets d’allaitement tout doux jetables que j’adore.
- une motivation à 10 000 %.

Bref, je suis fin prête à allaiter.

A accoucher… c’est une autre histoire !

seintes1

Se réjouir

11 fév

Voir la vie naître
Recevoir une bonne nouvelle
Une vie qui arrive
Une qui grandit

Se réjouir, pour eux
Se réjouir pour le bonheur à venir
Et rêver
Que tout se passe bien

Se réjouir
Allumer une petite flamme dans son cœur
Qui veille sur les gens qu’on aime

Être pris à témoin du bonheur
Qui entre dans leurs vies à pas de velours
A peine audibles

Et souhaiter très fort qu’il ne parte pas trop vite
Qu’il reste auprès de ce qu’on aime
Pour les voir encore sourire

Demain
Après-demain
Pour toujours d’ailleurs