La grossesse n’est pas une maladie : et la connerie ?

Durant toute la grossesse, cette meeeerveilleûse étape qui nous prépare petit à petit à être maman (non, pas seulement à être une baleine ou un restant de femme difforme et/ou flasque et/ou pleine de vergetures, rayez la mention inutile), certaines personnes – du sexe masculin la plupart – s’en sont données à coeur joie : chaque semaine je pouvais être sûre que quelqu’un le sortirait ce fameux « ouais ça va, c’est bon, la grossesse c’est pas une maladie »… Et cette petite réflexion me faisait à chaque fois le même effet qu’une grosse bouchée de wasabi, celui qui te décolle la rétine tellement il pique les yeux, celui où tu te dis « promis, j’en mangerais plus » et qui te rend toute rouge comme le cul d’un babouin.

Et à toutes ces personnes je leur dis gentiment « merde ». La grossesse n’est pas une maladie ? D’abord, si t’as pas d’ovaires tu peux pas savoir. Si t’as pas eu d’enfant et que tu es une femme, non plus (tiens d’ailleurs celles-là elles mériteraient que je leur tartine les yeux de wasabi justement). Si t’es maman, ben là, tu sais, mais apparemment tu préfères nier, voire enfouir au plus profond de ton inconscient ces souvenirs douloureux. Et pour cause.

Non, c’est vrai, la grossesse n’est pas une maladie, juste une malédiction. Vous en connaissez, vous, une maladie qui donne envie de dormir dès 9h32 du matin, qui constipe pendant 3 mois (pour les plus chanceuses), qui te fait fondre en larme devant un coucher de soleil, qui te distend ton ventre jusqu’à ce qu’il explose (ou craque en des milliers de jolies vergetures en soleil autour de ton nombril percé… et donc ruiné), qui te fait gonfler tes seins comme des pastèques – euh si vous connaissez une telle maladie en même temps vous êtes bien veinards ^^ et ça pourrait intéresser quelques personnes – qui te fait poser à peu près un demi-milliard de questions à la seconde et autant de doutes, qui déplace tes organes (oui le coeur se déplace de quelques centimètres et les viscères se mettent où elles peuvent…), qui te fait dépenser frénétiquement des centaines d’euros, qui te donne des insomnies, un dégoût pour les aliments (même les macarons, juste l’idée… une malédiction je vous dis !!) ou carrément une passion irrépressible pour la bonne chère qui vous rend prête à tout pour une tomate farcie, qui vous fait manger des choses impensables en temps normal – mmmmmmh des gras-doubles – qui t’empêche de respirer, qui te rend hystérique sexuellement ou carrément amorphe (au choix, ça dépend des filles et des grossesses). La liste est longue… Moi je vous le dis les filles, avoir survécu à une grossesse relève du miracle. A y repenser je m’en flagellerais le visage à coup de tartine au beurre…

Bon, tout se finit un jour, heureusement. Et puis au final, quand tout est fini, la nostalgie nous envahit à nous en tordre les boyaux. Cet enfant dehors, que l’on ne peut plus protéger, qui est si dépendant de nous, si vulnérable et si fort à la fois… Et que l’on adorait sentir bouger (même quand il essayait de passer en force sous les côtes, ou qu’il provoquait des décharges électriques au niveau du col de l’utérus grâce à ses adorables petits coups de poing…), qui nous accompagnait du soir au matin, ce petit être qui nous faisait « deux », comme dans un cocon.

N’empêche, dommage que la connerie n’en soit pas une, de maladie… au moins ça serait curable !

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6 réflexions sur “La grossesse n’est pas une maladie : et la connerie ?

  1. Moi j’ai bien aimé la grossesse. Faut dire j’ai eu aucun souci de type vergetures, humeur, ou gerbe. J’étais assez zen et j’en ai profité pour dévorer !
    Faut dire aussi qu’il me tardais pas d’accoucher (burk).

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  2. Moi aussi j’ai A-DO-RE la grossesse. Mes seuls maux : brûlures d’estomac et vergetures à 2 semaines du terme (dommage !) pour le premier.
    Et pour la seconde on a ajouté l’oedeme des jambes (sympa les bas de contention en juin dans le sudouest).
    Mais tellement de bons souvenirs !!!
    VIVE LA GROSSESSE :)

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  3. Pingback: La requéquête du mercredi : « grossesse, le mythe du bien-être  «

  4. Pingback: La grossesse du côté obscur de la force «

  5. Brûlures d’estomac, vertiges, malaises, asthénie, nausées, vomissements, troubles de la concentration, changements d’humeur, infection urinaire, constipation, mycose, nez bouché, contractions, douleurs ligamentaires, bouffées de chaleur, essoufflement, maux de dos, insomnies, déprime, libido fluctuante, prise de poids, écoeurement, baisse de tensions (ou hausse), hémorroïdes… Ce n’est pas une maladie et pourtant ces la plupart de ces symptômes nous accompagnent pendant 9 mois !

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