Le blues de la machine à café

Voilà, demain, il me restera 15 jours à bosser dans la boîte qui m’emploie depuis 3 ans. Comme je déménage, nos chemins se séparent ici ma pauv’ dame. Je repars de zéro professionnellement et personnellement. Fini la vie sociale que j’ai à peine réussi à avoir. Bonjour solitude. Une solitude que je vais combler de la présence de ma Zouzou. J’espère que je vais assurer… Bon ça c’est une autre histoire.

Il y a plein de points positifs à ce nouveau départ d’un point de vue professionnel : je peux me mettre à mon compte, changer de voie en faisant une formation, ou juste m’occuper de ma fille. Bref, une tonne de possibilités s’ouvre à moi.

Il n’empêche que j’ai une boule dans la gorge et le coeur serré. J’ai déjà le blues de la machine à café (euh en l’occurrence de la bouilloire, ambiance thé et tisanes de mamies ^^). Même si je suis pas vraiment du genre sociable mais plutôt aussi mal léchée qu’un ours au fond de sa grotte, faut dire que je l’aime l’équipe de nénettes avec qui je bosse. Dans l’absolu, je préfère bosser avec des mecs. Les filles, c’est trop de chichis, trop de ragots, trop de putasserie derrière le dos. Et ça, j’aime pas vraiment. Les mecs au moins c’est direct. Mais là, les filles avec qui je bosse, ce sont des nanas en or. Des que je retrouverais jamais. Mi-sanglières, mi-hommes, on a toute des couilles entre les jambes. Ambiance camion couille-bite-nichons mais aussi réflexions sur la vie, sur sa vie, sur l’actualité. Un groupe où il y a de l’écoute, de la compassion. On abat un boulot incroyable et y’en a pas une qui a moins la conscience professionnelle que l’autre. Des nanas top je vous dis. Des connasses comme on n’en fait pas.

On « fête » mon départ jeudi soir. Seulement, j’aimerais être au fond de mon trou. Les adieux, c’est pas trop mon genre. Je préfère filer en douce, et qu’on m’oublie vite. « Non non, je suis pas là ». J’ai juste peur de fondre en larme avec mon petit cœur de madeleine. Elles vont toutes me manquer, toutes. Ce sont des belles personnes, avec leur travers, leurs défauts, leurs fêlures. Des filles qui m’ont appris beaucoup. Humainement. Des filles que j’ai pas envie de laisser tomber, pour qui j’espère la vie va être douce, parce qu’elles le méritent tout autant les unes que les autres.

JE VAIS FAIRE COMMENT SANS VOUS LES FILLES ??

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10 réflexions sur “Le blues de la machine à café

    • Arrête :S :S :S Si tu pleures devant moi tu sais comment ça va finir hein : on va pleurer dans les bras l’une de l’autre avec le rimmel qui coule…
      Allez, le point positif c’est que j’arrêterais de te tenter avec des bons plans fringues ou chaussures et mes lubies de sushi ou de chocolat ;) Ton porte-monnaie va te dire merci ;)

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  1. Pas facile … Je me souviens encore quand 2 de mes collègues sont parties pour une nouvelle vie dans le Sud, pile quand je rentrais de congés maternité… c’était dur pour moi de me retrouver sans elles

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    • Ahhh arrête miss brownie, j’ai une amie qui revient de congé mat’ un mois après que je sois partie :S Le retour de congé mat’…. comment dire, c’est violent et les collègues font figure de pilier pour pas que l’on s’effondre… Dur dur pour ceux qui restent, c’est clair (euh, c’est pas non plus de l’auto-moussage quand je dis ça, je sais que je suis hypra chiante au boulot, mais qu’on s’habitue aux gens casse-couille, quand ils sont plus là, ça fait un vide quand même^^)

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  2. Comment dire… ça m’arrache le cœur, ça me déchire les boyaux, putain c’est triste à mourir !

    On dit toujours de ses collègues que ce ne sont ni des amis, ni de la famille en effet, généralement, c’est autre chose, une relation imposée. Et puis parfois, ce sont de belles rencontres, des histoires de vie qui se ressemblent et qui donnent envie d’aller plus loin. Alors, la collègue devient une bonne amie, une petite sœur… un peu tout ça à la fois.
    Il est donc hors de question que tout ça, s’arrête juste parce que tu t’éloignes un peu… Juste parce que certains n’ont pas compris et n’ont pas voulu !
    Donc pas question de faire sans toi, ce sera avec toi mais d’un peu plus loin. Euh t’auras une chambre d’amis dans ton nouveau nid ?

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    • Euh j’aurai pas de chambre d’ami mais je peux m’arranger hein ;) Putain, je sens que je vais avoir besoin d’un IPP, l’estomac qui fait des noeuds moi… comme mon petit coeur…Bon ben voilà, j’ai le mascara qui colle et je vois tout flou… une poussière dans l’oeil sans doute :/

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