Antisocial tu perds ton sang-froid

Je ne suis pas une nana de nature belliqueuse. Je déteste les nénettes qui cherchent la merde. Les critiques gratuites. Et avant que je déteste vraiment un être humain, faut se lever très tôt. Je me dis que même un méchant a sûrement eu une enfance malheureuse, des parents qui ne l’ont pas suffisamment aimé. J’ai de la compréhension globalement pour les gens. Sauf une catégorie de personne : les bordeluches avec leur kit « iPhone-Mini-Vuitton ». Là, mon cerveau « bugge » et ma compréhension se met en mode erreur 404.  Mais pourquoi sont-elles aussi cooooooonnnnnnes ??

J’adore ma ville. Elle est belle. Vraiment. Ce qui me gâche la vue, c’est certaines personnes qui y habitent. Moi, je suis du Sud. Le mot d’ordre : franchise, simplicité, bonnes choses. Pas vraiment compatible avec la gente pure souche de la ville. Bon après, je ne suis pas obligée de m’y intéresser vous allez me dire. Mais y’a des fois, c’est plus fort que moi. Je ne vois qu’ ELLES. Surtout devant chez moi, because j’habite à côté d’une école. Et vas-y que je me gare en plein milieu parce que je peux pas faire 10 mètres avec mes talons à 600 €, tu comprends, mon sac Vuitton est juste trop lourd. Et si t’as le malheur de tourner trop près de sa voiture ou d’elle (qui se trouve au milieu de la route), elle te fusille du regard avec ses yeux de lévrier afghan vides (et encore, je respecte les lévriers afghans).

Avec tout ça qui va bien, l’iPhone blanc (ben oui quoi il est blaaaaaannnnnnc) collé à l’oreille même quand elle est volant d’ailleurs, avec son brushing fait le matin et son petit jean taille 36 alors qu’elle a eu 4 mômes et que le dernier faisait 3,8 kg à la naissance.

Mais tout ça ne me dérangerait pas le moins du monde si je ne voyais pas leur supériorité dans leur attitude. Comme l’autre jour au resto. La grande blonde avec sa gueule enfarinée qui me toisait de haut avec son sac Chanel à 1 000 boules et sa bouche injectée de silicone et ses 30 kilos tout mouillé nourris à coup de feuille de salade et de yaourt 0% allégé en sucre, en graisse et en goût… T’as rien compris ma cocotte à la vie. Rien. C’est pas gagner de l’argent (ou se servir sur le compte de son mari hein) pour s’acheter des chaussures, des lunettes grosses ça comme. Non, tu passes juste à côté de l’essence même de la vie, la vraie, celle où même toute nue, tu vaux plus que tout l’or du monde, celle qui fait que la vraie richesse est celle du cœur.

Ben vous voyez, j’arrive même pas vraiment à avoir envie de les taper. Ces femmes-là, je les plains, j’ai de la peine pour elles. Quelle vie ont-elle ? Des portemanteaux ? Des femmes qui restent avec leur mari pour l’argent ? Et qui s’épanouissent uniquement à travers les soirées « gratin » où il faut en être ?

Elles ont rien compris. Et leur mec non plus d’ailleurs. Des grands gueulards qui se la pètent, avec leur chaussures cirées, leur costume et leur parfum capiteux qui te pourrit ta matinée en quelques secondes.

De toute manière dans 15 jours je les vois plus. Les seules personnes de Bordeaux que j’ai rencontré et qui ont une place dans mon cœur sont pas de la ville. Et même d’ailleurs.

Bon juste que ces bordeluches, faudra que je me les farcisse juillet-août puisque j’habiterai bientôt dans une ville balnéaire. Y’a peut-être moyen ni vu ni vu de les noyer dans un lac ou dans l’Atlantique s’ils me saoulent… Quoique, 30 kg, ça flotte bien, surtout avec un cerveau vide.

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9 réflexions sur “Antisocial tu perds ton sang-froid

  1. Merciiiiii pour ce billet expiatoire !!!! Moi aussi ce cote la de la ville m’a fait franchement drôle quand je suis arrivée : je me croyais même parfois dans un film de Chabrol !

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  2. Je comprends…j’ai les mêmes à la maison : la cannoise de souche est pour le moins pathétique…mais, il faut bien s’en accommoder et je les regarde plus avec tristesse qu’autre chose!

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  3. c’est rigolo j’ai l’impression que c’est une ville que je ne connais pas alors que j’habite à peine quelques kilomètres plus au sud… ici quand on parle de morue c’est parce qu’on va la manger en bradade, et on croise plutôt des cheminots à la retraite que des « bordeluches »…
    comme quoi, le quartier où l’on vit change tout à la vision qu’on a d’une ville et de ses habitants… à quelques petits kilomètres c’est déjà un autre monde !

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    • Faut croire que quelques kilomètres, c’est juste capital ;) Je travaille en centre-ville alors bon, je suis un peu au cœur de la ville. Après, la ville, c’est juste pas pour moi. Et vivre à 200 km de sa famille, c’est pas toujours simple quand on a un enfant et que les grands-parents veulent le voir. Gros plus : là où je vais habiter, la plage sera à 15 minutes… à tout casser. Lac à moins d’un kilomètre. J’en rêve déjà :) Moi, si j’ai la mer pas loin, je crois que je peux habiter dans n’importe quel coin du globe ^^

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  4. l’essentiel est trouver son équilibre entre les distances et le cadre de vie… la vie villageoise à Bègles à quelques minutes du centre ville de Bordeaux, j’adore mais je vois bien le trip de la page à côté (méfie toi quand même en été ça doit être un peu plus long).
    bon courage pour le déménagement !

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