I want to break freeeeeeee

Trop de questions. Je me pose trop de questions sur l’éducation de ma Zouzou et sur mon rôle de maman. Z’avez pas remarqué ? Normal : maintenant que je suis devenue mère au foyer, j’ai le temps de gamberger. Tant mieux, car je vais faire 30 ans dans 6 mois (ooohhhhh purrrééééééé, je crois même pas ce que j’écris) et je dois faire le point, sur moi, pour mon Ours et ma fille, ma fleur, ma Zouzou d’amour.

Parce que j’en ai plein le cul de porter les valises des autres depuis tant d’années. Les autres = la famille. Métaphoriquement parlant bien sûr, je suis pas room hein. Mais si, tu sais ce que c’est, tu sais, ces valises, ces traits de personnalité qui te pourrissent un peu ta vie. T’essaie de faire autrement et tu te retrouves à faire les mêmes choses que tes parents. Ou pis : tu ne sais pas donner ce que tu n’as pas reçu, et tu en as marre de te le dire un peu tous les jours.

Ces valises que tu portes depuis toujours, qui pèsent un âne mort comme on dit par chez moi, comme des cailloux qu’on porte dans nos chaussures, qu’on oublie un peu car on s’habitue et que ça fait longtemps, mais qui finit par nous faire mal, très mal.

Ben ces valises, ou ces cailloux si tu préfères, ça se transmet, de mère en fille, de père en fils, en silence. Les fantômes du passé finissent par être bien réels, à te pourrir un peu ton présent, ta vie à toi que t’as rien demandé.

Ces histoires de famille, ces choses qui ne sont pas réglées, qui te font juste… chier. Angoisses, colères, mutisme, timidité, dépression : on se retrouve à avoir des émotions que nous ont transmis nos parents. A ressentir les émotions de nos parents. Encore et encore.

Si on ne fait rien, on transmet tout ça à notre enfant.

Putain de merde.

Moi, j’ai pas trop envie. Il est temps que ça change. Si j’ai entrepris un travail sur moi avant d’avoir ma Zouzou et que cela m’a bien permis de lâcher du leste, je me rends compte qu’aujourd’hui, un deuxième est tout simplement pas envisageable. Un enfant, je gère. Bien : ça reste à voir. Deux, avec la fatigue qui exacerbe les émotions, les doutes, cela risque de ne pas le faire. Pas du tout. Je peux pas lui faire ça, ni à moi, ni à nous. La mission des parents, c’est aussi régler les comptes avec leur enfance, gérer ça, et ne pas devoir les transmettre à leur enfant, les polluer avec ça.

Plus facile à dire qu’à faire…

C’est peut-être ça le plus dur dans le rôle de parent…

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6 réflexions sur “I want to break freeeeeeee

  1. Je me reconnais beaucoup dans ton article, c’est fou, j’aurais pu l’écrire moi-même… sauf que je ne vais pas avoir 30 ans et sauf que pour moi, l’arrivée d’un 2ème a finalement été bénéfique pour tous dans notre famille, même après une grossesse horrible (sur tous les plans…) avec une bonne petite dépression pré-partum sur tout le questionnement que tu décris…

    Courage dans ce long cheminement que nous impose l’arrivée et l’éducation de nos enfants, ce n’est pas facile, et entre nos idéaux et la réalité de ce qu’on peut faire, il y a un grand écart…

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  2. Je suis contente d’avoir mis des mots sur tes maux ;) Et tu as fais quoi ? Tu as consulté ? A fait du yoga ? Car je me dis que ces questions ne sont pas simples à régler seule…

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  3. Il est clair que ce bagage que l’on a tous en nous est un certain poids ,que l’on traine ou qu’on supporte :
    Pour ma puce ça a été comme toi j’ai entrepris un travail pour essayer de vider les valises et essayer de trouver ma place dans tout ce nouveau monde qui s’ouvrait à moi et à nous et ça m’a fais un bien fou même si je sais qu’il y a encore beaucoup de choses a régler et que ça prendra du temps.
    Pour le deuxième j’ai appris a déculpabiliser ! à accepter que je ne suis pas une mère parfaite que je ne le serais jamais ou alors je ne le sais pas encore, que si il pleure 2 min parce que je peux pas faire autrement j’ai hélas pas 10 bras je le consolerais 2 fois plus mais je ne m’angoisse plus.
    Je me suis rendu compte que mon coeur était élastique, que le temps ne l’étais pas mais qu’avec beaucoup de paroles et un poil d’organisation ( et ça n’a jamais été mon fort)j’ai l’impression d’arriver à pas trop mal gérer et même si c’est pas génial je le fais du mieux que je peux et que c’est bon d’être une « mauvaise mère » !!!
    j’aime mes enfants plus que je n’aurais imaginer aimer deux petits êtres et je me plais vraiment dans ce rôle de maman !

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    • Et ben ! C’est l’effet deuxième qui permet de prendre autant de distance ? Bizarre… moi non plus je ne suis pas une pro de l’organisation… Ce n’est pas désespéré pour moi alors ! :)

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  4. Je n’ai pas d’enfant et pourtant ça me parle aussi.
    J’ai l’impression d’être en plein dans ce « travail » pré-bébé dont tu parles. C’est douloureux et flippant.

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