De la douceur de nourrir son enfant

Comme je l’expliquais sur Les Seintes, je n’allaite plus depuis les trois mois de ma Zouzou. A mon grand dam. La douceur de ce contact charnel m’a longtemps manqué. Et me manque encore aujourd’hui. Les boules, les glands, las bolas, la boule au fond de la gorge serrée.

Aujourd’hui, ce sont des biberons que je donne. Ce n’est pas pareil, c’est clair. Mais cela reste mes moments préférés de la journée.

Au réveil, encore toute chaude de la nuit, mais pas vraiment endormie – dès un pas posé à terre, tu te précipites sur n’importe quel jouet – tu montes sur mes genoux et colles ton dos à moi, contre mes seins, ceux-là même qui étaient nourricier à ton arrivée. T’en rappelles-tu ?

Tu bois ton lait, toute calme. Seul moment privilégié dans la journée, je me délecte de l’odeur de tes cheveux, je te bisouille ta petite tête, et te vole une caresse sur ta petite main douce et potelée. Je sens ton petit corps, contre le mien, et t’abrite au creux de mes bras, dans ton petit cocon. Et quand tu as terminée, tu mets fin à ce petit moment merveilleux, sans ménagement. Tu es ma Zouzou zazou, pleine de vie et de tempérament.

Le soir, un peu fatiguée, ou énervée, tu te loves à nouveau dans mes bras après une journée plus ou moins ponctuée de câlins. Je te retrouve enfin, ma toute petite, ma précieuse. Parfois tu te penches sur le côté et tu veux prendre le biberon au creux de mon bras. Et là remonte en moi l’envie de te donner le sein. Et de me dire que ce n’est plus possible. Encore.

Je savoure cependant ces doux moments qui me remplissent de bonheur, chaque matin, chaque soir.

Une tendresse infinie indescriptible, comme une lumière qui éclaire mon cœur de maman, une douce chaleur qui envahit mon âme.

Je sais qu’un jour il n’y aura plus de biberons. Avec lui partira ces moments uniques rien qu’à nous, mais peut-être aussi le regret de ne pas avoir pu t’allaiter autant que je le désirais.

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6 réflexions sur “De la douceur de nourrir son enfant

  1. J’ai allaité mes trois garçons, je crois que ces instants privilégiés font partie de ces beaux souvenirs qui à jamais vous marquent car ce que l’on ressent est indescriptible.
    En tout cas à la fin de chaque allaitement j’ai fait comme je disais « l’allaitement blues » mais heureusement il ne durait jamais trop longtemps.

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  2. Très beau billet!
    Tu avais songé à une relactation sinon? Car tout est possible en allaitement :-)

    J’essaie d’amorcer le sevrage chez ma grande (23 mois) et pfouuuuu, ça me fait déjà un pincement au coeur (et des crises terribles pour elle, mais bon, pas trop le choix, reprise du travail en prévision et trop grande fatigue liée au co-allaitement). Désarroi d’autant plus grand qu’elle refuse les biberons, pourtant tentés d’être donnés avec autant d’amour que celui que tu décris.

    Sinon je suis sûre que tu trouveras d’autres moments complices et câlins avec ta fille le jour ou les biberons seront finis!

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    • Merci Claire. Non, la relactation je connaissais pas, j’ai découvert ça il y a un ou deux mois et franchement, je ne me sens pas de relancer une lactation. Et je ne sais pas si ça semblerait pas bizarre à ma Zouzou de prendre mon sein…
      Pour ta petite qui refuse les biberons, la tasse ça peut être pas mal. A moins que cela soit l’objet qu’elle refuse tout court… Courage, tu trouveras une solution. Et comme on dit, un enfant ne se laisse pas ni mourir de faim, ni de soif.

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