L’intimité bafouée

Il y a un truc qui me faisait peur quand on a décidé avec mon Ours de se lancer dans le grand bain et de faire un enfant. Je n’avais pas peur que la grossesse déforme mon corps. Non. J’avais juste peur que mon intimité et ma sexualité soient définitivement ruinées.

En lisant le billet du jour bien éclairé de la Mère Cane, cela m’a fait remonter plein de choses à la surface. Et m’a fait fortement réagir.

Derrière la peur de mourir (oui, je sais, mais ça j’en parlerai une autre fois), dans ma top liste de l’accouchement de l’horreur, l’épisio occupait fièrement la deuxième place.

Si j’avais peu confiance en moi à l’accouchement et durant la grossesse, pour l’épisio, c’est autre chose. Moi, j’ai demandé à ne pas avoir d’épisio : je savais le mal que ça pouvait faire. Je me rappelle notamment de ma belle-soeur qui m’en avait parlé. Enceinte du 3e, elle m’avait parlé de sa deuxième épisio : le médecin qui l’a recousue à demandé au papa: « Je vous fais le point du mari ? ». J’ai été choquée : en gros, le médecin demandait s’il rajoutait un point pour que sa femme soit plus étroite… Je ne sais pas si c’était une mauvaise blague… de très mauvais goût. Cela s’est passé non pas il y a 50 ans, mais il y a 11 ans.

Déjà à l’époque, que l’on puisse toucher à mon intimité me choquait. Devenir mère d’accord. Devenir une baleine, ok. Ne jamais redevenir comme avant, je le concevais. Mais toucher à mon intimité, à mon plaisir, à notre sexualité, ça, ça me faisait flipper. J’entendais ça et là des taux d’épisiotomie très élevés. Et j’ai également entendu que cela n’était pas nécessaire. Comment est-ce possible ? Pratiquer un geste aussi barbare alors qu’il n’est vital ni pour le bébé ni pour la maman dans la plupart des cas. Pire : cela serait pour une question de confort des médecins.

Non mais oh, on parlerait pas de l’intimité des femmes là ? De l’excision à l’épisiotomie, il n’y a parfois qu’un pas.

Un rite moderne du passage à la vie de femme.

Pratiqué ici… souvent par des hommes.

Pourtant des études ont été menées : l’épisiotomie ne sert à rien (sauf dans le cas d’une naissance d’un prématuré et autres indications médicales).

Le CNGOF (Collège National des gynécologues et obstétriciens français) est formel : en 2005, il expliquait déjà que « l’épisiotomie libérale en prévention des troubles de la statique pelvienne et des incontinences n’a pas atteint ses objectifs ».

L’Organisation mondiale de la santé est ferme : « Limiter le recours à l’épisiotomie à des indications strictes présente un certain nombre d’effets bénéfiques : la réduction du traumatisme périnéal postérieur, de la nécessité de suture et des complications. L’épisiotomie n’entraîne aucune réduction de la plupart des mesures de la douleur ni des traumatismes vaginaux et périnéaux graves. »

Arrêtons de croire que ce geste est banal : il ne l’est pas. Il est invasif, intrusif.

Pire : à mon sens, la réparation de cette coupure, tout comme une déchirure naturelle, devrait être faite par un chirurgien aguerrie, au top des pratiques de suture.

L’obstétricien qui est venu me recoudre était très sympa, je continue à penser à lui, non pas dans mes fantasmes, non. Je repense à lui de temps en temps depuis 21 mois, quand ça me tiraille après un rapport, quand je vois mon sexe modifié, autre. Et je continue de me demander : m’aurait-il recousue mieux s’il n’avait pas été 6h30 du matin ? S’il n’était pas venue dans la salle d’accouchement le regard embué, à moitié réveillé ?

Quant à la douleur et à la gêne occasionnée par cette déchirure, ou plutôt cette couture, pourquoi n’a-t-elle pas été entendue par ma gynéco ou la sage-femme ?

Qu’il est difficile de se faire entendre, nous les femmes, qui accouchons. Parce que souvent, le corps médical sait mieux que nous.

Alors que nous sommes une femme parmi tant d’autres dans leur journée de travail.

Il n’y a pas d’incidence pour eux, alors que pour nous, oui.

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30 réflexions sur “L’intimité bafouée

  1. Je me pose mille questions sur l’épisiotomie.

    J’ai envie d’un bébé mais l’accouchement et l’épisio sont les deux trucs qui me font le plus flipper. Vraiment flipper. On ne parle pas d’une simple peur, mais de ma respiration qui s’arrête. D’ailleurs, quand j’ai cru être enceinte, je n’ai pensé qu’à ça ! En me questionnant pour savoir si j’étais prête à vivre ça.

    L’accouchement, à force de lire des trucs, je m’y suis faite. L’épisio, j’ai relégué ça dans un coin de ma tête, jusqu’à la lecture du billet de la mère cane. Je n’aurai sans doute pas de péridurale pour mon accouchement. Et l’épisio se ferait alors « à vif ».

    Je lis maintenant ton billet (je suis surement un peu maso, lol). Et cela me conforte une fois de plus dans l’idée qu’accoucher devrait revenir un acte moins médical et plus naturel.

    Une copine, enceinte, a posé des questions sur l’accouchement à l’obstétricienne qui l’accouchera. Elle a demandé si elle pourrait rester debout (au lieu d’être sanglée au lit avec un monitoring) et si elle pourrait mettre de la musique pour se détendre. On lui a dit que c’était pas dans les usages, on l’a regardée comme une extra-terrestre et on a ajouté que bon, tant que ça ne gênait pas le personnel médical, pourquoi pas, mais faut pas exagérer quand même !

    J’ai halluciné en entendant ça. Aujourd’hui, en Europe, en 2011, on en est encore là !!

    Merci pour ce joli billet très instructif et qui mène à la réflexion ! :-D

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    • Eh oui Tayiam, c’est une triste vérité. Une chose est sûre : il faudra se battre un peu ou avoir la chance de tomber sur les bonnes personnes pour pouvoir avoir l’accouchement de tes rêves. Courage ! Petit à petit, on vaincra ;)

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  2. Purée j’ai chialé en te lisant! C’est trop ça! Un mal de chien, et ce fameux point du mari, tu me croiras si je te dis qu’on me l’a fait? j’osais pas en parler! Merci d’avoir levé le lièvre! C’est honteux et pire que l’excision car pratiqué par des personnes éclairés et consciente de la douleur occasionnée ponctuellement et à plus long terme!

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    • … J’y crois pas putain :( Tu sais, une chirurgie est possible il me semble. Renseigne-toi !! C’est dingue… Le pire : combien de femmes n’en parlent pas… ça me fait froid dans le dos. Merci à toi d’avoir lancé le sujet, peut-être d’autres blogueuses suivront ;)

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      • Moi aussi j’y ai eu droit ! Elle ne me l’a pas dit en ces termes en me le faisant, mais je ne peux QUE constater que c’est différent désormais.
        Merci à vous deux d’évoquer ce thème, parfois tabou, et pourtant si souvent répandu (malheureusement!).
        Je suis énervée par ces pratiques barbares d’un autre temps. Beaucoup trop de femmes prennent ça pour une fatalité car elles ne sont pas informées sur le sujet. On ne peut pas leur en vouloir, par contre le personnel médical qui continue malgré tout… Grrr ! ça oui !

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  3. Merci pour ton article qui fait écho à beaucoup de mes craintes..
    Pendant la grossesse j’ai répété pendant 9 mois que je ne voulais pas d’épisio, surtout qu’en Espagne c’est quasiment systématique(comme dans beaucoup d’endroit je m’en doute c’est comme accoucher allongé sans pouvoir se lever)..ça va en top 3 avec la péri et la ventouse..
    J’ai eu le droit aux 3 ….
    Pour le prochain ce sera massage du périnée intensif ..

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    • Et ben ! Le prochain, peut-être envisager ça autrement. Comment ça se passe en Espagne, vous pouvez être suivie par une sage-femme libérale pendant la grossesse ? En France c’est possible, du coup le suivi est de meilleur qualité et on peut envisager plus facilement une autre manière d’accoucher.

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      • En Espagne dans le public c’est justement une sage femme qui te suit, par contre le jour de l’accouchement tu vas à l’hôpital public ou ils sont un peu débordés et les accouchements sont standardisés..Pour preuve à peine le travail commencé et la péri posée le mec qui gérait la ventouse est rentré rapidement dans la pièce..mais tout ça je ne l’ai compris qu’après ..
        Pour le prochain je ferais ma prépa auprès d’une doula et ..advienne que pourra.
        Merci encore pour ton billet ;)

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  4. Personnellement je n’ai pas eu d’épisio, mon gynéco préférait une déchirure plutot que couper dans le vif. On récupère plus vite. Je savais donc que si il me la faisait c’est que je n’avais pas vraiment le choix et lui non plus !
    J’ai eu 4 points de suture avec ma fille et un cinquième de confort (une éraillure) pour éviter que ça me brule quand je vais faire pipi ! Et au final je pouvais me rasseoir sans problème et aller au toilette sans me poser de question. Quand je me souviens de ma soeur (il y a treize) où premier enfant = épisiotomie et qu’elle avait besoin d’une bouée pour s’asseoir…
    Pour mon fils, je n’ai pas eu d’épisio ni de déchirure ni d’éraillure rien du tout aucun point ! Un bonheur sans nom car c’est comme si je n’avais pas accouché !
    En ce qui concerne la sexualité, cela m’a posé plus de problème avec mon fils mais je pense que c’était dû à l’absence de péridurale, la sensation d’avoir à nouveau une première fois et très stressant !

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  5. Je dois être une chanceuse car en 2 accouchements une avec une péri très light et un autre à la « fresh » sans péri je n’ai pas eu d’épisio! 2 déchirures au premier avec 2 micro points ( et déjà ça j’ai pas apprécié !) et une micro au deuxième mais sans point.
    Je crois que j’avais 23 ans quand je suis tombée sur une émission des maternelle animée par maitena à l’époque qui parlait sans tabous et avec sincérité de cette mutilation et depuis ce jour la je le suis renseignée et promise que le jour ou j’aurais un enfant Jamais je ne subirais cette humiliation.

    Et je pense avoir réussi mon gyneco pour ma première grossesse m’a prit pour une folle quand dès le premier rendez vous à 2 mois et demi de grossesse j’ai commencé à marteler mon leit motiv JE NE VEUX PAS D EPISIO , puis j’ai continué jusqu’au jour J et quand on m’a dit mais madame si il y en a besoin vous ne pourrez pas l’éviter j’ai répété que je n’en voulais pas et que je préférais une déchirure et que si mon bébé avait la tete mal positionnée je preferai que ça dure plus longtemps pour le faire sortir que de me faire couper dans la chaire, après bien sur je ne me serais pas murée dans ma décision si mon bébé courrait un quelconque risque.
    Pour gremlins 2 pas eu le temps de réfléchir a quoi que ce soit il arrivait point mais la pareil meme en hurlant de douleur j’ai aussi hurlé PAS D’ EPISIO !!!!!!!! me suis fait une réputation à l’hopital à Bayonne moi :)

    J’ai une amie qui à eu son bébé il y a peut et qui ne voulait pas se renseigner sur l’accouchement en lui meme, sur les risques, cours de préparation à l’accouchement ça la soulait. Sa soeur qui avait accouché 2 mois avant a subit cette mutilation et ça ne l’a pas motivée à se renseigner plus que ça, le jour de son accouchement son bébé avait la tete mal positionnée il pouvait naitre sans forceps et compagnie car pas en souffrance du tout mais ça aurait été plus long ,mais fatiguée avec la péri trop dosée elle sentait plus l’envie de vraiment pousser, non renseignée sur tout ça elle a perdu pied et ça à été la totale énorme episio, forceps … grosse douleur post accouchement pendant un bon mois c’était y a un mois et maintenant elle a du mal à reparler de cet acte, ça plus le baby blues c’est pas fait pour aider;

    Je ne raconte pas ça pour lui jetter la pierre loin de là mais si on expliquait plus au femme ce qu’elles risquent le jour d’un accouchement sans tabou et avec photo à l’appui ça motiverais le choix de se renseigner et savoir clairement se qu’on veux ou pas,
    Une grossesse c’est déjà tellement de modification dans sa tete et dans son corps un accouchement c’est des modifications dans notre antre et notre sexe si en plus pour re trouver notre place dans la vie on doit faire avec une sur modification de notre intimité cela prouve que décidement on ne prend pas au sérieux ce qu’est etre femme et accoucher.

    Bref informons nous les autres et battons nous non à l’episio !

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  6. Ici, deux accouchements, deux épisios. J’avais prévenu que je préférais éviter, dès l’entrée dans la salle d’accouchement. J’y ai eu droit, était-ce nécessaire ? était-ce superflu, je ne saurai jamais (je n’avais pas le nez sur mon périnée au moment M et je ne suis pas médecin).

    Néanmoins, j’étais pas fermée non plus, et j’avoue que je ne l’ai pas mal vécue.
    Enfin, la 1e fut douloureuse (oui je me suis assise sur une bouée pendant 3 jours et j’ai fait très attention pendant 10 jours environ), mais pour la seconde, aucune douleur post op’, rien nada. J’ai eu du bol je crois :D

    (le point du mari, j’hallucine. mais gravement. cousez nous les lèvres ensemble tant que vous y êtes tiens …)

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  7. Lorsque je l’ai vu déballer les énormes ciseaux je crois que j’ai demander:
    « C’est pour quoi faire? » Lorsqu’elle m’a répondu que c’était « Au cas où. » J’ai fait les gros yeux à mon mari et je crois que je lui ai dit « AH NON! ».

    La sage-femme a donc accompagné la sortie de la tête en appuyant très légèrement sur ma peau de chaque côté. Résultat: 3 déchirures mais pas au niveau du périnée. Donc pas de douleur pour aller à la selle , juste un picotement à chaque pipi mais rien d’insurmontable, pas de quoi m’accrocher à la cuvette! Ça a guérit très rapidement, j’étais vraiment contente pour ça.

    Par contre quand tu dis  » la réparation de cette coupure, tout comme une déchirure naturelle, devrait être faite par un chirurgien aguerrie, au top des pratiques de suture. » je suis TELLEMENT d’accord, bordel, elle est restée 30min a essayer de me recoudre pour finalement faire appel à l’interne, ce qui a retarder la mise au sein!

    En plus le peu qu’elle a fait était mal fait, je ne reconnait pas mon sexe (oui je raconte tout, soyons fous!), c’est perturbant surtout quand je veux me montrer nue à mon homme. Comme si il n’y avais pas assez des seins et du ventre, y a également ça qui est modifiée. .

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  8. Wahou, le point du mari, gloups, je suis choquée je dois dire. J’avais jamais entendu parler de ça. Pour mon accouchement, je savais ce que je ne voulais pas: pas d’épisio, pas de péri… je ne connaissais pas tous les « méfaits » de l’épisio (maintenant que j’ai ton article et celui de la mère cane, tout s’éclaire) mais je savais que c’était plus qu’évitable et rien que d’imaginer qu’on allait me découper… eurk.
    Heureusement, je n’ai eu besoin ni de l’un ni de l’autre, j’ai eu de simples éraillures, on m’a recousue (aïe), une autre SF m’a dit qu’elle ne l’aurait pas fait. Bref, c’était pas une partie de plaisir mais j’ai récupéré relativement vite… Mais alors l’épisio, c’est quand même à éviter à (presque) tout prix!!!

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  9. Je n’ai pas d’enfant, et j’y pense. Sérieusement. Très sérieusement même.
    Et je voudrais te dire merci, parce que ton blog est le premier où je peux lire qu’on peut refuser l’épisio. Et que je penserai à toi le jour où j’aurai mon premier rdv de suivi de grossesse, et le jour où je me l’écrirai en gros sur le ventre pour l’accouchement.
    Merci merci merci

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  10. Comme Nina je suis dans une phase ou je penses serieusement à faire un bébé! merci pour cet article, j’ai pleuré en le lisant et aussi en lisant les com’s, je ne savais meme pas ce que c’etait l’episio avant de te lire, je vais me renseigner un max, et j’ajoute ton blog dans ma blog roll!!

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  11. J’ai toujours eu l’épisio en sainte horreur depuis que je sais que ça existe, c’est pour ça que dans mon projet de naissance fait avec la sage-femme il y avait marqué en gros : peur panique de l’épisio et césarienne ou quelque chose du genre…
    Par chance j’y ai échappé grâce à la SF qui a suivi mon accouchement et à l’absence de gynéco dans les parages et je m’en félicite car avec un bébé de 4kg c’était pas gagné!
    Je suis horrifiée par le « point du mari » qui semble être horriblement courant! Quelle honte d’imposer des pratiques pareilles aux femmes!

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  12. Bonjour,

    Roohh bah merde!!! J’en ai froid dans le dos :s Je ne connaissais pas dans ces détails et c’est une horreur! Waouu si en France on en est là ça craint…
    Quelle est la solution pour avoir la maîtrise de son corps ce jour là…?

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  13. J’ai eu une épisiotomie à chacun de mes accouchements, et c’était necessaire, vraiment, souffrance foetale, moins une pour partir en césarienne, forceps… Je ne me reconnais donc pas dans tous vos témoignages.

    Mais ça me fait réellement mal au coeur pour vous toutes qui avez subi cet acte de cette façon là… Je me dis que j’ai eu bien de la chance, même avec une épisiotomie.

    Oui, l’épisiotomie ne DOIT pas être systématique, ni un acte de confort pour le praticien, mais elle doit rester une option en cas de véritable nécessité, et si elle est pratiqué dans le respect du corps, ce qui fut mon cas.

    Merci d’avoir partagé ce moment intime.

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  14. Moi je suis enceinte de 4 mois et j ai mon entretien prénatal… Je sais que je vais exiger de ne pas avoir d’épisio (Il y a une question que je me pose quand même, en cas de détresse elle peut être nécessaire? Merci à celle qui répondront :-) ) Je compte même faire un papier signé. J ai une amie qui a eu une déchirure totale… Et bien elle s en remet bien, vraiment loin des témoignages d’épisio… Bizarrement, entre ça et le côté féministe du refus de la mutilation (le point du mari, mais genre…), je vais leur rabâcher à la mater :) et ce dès vendredi :)

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  15. Oh mon dieu ! Cette histoire de point du mari, ça me dit quelque chose maitenant que vous en parlez mais de là à imaginer que c’était pratiqué encore tous les jours ! Mais quelle horreur !!!!!!!!!
    Moi, je n’étais pas aussi opposée que ça à l’épisio, je me disais que c’était pas pire qu’une grosse déchirure mais j’ai eu la chance de ne pas y avoir droit. Une mini déchirure qui m’a valu un seul point m’a dit le gynéco – et là, du coup, je me mets à espérer qu’il ne m’a pas fait ce « point du mari » malgré tout, c’est possible aussi avec une déchirure, non ? Enfin, ça serait carrément horrible ! Mais au niveau sensation (puisque là on se dit tout), passé une sensation de gêne au niveau de la cicatrice les 6 premiers mois, ça a fini par passer (était-ce normal ou un « point du mari » ??).
    En tous cas, la prochaine fois, si le cas se présente, je dirais NON à tout prix !!!

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    • Quelle chance !!!
      Pour le « point du mari » tu l’aurais de suite su. Pas la peine d’attendre pour te rendre compte que l’entrée de ton vagin est resserrée… J’en ai pris conscience durant le séjour à la mater. Puis mon homme l’a constaté lors des rapports (pour son plus grand plaisir évidemment).
      Concrètement, ce point de plus ne gêne pas notre sexualié. C’est l’épisio en elle même qui m’a fait souffrir, on est pas à un point près… Ce qui me gêne c’est de ne plus être comme avant et ce à cause d’une sage femme qui a jugé bon de faire plaisir à mon homme alors que c’est MON vagin !!! C’est l’idée qui me gêne, pas le point en lui même…
      Voilà tu sais tout.
      Mon intimité offerte à toute la blogo ;)

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      • Merci pour tous vos témoignages les filles. Cela prouve bien que l’épisio est une épineuse question… Contre laquelle il faut se battre. Bien sûr, sauf nécessité médicale : comme je le dis dans mon billet, en cas de prématurité de l’enfant ou d’une détresse, la question ne se pose pas.

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  16. Pingback: Accoucher sans péridurale, ça fait vraiment mal ?? «

  17. Pingback: L’information manquante… ou l’information opportune et de qualité ? [mini débrief] | Les Vendredis Intellos

  18. Bonjour à toutes,
    Pour ma première grossesse en 2012, je me suis posée LA question…
    Accouchement très long, bébé qui ne s’engageait pas, intervention avec les spatules, hémorragie et révision utérine…on ne pouvait pas rêver mieux pour un premier accouchement ! je me suis dis avec tout celà, sans en avoir eu conscience, j’ai forcement eu droit à une épisio……et bien non…ni épisio, ni point de suture, ni déchirure…je n’ai pas un corps exceptionnel, et mon obstétricien m’a dit : NON, même dans votre « cas « , l’épisio n’est pas dans mes pratiques…il a simplement pris le temps avec toutes les « manipulations » qu’il devait faire sur moi, malgré « l’urgence » comme quoi….s’ils le veulent….

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  19. J’ai accouché il y a 10 mois. Moi non plus, je ne voulais pas d’épisio. L’accouchement s’est bien passé, mais mon bébé a mis beaucoup de temps à vouloir descendre. J’ai dû poussé 20-30 fois, c’était exténuant…
    J’ai donc eu une épisio et bien que je ne l’aie appris qu’après coup, je n’en ai absolument pas voulu aux sage-femmes.
    Finalement, l’épisio était petite et a été extrèmement bien recousue. J’ai pu remarcher le soir même. Je ressentais une douleur très supportable quand je m’asseyais ou allais aux toilettes, mais c’est tout. En 2-3 semaines, tout était revenu dans l’ordre, les points étaient résorbés et j’ai pu reprendre sans aucune douleur les rapports.

    Je reconnais avoir été chanceuse, c’est vrai. Je me rappelle surtout ce que m’avait dit la jeune élève sage-femme après qu’on ait fini de me recoudre « vous avez de la chance Madame, la sage-femme s’est vraiment bien appliquée pour me montrer comment on faisait pour recoudre ». Je pense donc, mais je me trompe peut être, que la qualité des soins post-épisio est primordiale (combien de sutures faites à la va-vite?)

    En ce qui concerne le « point du mari », no comment. J’en avais déjà entendu parler, c’est pathétique. Si on me l’avait proposé, je pense que c’est le poing de mon mari que le docteur aurait vu arriver!;-

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