Couches lavables : mode d’emploi


Les couches lavables, fondamentalement, il y a peu de mamans qui sont contre. Ben oui : on n’utilise pas grand chose de jetable dans la vraie vie. Les bavoirs on les lave, les serviettes de bain pareil. Et on se dit pourquoi diable existe-t-il des couches jetables. Effectivement, au premier abord, c’est plus pratique. C’est vrai que se nourrir exclusivement de plats préparés c’est aussi plus pratique. Mais c’est aussi plus cher. Ben pour les lavables c’est pareil, c’est moins cher et plus sain, si si !

Pourtant, dans la pratique, tout le monde ne s’y met pas.

Mais pourquoi non d’une pipe en bois ?

Perso, j’ai jamais rien compris aux couches. TE1, Te2, à part me faire penser à des classes de primaires, ça n’évoquait pas grand chose chez moi. Ah si, un peu d’angoisse : ne pas comprendre quelque chose me stresse.

Pour ça que je ne suis jamais passée aux lavables.

Jusqu’à il y a une semaine.

Oui, j’avoue, je suis coupable : je suis tombée du côté obscur de la force des couches lavables. Tout ça à cause de Flo de Krapo Etik.
C’est de sa faute.
Elle m’a tout bien expliqué. Et du coup j’ai tout compris (enfin je crois).
Bon aussi parce qu’elle propose un paiement en 3 fois pour les couches lavables et ça, c’est juste canon, attends ce n’est pas tout : elle t’offre aussi 10 % de remise à partir de 8 couches achetées.

Franchement, c’est pas top ?

Alors comme j’ai compris (enfin je crois), ben je t’informe. Je te fais ça en bref ;)

* Les différents modèles
– Les TE1 (pour Tout-en-un) : couche et insert ne font qu’un. L’insert est cousu et donc solidaire de la couche ou dans une poche.
– Les TE2 (Tout-en-Deux) : l’insert, pressionné ou juste posé sur la couche, dans un hamac, dans des goussets ou autres, est séparable de la couche, pratique pour le séchage !
– Les TE3 : modèle hybride assez récent avec système de hamac (partie avec des retours pour maintenir l’insert en place), qui permet pour certains d’utiliser des matelables jetables quand on va à l’extérieur.

La « rolls » des TE2, la Sweet Classic de La Ptite Prairie


*De quoi qu’on parle
exactement
– Les couches : on appelle couche, le tissu en forme de couche donc qui va recevoir un insert. L’extérieure est soit imperméable, soit il ne l’est pas, et cela nécessite donc de mettre une culotte de protection par-dessus.
– Les inserts : ce sont des morceaux de tissus qui sont destinés à absorbés l’urine (ou autre chose). Ils sont soit insérés dans une poche de la couche, soit cousus, soit clipsés. Ils peuvent aussi s’appeler « matelas lavables ».
– Les booster : ce sont des rectangles de tissu, en bambou par exemple, qui permettent d’augmenter la capacité d’absorption de la couche lavable, pour les siestes par exemple.

*Les tailles
Il existe deux types de couches :
– les dites évolutives, taille unique : elles vont de 3 kg à 15-16 kg. Elles évoluent avec l’enfant grâce à un système de pressions et de pliage de la couche. Très économique à mon sens.
– celles qui fonctionnent par taille : cela permet d’avoir des couches, au même titre des jetables, adaptées au poids de l’enfant et qui font moins l’effet « gros popotin ».

*A savoir
– L’usage des lavables est déconseillé avant les 1 mois de l’enfant, le temps que le cordon soit tombé et bien cicatrisé.
– Il faut une couche spéciale pour la nuit : gros pipi en vue !
– On met toujours un voile de cellulose biodégradable (ou de micropolaire pour les fesses fragiles) entre l’insert/la couche et les fesses : pratique pour les cacas, ça évite aussi de mettre les mains dedans. Les voiles souillés de pipi se lavent jusqu’à 5 fois et sont donc réutilisables !  Les voiles souillés de selles se jettent aux toilettes.

*Les matières
On trouve plein de matières différentes aux vertus spécifiques. Vérifiez bien que les tissus sont bien bio (certifiés Oko-Tex). Ils peuvent être de bambou (très absorbant), en chanvre (résistant), en micropolaire (pour être bien au sec, la nuit par exemple), ou en coton tout doux.

*Avant la première utilisation
– On laisse tremper 12 heures dans l’eau froide.
– On lave et on sèche au minimum 3 fois les inserts et couches en bambou, chanvre ou coton pour qu’ils deviennent absorbants. Ils seront au top après plus ou moins 10 lavages environ en tout.

*L’entretien
– Le stockage : à sec, dans un seau ou un sac spécial hermétique. On met une lingette avec quelques gouttes d’huile essentielle dessus, pour éviter les mauvaises odeurs. Une HE d’arbre à thé par exemple.
– Le lavage : à 40 °C minimum, avec une lessive sans savon de Marseille (pour éviter d »‘encrasser les couches »), sans chlore, sans blanchissant (pour éviter d’altérer la qualité des couches) et sans soupline ! Pour l’odeur : quelques gouttes d’huile essentielle dans le compartiment de l’adoucissant.
– L’essorage : pas plus de 800 tours.
– Le séchage : au soleil, c’est le mieux ! Le sèche-linge à éviter, ou tout doux pour pré-sécher uniquement les inserts et les couches en chanvre ou bambou, on évite les couches imperméables.

*Halte aux idées reçues
– Non, ça ne pue pas : perso je trouve que ça sent moins fort que des jetables. Même quand on stocke.
– Non, en vrai, ça ne coûte pas si cher : on est, environ, à 1 500 € de couches jetables de la naissance à la propreté, contre 400 à 800 € pour les lavables. Et ça, c’est pour un seul enfant. Car les couches sont réutilisables pour un deuxième, un troisième… On investit une fois pour toute.
– Non ça ne tient pas les fesses au chaud, au contraire : les matières laissent respirer la peau et évite ainsi l’augmentation de la température des parties génitales de l’enfant comme avec les jetables, si dommageable pour les petits garçons… Sceptique ? Selon vous, qu’est-ce qui est plus respirant : le plastique ou le bambou ?
– Non, ça ne fuit pas ! Si ça fuit c’est que la couche est trop grande ou trop petite, que l’insert dépasse de la couche, que la couche est pleine (on change plus souvent une lavable), que les couches sont « encrassées » (il faut alors les laver sans lessive à 60 °c).

*Les points positifs
– On n’est jamais à court de couches ;)
– On s’amuse avec les coloris et les motifs surtout l’été :)
– C’est tout doux pour les fesses de notre bébé.
– On peut moduler la capacité d’absorption des couches en rajoutant des inserts ou des boosters. Pas mal pour les grands qui font des gros pipis !

Bon et si ce n’est pas clair, que tu habites sur la Côte basque, va voir Flo dans sa boutique : elle t’expliquera tout !
Elle a tout bien expliqué aussi.

Bon après, tu veux sans doute savoir : « Alors c’est bien ? T’as testé ? ». Ben je suis en train. Enfin les fesses de ma Zouzou plutôt ^_^ Je te fais un point très vite.
Juste une chose à dire : on devient vite accroc ! Oui, les couleurs, les tissus et puis c’est une autre manière de vivre aussi. Un peu dans la mouvance « slow ». Et puis c’est comme si ces couches jetables ne me pesaient plus… Etrange.

Encore un grand merci à Flo pour sa gentillesse et son engagement.

Alors, et toi, tu t’y mets quand aux lavables ?

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27 réflexions sur “Couches lavables : mode d’emploi

  1. Les TE1 c’est aussi à poche ;-) Ca peut être à poche ou non. Je sais je suis tatillon, mais le sujet me passionne. Toi aussi tu es tombée dans la marmite, tu pourras plus t’en passer !

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    • Rectifié Nanette. Flo m’a fait apporter quelques rectifications : je suis toute nouvelle dans le monde des lavables :) Du mal à m’en passer pour le moment, on va voir à long terme la gestion des machines ;)

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  2. Nous on utilise les couches lavables depuis les deux ou trois mois du fiston, achat sur internet, et d’occasion de différents types de couches, et jamais de fesses rouges, quelques fuites surtout avec les couches hamacs qu’on gardera pour l’été donc, mais pas plus qu’avec les jetables en fait! Malgré un boulot très prenant, et avec un rythme d’une lessive tous les deux jours, on y arrive, sans sèche linge. Non effectivement ça ne pue pas, Non ce n’est pas de l’esclavage, non on ne met pas plus les doigts dans le caca qu’avec une jetable (merci petit papier), et oui c’est beaucoup plus écologique et économique. Et en plus elles sont fandars. Enfin, moi j’étais déjà conquise en fait….

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  3. j’adore ton article! moi suis eu TE2 évolutive mais bouhhh toujours au jetable pour la nuit et quand ma lessive de couches sèche… moi pas vouloir me prendre trop la tete!
    pas contre j’ai entendu dire qu’il ne falait surtout pas tremper les couches alors je l’ai jamais fait et ça absorbe bien…

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    • En fait il faut tremper les parties absorbantes 24h par exemple pour augmenter la primo-absorption pour des couches neuves, mais ce n’est pas obligatoire, certaine maman lave 3 fois les couches neuves sans lessive dans le même but, et puis d’autres les laves une seule fois avant de les utiliser et ont pas forcément de problèmes…
      Ce dont tu as du entendre parler, c’est pour le stockage, celles qui utilise le stockage/trempage ne doivent pas tremper les te1, te1 à poche et culotte car désimperméabilise le pul au fur et à mesure.
      Moi je préconise toujours le stockage que je trouve moins contraignant, et comme ça t’es sure de pas faire de boulettes!

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    • Working-mum, pourquoi des jetables la nuit ? Les dodo bambou de lulu nature sont tops ! Zéro fuite et 100 % absorption ;) il suffit d’investir dans des couches pour la nuit ;)
      Babou, je trouve ça bien le stockage à sec. Pas de prolifération des bactéries ou d’altération des produits ainsi que de manipulation exhaustive des couches.

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      • En fait je n’ai jamais compris le stockage/trempage, je n’y jamais vu aucun interet?
        Au début aussi j’ai acheté d’occasion, 2 bumgenius te1 à poche, les 2 pour 5 euros (j’aurais du méfier…) Elles étaient abîmées, et les élastiques des cuisses avaient rendus l’âme, heureusement ça ne m’a pas découragé, l’occasion c’est bien quand tu doutes à sauter le pas…
        Puis j’ai acheté un kit te1 à coudre, car dans la jungle des lavables, on me parlait de pul…de polaire (ah ça je connais) éponge de babou, molleton de chanvre et de lastin??? Ca ma permis de comprendre, qui est qui , et qui va ou.. J’ai fais ma première couche, « verte sapin » je la trouvais très moche, mais elle fonctionnait…
        Ensuite j’ai bossé le sujet à fond, passée des heures sur le net a éplucher les sites des tissus, les tutos etc…

        Puis une amie, m’a demandé de lui en coudre et là ça été le déclic !

        J’ai crée ma boutique, et « je kiffe à mort » je m’éclate vraiment dans ce que je fais, et j’adore partir à la recherche de nouveaux imprimés pour habiller les petits popotins.

        Mais ce dont je suis le plus fière, c’est les retours positifs des parents, ça me fait toujours autant chaud au coeur….

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  4. Une précision :
    le label ökotex n’est absolument pas un label bio (c’est d’ailleurs illégal de qualifier de bio un tissu ökotex).
    Il garantit certes l’absence de certains produits toxiques, mais en aucun cas le fait que le caractère bio.
    un tissu bio est constitué de matière naturelle (lin ou coton) issu de l’agriculture biologique et tissé/tricoté dans le cadre d’un cahier des charges tel que le GOTS.
    A titre d’exemple, le bambou (même certifié ökotex) est un tissu qui n’est même pas écologique sans parler de bio : la fibre de bambou est plongée dans des bains d’acide et de soude caustique, ce qui la transforme en viscose (un produit de synthèse) dans laquelle on ne retrouve plus aucune trace de fibre naturelle.
    Le bambou bio est une des plus grandes arnaques marketing de ces dernières années, notamment dans le domaine des CL.
    Bravo aux marques de couches lavables qui apportent une aide aux jeunes mamans, mais ce serait bien que celles qui affichent « bio » partout en lettres majuscules utilisent REELLEMENT des tissus certifiés bio. Car les infos que je rapporte ici, les marques de CL les connaissent…
    N’hésitez pas à nous contacter pour plus de précisions,
    Philippe de Biotissus
    http://biotissus.com

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    • Ben en fait tu stockes, à sec c’est mieux, en attendant de les laver : il vaut mieux faire une lessive de couches lavables uniquement… sinon le reste de ton linge risque de sentir. Donc il en faut assez pour faire une lessive. Je lave un jour sur deux, en demi-charge à 60° avec un prélavage de temps en temps ;) N’hésite pas si je peux t’aider ;)

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  5. Ah oui, les selles, tu les enlèves en fait en retirant le voile : cela permet de pas trop y mettre les doigts (sauf quand c’est mou…). Et sinon, je rince à l’eau froide si y’a des gros morceaux qui reste (sympa les détails -_-). Voilou ;)

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  6. Je viens de chez la Sauterelle Box, merci pour cet article :) C’est effectivement bien clair dans mon esprit. (même si je ne m’y mets pas encore, j’ai pas de lutin)

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  7. Pingback: Couches lavables : le bilan après 5 mois d’utilisation «

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