Leçon de tolérance de mon cul

Tolérance.
Un bien joli mot.
Quand ton bébé vient de naître et qu’il ne fait pas ses nuits, t’es indulgente, même si t’as juste envie de te jeter sous un train tellement t’es fatiguée (ou de buter ta belle-mère, au choix). Tu tolères le fait de dormir que par tranche de deux heures (mais c’est pas forcément la nuit).

Puis, quand il grandit, tu redécouvres l’immense joie d’avoir des nuits presque pas pourries.
Oui, « presque ».
Parce que des fois, ton bébé de quand même 26 mois, il continue à se réveiller.
Une fois.
2 fois.
Et plus si affinités.

Dit au revoir à tes nuits de marmottes de 10 heures et les grasses mat’. Se lever à 7 heures, c’est le nouvel horaire pour buller le matin.

Des fois, il est malade. Et il râle comme un putois dans son lit jusqu’à ce que mort s’en suive (du parent, pas de l’enfant). Et là, la tolérance, t’as juste envie de te la carrer bien profonde et de gueuler : « T’as pas bientôt fini de gueuler comme un goret ? Y’en a qui voudrait dormir !! Et pis faudrait voir à ménager ta monture mon petit hein, si tu veux avoir une mère en vie dans un ou deux ans, parce qu’à ce rythme là !! » (Oui, j’ai une propension à être très bavarde, même la nuit, même fatiguée.)

Puis, des fois, il a peur. Des fois, tu l’entends, mais t’arrives pas à te lever, tellement t’es crevée et tu retombes dans les bras de Morphée avant de te réveiller en sursaut, comme une mauvaise mère prise en flag’, le pouls à 10 000 et le cœur qui bat à t’éclater la rate. En te disant : « Putain, je l’ai pas entendu… » Mais alors que toi t’as juste envie de dormir pendant 10 000 ans, tu consens à te lever et à prendre ton mal en patience, tu le câlines du mieux que tu peux, le cajole, le rassure. Et puis il se rendort.
Ou pas.
Puis tu recommences plusieurs fois.
Et ça marche.
Ou pas.
Puis le papa se lève, baragouine 2-3 mots. Et là : le miracle se réalise !
PUTE

Et puis de toute manière, une fois que t’as un enfant, te leurre pas : tes nuits ne seront plus jamais les mêmes. JAMAIS.
Parce que quand tu te couches, tu vas voir s’il respire.
Au moindre bruit suspect tu te réveilles, les yeux écarquillés, prête à bondir du lit comme la lapine des feux d’une voiture.
Parce que parfois, entendre ton enfant, ça te rassure.

Alors au final, t’es quand même bien contente qu’il te fasse chier, allez, avoue !

Mon fantasme ultime du moment : un 5 à 7 avec cet oreiller

Publicités

21 réflexions sur “Leçon de tolérance de mon cul

  1. Ah la la comme je te comprends!!! ma fille a 16 mois et ne dort toujours a des heures raisonnables le soir, et se reveille plusieurs fois la nuit! avec le boulot je suis au bout du rouleau lol courage!!!

    J'aime

  2. Si tu savais à quel point je comprends ton article et à quel point je suis crevée !! mais comme me l’avait dit une copine ( nullipare bien sûr) qui n’avait pas d’enfants à cette époque arretes de te plaindre t’as tout pour etre heureuse … bref passons avec les 2 patraques je rêve de devenir sourde ! je ne sais même plus combien de fois je me suis levée la nuit dernière tellement c’est arrivé !
    y a pas des consignes pour marmots la nuit que les mères puissent DORMIR !!!!!!!!!!!
    Courage à vous les mamans !! on ne nous le dis pas assez !!! :)

    J'aime

  3. cette nuit numéros 3 à dormi de 21h à 5h30… on peut dire première nuit !!!! et bien j’ai tellement flippé qu’il ne se réveille pas, tellement les seins pleins de lait, tellement plus habituée à dormir autant… que je me suis réveillée à 4h et j’ai enchainé avec une insomnie

    J'aime

  4. Ou alors t’as tellement plus l’habitude que LA nuit où il dort (que tu sais même pas pourquoi) tu te réveilles en flippant parce que c’est pas normal et du coup tu te rendors pas !
    Ou bien t’avais décidé de bouquiner/classer tes papiers/regarder un film le soir et ça s’éternise … tu te couches pas en te disant que de toute façon il va bientôt se réveiller et … ben non, en fait lui il a décidé de Dormir !
    (du vécu) (la peine de le préciser ?)

    J'aime

    • C’est exactement ça! Une fois ma fille a zappé son bib du soir et à 7H du mat’ j’me réveil en sursaut (elle avait donc pas mangé depuis 17H la veille :-/)… Angoisse… Petite pensée de la mort subite du nourrisson…angoisse… 8H j’me dis que bon ça commence à faire long ke même… Et 8H15 aaah ouii enfin je l’entends gazouiller dans son lit!!! O joie!!! La couette jusqu’au menton, large sourire de satisfaction et soupir de soulagement!! Ce que c’était bon de l’entendre finalement :-D. Je crois que quand on devient mère l’inquiétude, le culpabilité et la fatigue font aussi partis du packaging.

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s