Certificat d’inaptitude au bonheur

C’est plus fort que moi.
Cela me dépasse.
Le bonheur, ça me fait flipper.
Enfin, dans l’absolu je trouve ça génial.
Mais c’est mon corps qui ne veut pas.

Quand des jours comme aujourd’hui tout se passe à merveille, sans faille ni anicroche, qu’on regarde sa fille et qu’on pense à son homme et que décidément, on ressent une grosse bouffée de bonheur… aussitôt suivie par une bouffée d’angoisse, on se dit que vraiment, on est inapte au bonheur.

Ce n’est pas de ma faute, c’est mon corps qui n’y arrive pas.
Le bonheur, avant mon Ours, je ne savais pas trop ce que c’était.
Il était aux abonnés absents.

L’habitude, c’était plutôt d’être mal, angoissée, triste, en colère.
L’habitude, mon enfance me l’a donné.

Les rares instants de bonheur volés un quart de seconde se payaient cher.
A prix d’or.
Au moins un bras.
Ou une gifle.
Un mot qui claque, hop ! dans ta gueule.

Alors aujourd’hui, le bonheur, on fait connaissance.
Je le trouve sympa.
Et il commence à s’incruster chez moi.

Dans les yeux de ma fille.
Dans ses éclats de rire.
Dans les baisers de mon Ours.
Dans ces rayons de soleil.

Alors toi, mon corps, écoute mon cœur.
Fait pas chier, soit sympa.

Laisse-toi aller, fais-moi confiance, le bonheur c’est super chouette.
Même que ça ne fait même pas mal.
Même qu’on n’est pas obligé de le payer.

Même que pour le voir souvent, il suffit d’y croire très fort.
Même que c’est doux comme les baisers papillons de ma Zouzou.

…Ou si je Peux…

Publicités

11 réflexions sur “Certificat d’inaptitude au bonheur

  1. c’est vraiment juste ca. et on se sent super maman, quand on a compris le soucis de sa louloute immediatement et meme que quand elle te regard avec un aire de « tu est mon herooo mercii maman » et qu’elle s’endore tout contre ton coeur, avec sa petite tete ,tu la regarde et tu dis waaaw c’est a moi caaa?? mais quel BOHNEUUUR.

    J'aime

  2. Très joli. J’ai longtemps ressenti ça. De la joie, une détente, suivie d’un gros stress. Comme si mon corps préférait guetter la prochaine merde qui pourrait me tomber sur le coin de la gueule plutot que de profiter du moment présent. Pour être sur de pas etre trop heureux avant d’etre malheureux, la difference ça fait trop mal…

    J'aime

  3. Comme ce que tu dis me touche ! Je connais tellement ça…et à presque 40 ans, je commence à peine à arriver à m’écouter suffisamment pour etre heureuse…
    Allez, tu y arrives !

    J'aime

  4. Arg comment dire? Tout pareil?! Nan mais moi j’ai un gros souci avec le bonheur, je crois m’être convaincue qu’il n’était pas fait pour moi, que les grosses merdouilles de la vie par contre ça oui.. J’ai une capacité incroyable à vivre intensément les moindres petites contrariétés de la vie qui vont m’angoisser à mort (que dire des vraies grosses merdouilles!!) et une incapacité totale à faire de même avec les instants fugaces de bonheur que la vie veut bien nous accorder. Alors que si c’était l’inverse, je serai probablement un peu comme shootée aux endorphines, c’est con quand même!! C’est à un tel point que je gâche les bons instants, que je m’interdis de m’enthousiasmer de peur qu’il ne se sauve ce bonheur, que la merdouille en compensation me tombe au coin de la gueule (ce qui se vérifie bcp..) histoire de me faire payer.. Pas moyen de faire autrement, et oh combien c’est fatiguant… Mon corps à moi s’est formaté sur le mode angoisse totale, les émotions positives ont fort à faire pour prendre le dessus et sont si vite rattrapées…

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s