Légère comme un battement d’ailes de papillon

Je sors enfin du cabinet de ma thérapeute.
Légère comme un battement d’ailes de papillon qui se pose sur mon cœur.
Pour me réconforter.
Pour éponger les larmes qui ont tant de fois roulé sur mes joues
Désaltérant ma peine
Pour couler jusqu’au fond mon ventre.

L’odeur des arbres, du soleil m’effleure le nez.
Le vent caresse ma peau et défait mes cheveux.
La douceur de se sentir légère, comme si j’avais posé mes valises.

Des valises qui resteront à quai et qui monteront dans le train de mon oubli pour une destination lointaine et inconnue.

Je revis, je renais un peu,
Comme un nourrisson j’ouvre mes yeux pour la première fois sur le bonheur de vivre
Sondant le monde qui m’entoure
L’air de dire « Je suis vraiment vivante ».

Sentir mon corps, et oublier ma tête
La laisser divaguer,
S’alléger
Et m’encrer,
Les pieds dans le sol,
Reliée à la Terre mère.

Sentir la terre sous mes pieds,
L’odeur verte et humide de cette noirceur symbole de vie,
La délicatesse de l’herbe encore recouverte de rosée.

Recevoir les rayons du soleil
Qui m’embrasse et me réchauffe
Comme les bras d’une mère.

Je suis en vie et ce n’est que le début.

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9 réflexions sur “Légère comme un battement d’ailes de papillon

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