Mon petit bonhomme

9 mois.
9 mois dehors.
Tu commences à te rendre compte que nous ne sommes plus un.
A t’ouvrir au monde.
Tout explorer des yeux.
Mais ça tu le fais depuis que tu es né.

Je commence à peine à savourer ta naissance pleinement.
Après tant de peine, tant de fatigue, d’heures porté, je profite enfin de toi mon bébé adoré.

Alors même que tu deviens un petit bonhomme.
On a fait un petit bonhomme de chemin tous les deux.
Un chemin qui te mènera à l’indépendance.
Et moi aussi.

Mais pour le moment je savoure, je déguste chaque miette de bonheur.
Je me nourris de tes sourires.
Je fais une orgie de tes caresses.
Je me rassasie de nos tétées qui durent encore, 9 mois après.
Je fais une overdose de ta peau toute douce.
Je me repais de tes cheveux, fous et indisciplinés.
Je te câline à ne plus avoir faim, faim de ton amour, mon petit lutin.

Caractère bien trempé, aussi sucré que salé.
Un coup épicé, un coup suave.
Tantôt bouillant, tantôt glacé.

Le temps a filé
En même temps que mes heures de sommeil.

Le temps m’a donné la chance de te connaître.
Un peu, pas tout à fait.
En grand jaloux, il garde le meilleur pour après.

Mais chaque jour tu sèmes des petites étoiles d’amour, de la poudre de bonheur.
De la bonne came, celle qui te colle au plafond, sans artifice.
Juste un sourire et je décolle.

Je suis folle de tes facéties.
De tes petites manies.
Tes sons, tes gestes, tout m’enivre.

Et pourtant, tout ça n’est rien au regard de ce qu’il nous reste à vivre.
Nous deux.
A trois
A quatre.
Avec lui, à qui tu réserves des wagons de bisous.
Avec elle, pour qui tu gardes les plus beaux de tes éclats de rire.
Avec tes papis et mamies.

Ton arrivée a tout chamboulé pour mieux tout ordonner.
Ma tête, ma vie, nos cœurs.

Tu es.
Petit et si présent.
Fragile mais si grand.

Tu n’aime pas trop la compote.
Tu préfères mon nichon.
Tu n’aime pas trop les purées.
Tu préfères mon nichon.
Tu n’aimes pas être seul
Sauf si tu le décides.
Tu cries comme un mec bourré à 4 heures du matin de retour de boîte et j’adore.
Tes « ta », tes « té », tes »haaaaaa » d’homme des cavernes.
Tes « maaaamaaam » quand tu as besoin de moi, de câlins, de mon sein.

Tu tiens assis depuis déjà 3 mois.
3 mois que tu dors enfin seul.
3 semaines et te voilà paré de 6 dents.
3 mois et tu auras 1 an.
Déjà.

Tu feras peut-être quelques pas.
Ou pas.
Je ne veux pas me projeter et profiter de chaque jour que la vie me donne à vivre à tes côtés…

Merci d’illuminer ma vie
Même si ce n’est pas toujours facile,
Que parfois j’ai encore envie de pleurer…
Qui a dit que le chemin vers la lumière était chose aisée ?

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4 réflexions sur “Mon petit bonhomme

  1. Tout comme toi je commence tout juste à le savourer mon tout petit grand, sans angoisse, sortir enfin de cette fusion étouffante mais qui manque déjà..profite, c’est trop parfois mais ce sera trop peu lorsqu’il aura bien grandi..
    Des bisous les amours

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  2. Pour moi aussi le cap des 9 mois a toujours été une étape important. 9 mois dedans, 9 mois dehors <3

    En tous cas je le trouve débrouillard ton petit à 9 mois, c'est pas une tortue comme les miens !

    J'aime

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