Aider son enfant à s’endormir

Presque un mois. Presque un mois que les soirées étaient devenues un calvaire. Que mon fils refusait de s’endormir seul, mais ça c’était pas nouveau (si tu me suis depuis un moment tu as pu percevoir que le sommeil n’était pas une évidence pour mon Zebulon mignon). Un mois qu’il hurlait qu’on ne le laisse pas seul en disant « peur peur » ou qu’il faisait le zouave avec ma grande jusqu’à pas d’heure (jusqu’à 23h30 pendant les vacances)… (Oui ils sont dans la même chambre. C’est bien mais des fois c’est moins bien.) En soi, ce n’est pas grave mais quand tu te retrouves avec un petit en dette de sommeil (et une grande aussi du coup), il y a de la casse. Et quand ton couple commence à morfler, il y a de la casse aussi.

J’étais au bout du rouleau quand j’ai posté ce statut avant-hier soir sur ma page.
statut
Au bout du rouleau car je savais qu’il y avait quelque chose qui clochait dans le coucher sans arriver à savoir quoi. Sans doute la fatigue accumulée depuis des années qui entachait quelque peu mon discernement et celui de l’homme. Pourtant je savais qu’il y avait quelque chose que l’on induisait certainement. Il n’y a pas d’enfant difficile, il n’y a que des parents en difficulté, c’est un peu mon mantra quand je suis dans une situation qui bloque et que les nerfs me lâchent.

Puis Marylène (je te bénis VRAIMENT, et celles qui m’ont donné d’autres solutions aussi) a posté cet article Comment faciliter l’heure du coucher des tout-petits. Cet article passe en revue plusieurs solutions pour aider les 2-5 ans à s’endormir paisiblement. En vrac :
– suivre la même routine ;
– faire que ce moment soit agréable ;
– ralentir le rythme et créer une ambiance calme et sereine aux abords du coucher ;
– prendre un court moment 5-10 minutes maxi pour partager un instant doux (lecture, câlins, bisous) ;
– toujours quitter l’enfant sur une note positive.
Puis s’ensuit une suite d’explications sur les raisons qui poussent l’enfant à refuser de se coucher accompagnée de solutions adaptées.

Je l’ai lu sans conviction, comme tous les articles que je lis sur l’éducation des enfants desquels je ne retiens pas grand-chose avec mes deux neurones moribonds malgré tout l’intérêt que je porte au sujet dont ils parlent. Il y a des choses qui m’ont fait bondir du genre « Au besoin, pour les enfants plus vieux et/ou qui ont un peu moins besoin de sommeil, on peut réduire les siestes à environ 1h30 de repos (un cycle de sommeil). Toutefois, ne supprimez pas les siestes avant l’entrée à la maternelle. » Mais globalement il y avait du bon sens.

Quoi qu’il en soit, d’accord ou pas, cela m’a fait tilt et m’a permis de prendre du recul.
J’en ai donc conclu :
1) Le moment du coucher est trop long.
2) Des situations, juste avant le coucher, créent des frustrations qu’il a du mal à évacuer pour s’endormir (on a abandonné la gigoteuse mais il est toujours dans son lit à barreaux, et comme il veut TOUT faire TOUT SEUL… cela crée des frustrations si on l’y met).
3) On ne cadre pas assez (il a parfois 1, 2 puis 3 histoires et là c’est l’escalade) et on n’énonce pas les règles de manière ferme ou déterminée (être inflexible quand on dit quelque chose il faut le faire) et constante (toujours les mêmes règles).
4) On était vraiment fatigué pour ne pas parvenir à voir la poutre qu’on avait dans l’œil.

Voici ce que j’ai mis en place, d’après mon expérience du moment de la sieste. En effet, il parvient depuis 1 semaine à s’endormir seul pendant la sieste. C’est juste une première. Du coup, voici quelques solutions qui peut-être vous mettront la puce à l’oreille.

1) Réduire les frustrations et donc les débordements émotionnels durs à apaiser à ce moment de la journée où il est déjà fatigué :
– lui laisser faire un maximum de chose lui-même ou l’aider au minimum pour qu’il y parvienne : par exemple l’aider à monter dans son lit à barreaux, en le stimulant « tu montres à papa comment tu montes dans le lit ? » sans lui dire « va dans ton lit »
– lui donner le choix « c’est qui qui éteint la lumière ? toi ou moi ? » ou « tu peux choisir 1 livre pour l’histoire : lequel ? »
2) Favoriser le positif : le féliciter, l’encourager, tout ce qui peut être relevé et aller dans le sens du renforcement positif « super tu as réussis à entrer dans ton lit comme  un grand ! tu es fort ! »
3) Rester neutre s’il rappelle ou cherche des excuses : entrer dans la chambre et ne rien dire ni le prendre dans les bras ni rien (euh s’il pleure c’est différent) : ce soir il disait « kikiii par terre ohhh nonnnnnn kiki par terre ». Je suis entrée, j’ai pris le Kiki, je lui ai donné, je suis partie. Point barre. Ne pas donner d’importance à quelque chose qui n’en a pas. Kiki est par terre ? Je le ramasse. Pas besoin de se noyer dans des explications inutiles ou de s’énerver en disant « maintenant tu dors ! ». Ben oui, il est en opposition si tu dis « tu dors », il dira forcément non.

Chose cocasse : il m’a rappelé bien sûr après l’histoire du Kiki… mais parce que sa couverture n’était plus retenue en bas du lit : il cherchait à se mettre sa couverture tout seul pour dormir !! Et même que quand ma Zouzou est rentrée dans la chambre pour dormir et qu’elle a dit « il dort pas ! » il a répondu tout de go « non je dors ! »

Bon, je ne crie pas victoire ni ne vend la peau du triton avant de l’avoir attrapé : ça fait un soir qu’il s’endort seul. En plus il a passé la journée avec moi, je l’ai écouté dans ses besoins, on a joué ensemble, on a bien rigolé, c’était chouette et tranquille : est-ce que cela a joué là-dedans ? Est-ce que son réservoir à émotions était suffisamment plein de câlins de maman et de papa pour être serein le soir ? (Il était un peu plus calme que les autres soirs.) Et puis ce qu’il a pris comme un jeu peut-être prendra une autre saveur moins agréable demain. Car malgré tout, le moment du couche peut être angoissant pour un tout-petit. Et même pour un adulte finalement ! Il a donc besoin que l’on écoute ses craintes, qu’on le rassure. Mais dans une certaine mesure. Je crois que si l’on donne trop d’importance à une situation, cela la rend encore plus inquiétante. Si ton enfant est inquiet, y accorder trop d’importance justifiera le fait qu’il a raison d’être inquiet. Rassurer d’une phrase d’un câlin est suffisant. (Dit-elle en espérant que la situation ne revienne pas comme avant…)

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12 réflexions sur “Aider son enfant à s’endormir

  1. Bon courage à toi, à vous ! Ici ma fille et le sommeil c’est toute une histoire…pas le soir mais celui de la journée.
    Des siestes qui durent à peine 30-35 min juste le temps pour moi de manger un morceau.
    Idem le matin on est contents quand elle nous fait une grasse mat’ jusqu’à 6h LOL
    A force on les prend comme ils sont mais ça devient usant de ne pas avoir un moment pour moi, pour souffler un peu !

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  2. Coucou! Pff Jai le meme a la maison! Les nuits sont pénibles depuis ses huit mois ! Avant cela ca allait… Mnt beaucoup moins… On est passé au lit de grand, alors il va se coucher, on lit une histoire voir deux et puis câlins mais je dois attendre qu’il dorme sinon il hurle et se lève… Étant donné qu’il peut se lever je ne trouve pas de solutions… Une fois qu’il dort il se réveille pendant la nuit et me rejoint ! Je suis épuisée je n’en peux plus… Jai de tout essayé (ou pas) veilleuse, lampe de chevet qu’il sait allumer de son lit, livre… Rien n’y fait… Cette nuit j’ai été le remettre au lit me suis mise à côté de lui, il a pleuré crié râlé alors que je suis la… Pour aller dans mon lit.. Je suis perdue et n’arrive plus à faire face à ca… Et je ne sais pas comment ça changera un jour :(

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  3. Oui, c’est usant c’est clair! Nous avons été longtemps dans une situation semblable, et je pense que ça fait seulement environ 8 mois que notre « grand » s’endort tout seul (32 mois) il ne faut pas perdre espoir, ça finit par venir! Et alors quel pied!!! des soirées sereines parce qu’on sait que l’enfant va s’endormir vite et tranquillement, un bonheur qu’on savoure vraiment quand on a connu des difficultés!
    Je pense comme toi que d’être sûre de soi joue beaucoup, à la fois parce qu’on transmet cette sérénité à son enfant, et puis aussi parce qu’ainsi, sans avoir besoin de s’énerver, on montre qu’il n’y a pas de porte ouverte pour jouer les prolongations. Très clairement, plus ils sont fatigués plus ils sont énervés plus ils sont difficiles à coucher. Les fois où on a encore des accidents (siestes ratées ou endormissement long) c’est parce qu’on a « raté le train du sommeil ». Donc on a constaté que le coucher à heures fixes est primordial! bref, en tous cas l’important pour réussir à changer les choses c’est d’y croire soi même! alors je sais que c’est plus facile à dire qu’à faire, surtout quand on est « au bout du rouleau ».
    Sinon, je dirais qu’on a fait le même constat quant à l’importance du rituel, c’est à dire les mêmes actions- gestes dans le même ordre, jusqu’à deux ans et demi. (chez nous par ex. c’est repas avec maman / bain+pyjama + 1 histoire avec papa/ tétée puis câlin avec maman). C’est seulement depuis peu que l’on peut se permettre de bouleverser un peu parfois cet ordre en cas de sortie/visite spéciale..sans trop de dommage.
    Autant dire que pour numéro 2, 3.5 mois, on fait tout pour lui apprendre à s’endormir seul sereinement dès maintenant, et je croise les doigts en touchant du bois, pour l’instant ça fonctionne.
    Plein de Bon courage à toutes celles et ceux qui galèrent en tous cas!

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  4. Haha le coucher du Zébulon ressemble au coucher de Chichi. Lui aussi m’appelle parce que Ratou est tombé ou parce que sa couverture le gêne et quand je lui demande de dormir, il me répond « Mais je dors ! » alors que pas du tout :-/
    Pour les histoires, je suis comme toi, je me laisse déborder

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  5. Oui parfois c’est compliqué! Je pensais que le coucher était réglé et un jour, HOP, elle a atterri dans notre chambre sur son petit matelas au pied du lit à refuser sa chambre et son lit de grand… Au départ on se disait que c’était pas grave.. ET depuis deux jour, ras le bol, on la remet dans sa chambre la nuit donc l’endormissement se fait toujours dans la chambre des parents mais en tout cas on garde notre intimité! qu’est ce qu’il se trame dans leur tete? ;-)

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        • mon fils n’a que 8 mois mais si je ne le couche pas à heure fixe, il lui faut 2 ou 3h pour s’endormir et il hurle, un vrai calvaire ! Plus ils sont fatigués, plus les habitudes sont bouleversées, et plus ils ont du mal à s’endormir… Il faut savoir rester calme et serein mais c’est pas toujours évident, courage !

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