Je m’aime donc je suis

2015 est une année difficile. Comme 2014. Sur tout un tas de plans. Pourtant, elle m’apporte une chose que j’ai attendu toute ma vie : un équilibre.
Un équilibre avec moi-même.
Moi, celle que je décriais, accusais, culpabilisais sans cesse.
Celle que je détestais et jugeais.
Celle que, disons-le sans peur, je n’aimais pas.

J’ai longtemps demandé aux autres qu’ils me donnent l’amour que je ne savais pas me donner.
Qu’ils me rassurent.
Me plier à tout pour être aimée.
Même à l’insupportable.
Je ne donnais que peu d’importance à mes besoins. Voire pas du tout. Comme mes chers parents m’ont si bien appris.
Puis tout a commencé grâce à mon fils. Il m’a appris à ne pas tout donner. A écouter mes besoins au risque d’en crever.
Ensuite, il y a eu ce tatouage, qui m’a pris du temps, de la réflexion. Ancré dans ma peau, la fragilité de la vie.
Cette vie si belle qu’il faut saisir et vivre aujourd’hui avant qu’elle ne fane proche du crépuscule de mon existence.
Cette vie que tant n’ont pas la chance de vivre, partis trop tôt.
Ou aveuglés par la haine et la colère.

Aujourd’hui, je suis heureuse.
De moi.
Non pas que j’ai atteint l’excellence, loin de là.
Mais aujourd’hui je l’accepte.
Je M’accepte.
Je m’aime assez pour supporter de me regarder sans m’insulter.
Je concède que je fais plein d’erreurs : et alors, c’est en tombant que l’on apprend à se relever non ?
Je m’en fous d’être imparfaite aux yeux des gens. Je suis comme je suis et j’ai le droit d’être aimée et de m’aimer en tant que telle.
Je ne suis pas infaillible : qui l’est ?

Mon apparence n’est pas parfaite ? Qu’importe le flacon, pourvu qu’on est l’ivresse.
Je suis tout et son contraire : eh bien au moins, on ne s’ennuie pas avec moi.

J’apprends à dire le positif, à profiter des petits bonheurs, de la vie, des enfants.
Je n’ai (presque) plus peur qu’on m’abandonne. J’ai tellement été seule que je n’en frémis plus.
Je n’ai plus la crainte d’être jugée.
Je suis libre et je peux le rester.
Je mène ma barque, ma vie, au gré de mes envies.

J’existe.

Je peux enfin redevenir la petite fille que j’étais, douce et gentille. Envolée la colère. Elle resurgit parfois mais sans tout décimer.
J’ai tort, souvent, j’ai raison, parfois.
Je ne suis pas la mère parfaite que j’aimerais être : ça tombe bien elle ressemble à un robot.
Je suis encore trop impulsive, trop dure. Mais demain est un autre jour : à moi de le rendre meilleur qu’hier.
De ME rendre meilleure.

Bref, je ne suis pas parfaite mais je m’aime comme je suis.

Tout ça pour vous dire que c’est possible. Qu’il ne faut pas avoir peur d’être comme on est. Qu’on n’a qu’une vie, alors tâchons de la remplir de plein de bonnes choses qui nous rendent heureux(ses), qui nous remplissent justement, et qui nous nourrissent. Il est possible de se sortir de relations toxiques, d’en construire des jolies, qu’il est possible de s’aimer. Même si tout n’est pas parfait dans sa vie. De s’en foutre des yeux qui se posent sur nous.

Alors tout ça n’est pas un hasard. Il faut travailler, s’exercer, lâcher-prise, sauter sans filet.
S’ouvrir aux autres sans avoir peur de se faire buter.
De se prendre un mur.
S’ouvrir et voir les bonnes personnes que la vie met sur le sentier.
Cela demande du temps, des années, une vie.
Je suis loin d’être au bout du chemin.
Je n’en suis sans doute pas à la moitié.
Il faut accepter d’avancer, de reculer, de rire et de pleurer.

Tout simplement de VIVRE.

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