Une histoire à dormir debout

Le sommeil. Où devrais-je dire notre sommeil tant nos nuits sont imbriquées. Depuis plus de 6 ans – 6 ans bordel -, mon sommeil n’est plus ce qu’il était. De marmotte ayant besoin de 10 heures de sommeil je suis passée à un oiseau de nuit. Tronquées, hachées, réduites et si peu complètes – c’est-à-dire une nuit de 7 heures sans réveils -, les nuits résultent d’une sorte de loterie, orchestrée par mes enfants.
Maladies, dents qui poussent (ou qui tombent ça marche aussi), angoisses, vomis, fièvre, ma grande a su agiter mon train de sommeil et le mettre en désordre. Quant au petit, il a fait exploser le compteur des heures de retard, le bloquant tout a fait à un nombre d’années impossible à compter ni à récupérer. Ce joli multirécidiviste du réveil nocturne, de la soirée pourrie ou de l’éveil matinal m’a également été livré avec des cernes et une poignée de cheveux blanc, histoire d’en plus mettre un coup au moral.
L’avantage c’est que j’ai développé une capacité impressionnante à m’endormir n’importe où n’importe quand.
La solution pour tenir contre dents et diarrhées : me « caféiner », moi, la buveuse de thé et de pisse-mémé, et ne pas m’arrêter de m’agiter de la journée. C’est ça le secret : surtout ne pas se poser pour ne pas sombrer (dans le sommeil/l’alcool/les deux). Enchaîner les rôles et les casquettes sans se tromper.

Tout ça n’est pas si grave si je parvenais à bien dormir quand monsieur me fait l’honneur de faire une nuit ininterrompue de 9h. Car la réalité c’est que j’ai souvent du mal à avoir rendez-vous avec le marchand de sable. On se loupe souvent ou il se trompe dans la pelleté de sable qu’il m’envoie. Du mal à m’endormir, réveils, impossibilité à me réveiller et à entendre mon réveil, mon sommeil me stresse. Et si mon petit se met à pleurer, une énorme bouffée d’angoisse m’étreint, oppressant ma cage thoracique dans une douleur indicible. La peur me saisit au moment de me coucher, que je repousse parfois jusqu’à l’épuisement. Quand enfin je me couche, le moindre bruit me met le palpitant à 10 000.

Alors bien sûr, je pourrais lâcher-prise, me dire que je dormirai quand je serais morte, me dire « bon 6 heures de sommeil c’est pas si mal, j’ai connu pire ». D’ailleurs, c’est ce que je me dis.
Mais ma fatigue s’accumule, inexorablement, ralentissant mon cerveau et affectant significativement mon humeur ainsi que mon moral.

Pour tenir, je caresse alors le doux rêve d’une adolescence harassante qui les fera dormir jusqu’à 11h le week-end, et d’une vengeance toute personnelle en faisant retentir tambours et trompettes un petit matin dominical aux aurores…

L’espoir tient parfois à peu !

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2 réflexions sur “Une histoire à dormir debout

  1. Ton article fait remonter des souvenirs de l’époque où mes enfants étaient encore des bébés. C’est vrai que ce n’est pas évident de dormir aisément quand on a des petits à la maison, mais quand on aime…

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  2. Je compatis ici ca va un peu mieux en ce moment mais jai vraiment ce problème et selon les semaines un moral dans les chaussettes et aucune motivation. Le
    Sommeil cest la sante non ?

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