J’veux du soleil

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Je ne sais pas vous, mais je sature des réseaux sociaux en ce moment.
Oui mais bon, c’est normal, c’est mon boulot aussi.

N’empêche.
J’en peux plus de ce déversement de négatif, de jugements en tout genre.
On pourrait y répandre l’amour sur ces réseaux sociaux.
Mais il faut croire que la nature humaine connectée 3.0 ne parle pas des trains qui arrivent à l’heure ni de la force d’amour et de créativié dont est capable l’homme.

Sans doute aussi j’ai le coeur au bord des yeux en ce moment.
L’actualité peut-être.
Mes 35 ans ?
Sûrement.

35 putain d’années.
Je me souviens de ma mère à cet âge.
Et je la trouvais vieille.

Je ne le suis pas bordel.

Dans 5 ans, j’aurai 40 ans. Sérieusement ?
On fait comment pour arrêter le temps ?

Qu’ai-je fait de ma vie ?
Rien d’exceptionnel.
Est-ce que j’aide les gens autour de moi ?
Est-ce que mon travail a du sens ?
Est-ce que ma vie a du sens ?

Et mes rêves, où sont-ils ?
Sans doute une énième crise existencielle ou ma sensibilité qui parle. Encore.
Celle qui en gêne certains, peut-être moi la première après tout.

J’ai envie de créer, de dessiner, de vivre.
J’en ai marre de rester toute la journée devant mon ordinateur à écrire des kilomètres de textes, à faire défiler les touches de mon clavier sous mes doigts.
Et ce livre qui germe dans mon esprit et que je n’arrive pas à écrire ?
A quoi bon finalement, d’autres écrivent mieux que moi.
Il est plus facile de ne leur laisser la place.
Et si j’avais tellement peur d’échouer que finalement c’était plus simple de ne rien faire : à ne rien tenter on ne risque pas de se planter.

Alors en attendant de ravaler mes larmes, le retour à la normale de mes émotions, je me tiens à distance.
D’ici, de ce blog où je ne trouve plus le temps de m’attarder, où je n’ai plus vraiment envie de parler de ma maternité qui me pèse tant en ce moment. J’en ai honte et pourtant : être mère est pour moi un constant échec. J’ai parfois l’impression de me réveiller dans une vie qui n’est pas la mienne, réveillée d’un long sommeil qui a duré toute ma vie.
Maintenant, je fais quoi de celle que je suis vraiment, celle qui colle pas vraiment à cette vie qui file dans un ronronnement morose et atone, sans feu d’artifices, sans aventure, trop prévisible ?

Comme toujours, ça passera.
Et peut-être un jour ce blues de la vie ne reviendra jamais… Qui sait ? 

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10 réflexions sur “J’veux du soleil

  1. Rhooo… Je me sens désarmée pour t’aider et te soutenir 😕
    Moi aussi je me questionne régulièrement sur le sens de notre vie, du quotidien qui défile. Mais en ce moment, ça me donnerait plutôt envie d’arrêter de bosser (à quoi bon ? Perpétuel recommencement je me dis, certains jours) et de me consacrer aux enfants et à la maison, de nidifier 😊… Tout en sachant que ça me satisferait pas longtemps !
    Bref. Moi non plus je n’aide pas grand monde (enfin, un peu mes proches je crois) et j’aimerais bien t’aider toi. On a tous besoin d’être aidés et entourés ☺

    (sinon, moi, je persiste à y aller mais FB m’ennuie de plus en plus : ce que j’y trouve est niais ou inutile la plupart du temps, quand ça ne me parait pas pauvre sur le fond. J’aimerais plus de lecture et moins de vidéos #àlacon, plein de jolies choses positives… ! )

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  2. Ça sent le gros coup de blues…
    Pour les réseaux sociaux, je ne peux pas te dire que tu as tord. J’ai aussi l’impression que les gens sont devenu négatifs, très agressifs, centrés sur eux-même et dans le jugement permanent quand ils sont bien au chaud derrière leur écran.
    Ça traduit peut-être un mal être? A force d’être mal dans leur travail, dans leur vie, ils en deviennent méchant et agressif afin de faire ressortir leur frustration.
    J’espère bien qu’à 35 ans on est pas vieille, on est encore pas arrivé à la moitié de sa vie ! On peut faire encore tellement de choses.
    Pour ce qui est de la vie monotone et que tu n’aimes plus … C’est compliqué de se forcer à sortir de son train-train. On est obligé de prendre des risques, dur quand il y a des enfants derrière… Loin de moi l’idée de te dire « de te bouger le cul », je ne fais pas aux autres ce que je n’aime pas qu’on me fasse.
    Je te souhaite juste de trouver un projet qui te donnera le courage de casser cette monotonie et de donnera à nouveau l’envie de foncer vers l’inconnu.

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  3. Coucou, j’ai moi aussi des coups de blues et je pense maintenant que c’est normal. Comme je l’avais dit dans un de tes autres posts moi aussi ma grossesse me manquait et maintenant? Ma fille vient de souffler sa première bougie et moi dans tout ça? Ben j’ai fait le deuil de ma grossesse qui me tenait tellement à cœur et avec aucune compréhension de mon entourage… et maintenant je suis triste et j’ai des regrets d’avoir perdu autant de temps à regretter le temps ou j’étais enceinte. Et voila que je recommence mais cette fois je regrette les premiers instants magiques ou je n’étais qu’a moitié consciente parce que je repensais sans cesse à ma grossesse. Chaque jour suffit sa peine et j’en ai marre de toujours regretter alors maintenant je vis au jour le jour oui je repense à mon accouchement, les premiers moments avec ma poupette mais avec juste un brin de nostalgie et en survolant mon souvenir sans trop m’y attarder pour ne pas avoir de regrets. La vie est trop courte, le temps passe trop vite et à force on passe à côté des plus belles choses et surtout des plus beaux moments de nos petits bouts.

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