Lettre à mes enfants

Mes zouzous, mes petits choux, mes petits chats,

Encore un matin où je me lève la boule au ventre mes amours.
Vous n’êtes pas là, mais chez votre papa.

Depuis que votre papa et moi sommes séparés, je me répète comme un mantra cette phrase que l’on m’a dit « tu vas t’habituer ».
M’habituer à vous aimer quelques jours par semaine.
À vous embrasser certains soirs seulement.

À tout gérer, le travail et mon rôle de maman.
Et vous aimer comme il se doit, entièrement.
Sans jamais m’énerver.

La pression.
Je me mets la pression mes chéris, parce que je veux vous épargner.
Vous épargner les blessures, les déceptions, les chagrins.
J’essaie de faire que cette nouvelle vie soit douce, sans un papa et une maman sous le même toit.
Réparer les plaies que cette séparation vous a causées.

Je vous adore, si vous saviez.
Même quand vous n’écoutez rien.
Que vous êtes en colère.
Quand vous boudez.

Je vous aime par-dessus tout.
Le savez-vous, que votre naissance m’a fait naître, que personne dans ma vie ne m’a autant poussée à bout pour aller chercher au fond de moi tout l’amour que j’avais à donner ?
Vous m’avez appris à ne plus avoir peur d’aimer.

Savez-vous à quel point j’ai peur de vous perdre ?
À quel point, depuis votre naissance, dans chaque respiration il y a un peu de vous ?
À quel point vous me donnez envie de me dépasser, de me surpasser ?

À quel point j’aimerais que votre vie soit aussi belle et lumineuse que votre cœur ?

Ma fille, tu es merveilleuse, je suis si fière d’être ta maman. Ton énergie vitale est une merveille, tu es si créative, si volontaire, si pleine de vie.
Je veux que ton avenir soit à la hauteur de tes rêves.
Tu es un trésor, un vrai, celui que l’on ne peut pas compter.
Chaque jour à tes côtés est aussi doux qu’une boîte de chocolat.
Tu as essuyé les plâtres toi mon aîné, et je te dis pardon pour mes manquements, mes imperfections de jeune maman.
Tu es si précieuse. Merci de m’avoir appris à être ta maman. Merci d’avoir ce rôle, de ta générosité.

Toi mon fils, tu es un concentré de sensibilité, d’amour et de câlins. Tu apprends si vite, tu as tant d’empathie. Tu es d’une richesse humaine peu commune.
Je souhaite du plus profond de mon cœur que tu puisses mettre à profit toutes ces richesses. Que chaque jour soit aussi lumineux que toi, mon soleil.
Tu m’as donné envie de dévorer la vie, par les deux bouts et plus encore.
Tu m’as appris à aller dans mes retranchements et en sortir grandie, meilleure.
Tu m’as réanimé. Oh, je n’ai sûrement pas fait tout ce qu’il fallait, mais j’ai tout fait avec amour. Pardon pour mes imperfections de maman.

Mes enfants, vous n’êtes pas là, mais je pense à vous.
J’écris ces lignes alors que je devrais travailler, mais voyez-vous, si vous n’êtes pas toute ma vie, parce que je ne veux pas que vous sentiez ce poids d’être toujours là pour moi, vous en êtes une bonne partie. La meilleure et sans doute la plus dure. À laquelle je ne renoncerai jamais. Et j’avais besoin de vous le dire. Un jour vous lirez ces lignes, et j’espère que cela vous aidera à me pardonner toutes mes erreurs de parent.

Je serais toujours là pour vous, même si un jour vous me tournez le dos, même si on aura peut-être des disputes.
Mes bras vous seront toujours ouverts, et mon cœur aussi.
Pour épancher vos peines, sécher vos larmes, de joie ou de bonheur.
Je serai là, à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit.
Pour les accidents de vie et les bonheurs aussi.
Pour le brevet, pour vos spectacles, pour votre bac, pour votre premier chagrin d’amour, pour votre dispute avec votre meilleur ami.
Que vous ayez 12 ans ou 48 ans.

Je vous que vous sachiez que vous aurez toujours un refuge par temps de tempête.
Que quoique la vie vous apporte, vous aurez un endroit calme où vous pourrez vous ressourcer, et retrouver l’enfant que vous étiez.

Vous me manquez cruellement mes amours.

L’été sera particulier.
La rentrée ne sera pas douce.
Ces moments que je préférais se teintent de gris…

À la rentrée, vous serez une semaine chez papa, une semaine chez maman.
Vous en avez exprimé le besoin et ce qui compte c’est votre bonheur.
Pas le mien.

Alors j’essaie d’accepter.

Alors je me console en me disant que vous serez mieux ainsi
En pensant à vos sourires
J’essaie de me remplir le cœur de cette joie de vivre que vous aurez, je l’espère.
Je vous aime, vous n’avez pas idée.
Vous êtes sans doute les plus belles et riches personnes que la vie m’a donné de rencontrer.
Ne l’oubliez jamais.

Votre mamounette

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Une réflexion sur “Lettre à mes enfants

  1. C est contre-nature de prendre les enfants à une mère. Bon courage dans cette société patriarcale qui a réussi à voler la maternité aux femmes.

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