Souviens-toi du bonheur

Souviens-toi de ton cœur qui bat si fort qu’il pourrait sortir de toi,
Qu’il pourrait briser tes côtes et exploser tout à fait
Des ailes qu’il te donne
Alors que tes pieds sont lestés.

Souviens-toi de leurs câlins tendres et leurs petits bras autour de ton cou
De leurs mots d’amour enfantins qui coulent dans tes veines jusqu’à ton cœur.
De leur entrain à embrasser la vie
Et de leur joie à occuper la tienne.

De ses baisers doux et chauds qui réveillent ton corps
De sa main qui frôle la tienne
Des papillons dans le ventre.
De la douceur d’être là, juste à ses côtés
Des silences confortables qui te font dire que tu es à ta place.

Souviens-toi de ces parfums
Machines à remonter le temps,
Que tu peux exhumer à volonté
Et faire renaître le doux passé.

Souviens-toi des moments si banals
Qui font le miel du quotidien
De la chance d’avoir un toit pour dormir
Et de la nourriture pour apaiser ta faim.

Souviens-toi de la plénitude
Maintes fois ressentie
Aussi délectable que de se coucher
Dans des draps frais à peine sortis.

Souviens-toi de ces fous rires avec celles qui comptent
Celles avec qui un éclat de lumière jaillit alors que les chemins sont escarpés et sombres,
Qui t’accompagnent dans ta vie, avec tes parfaites imperfections
Et qui savent t’ouvrir leur bras et leur maison
Pour y verser des larmes ou un verre de vin.

Souviens-toi de ces moments où ton corps vit
Où le temps n’a plus de prise
Et les soucis, d’emprise.
Où les corps incandescents brûlent de désir
Dans des draps froissés par l’amour
Avant de s’endormir tels des aventuriers arrivés à leur destination.

Souviens-toi de ces mélodies
Qui adoucissent les malheurs
Et t’offrent un havre de paix
Quand les flots sont agités.

Souviens-toi de la beauté des saisons
De la jeunesse à la sénilité
Qui font choir les feuilles rougies
Et font exulter les odeurs de la terre.

Souviens-toi des fleurs
Qui s’épanouissent et puis meurent
Et qui livrent leur odeur
Pour apaiser les sombres heures.

Souviens-toi de chaque victoire dans ta vie
Mais aussi de tes défaites,
Du fait qu’elles ne sont jamais vaines
Mais te font gravir des marches de plus vers une belle plaine.

Souviens-toi que tu existes
Aux yeux des tiens
Qui ne sont pas éternels
Que chaque instant à leurs côtés
Les rapproche un peu plus du jour dernier.

Souviens-toi de la tristesse
La jumelle du bonheur
Sans laquelle le rire
N’aurait pas la même saveur.

Souviens-toi du bonheur,
Ce soleil que l’on garde au fond de soi quand les jours sont gris,
Que l’eau coule sur les vallées de ton visage
Ou que ton cœur est pris en étau.

C’est ce dont on se souviendra quand nos pensées s’envoleront, que le corps prendra son repos éternel
Et que l’on redeviendra poussière.

Le bonheur c’est tout ce qu’il restera de nous après notre passage sur Terre, je l’espère.

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