Burn out, épuisement maternel : mes conseils pour les éviter

9681813955_e1a6047f0d_cSi tu as cliqué sur cet article, c’est que tu te sens concernée de près ou de loin par l’épuisement maternel.

Que tu sois à la maison ou que tu travailles, que tu sois maman solo ou en couple, tu peux être touchée par le burn out.

Les vies que l’on mène aujourd’hui sont presque inhumaines.
Le rythme est trépidant, d’autant plus pour les femmes qui doivent tout gérer de front, et sans se plaindre par dessus le marché. Eh oui, on voulait l’indépendance, on l’a, alors on se tait !

Puis un jour, on peut se sentir prise dans un tourbillon infernal, jusqu’au burn out : il est trop tard, le mal est fait.

Alors ma chérie, pour te préserver de ça, je voulais te donner quelques conseils, te dire que tu n’es pas seule à te sentir submergée, noyée.
Parce que moi, je suis passée par très loin du burn out.
Genre très très près.
Voire j’y étais dedans bien comme il faut pour différentes raisons, notamment que mon petit deuxième était plutôt intense et que j’ai géré toutes les nuits – qu’il n’a fait qu’à 3 ans/3 ans et demi – jusqu’à ses 18 mois. Et que, petit détail, j’avais une grande à m’occuper et accessoirement, j’avais repris le travail quand il avait deux mois… Un travail d’indé, deux enfants, des nuits réduites à peau de chagrin, la pression financière, et pas suffisamment de participation du père ou de la famille, tu vois le topo ?
J’ai fait plein d’erreurs, à la pelle, comme une maman qui voulait bien faire… pour ses enfants et son mec, mais pas pour elle.
Ce passage de ma vie, s’il a été violent et très dur, m’a appris à écouter mes limites (mais j’ai pas dit à les respecter… mais ça, c’est un autre sujet).

Voilà ce que j’ai pu un peu en retirer, les conseils que j’aurais aimé entendre/lire/avoir, qui peut-être t’aideront à faire baisser la pression.

Fais participer le papa au maximum

On va me traiter de féministe, eh bien, oui, j’assume. Si les papas sont globalement plus présents, les mères continuent d’assumer la bonne partie des tâches quotidiennes, en plus du travail, surtout quand un deuxième enfant arrive. Et puis tu connais notre gros problème : l’empathie. Cette satanée empathie qui nous pousse à préserver les autres, mais surtout pas nous.
Le papa, oui il bosse, oui tu peux te lever la nuit. Mais pas tout le temps et à chaque fois. Jusqu’à preuve du contraire, cet enfant, vous l’avez fait à deux. Et ton sommeil n’est pas moins important que celui de ton chéri. Encore plus si tu as repris le travail. Et cela vaut même si tu es en congé parental ou mère au foyer. Parce que je ne sais pas ce qui est le plus dur, tenir fatiguée au boulot ou toute la journée à gérer votre loulou, mais ce n’est peut-être pas la première option. Courses, aller chercher l’aîné à l’école, pousse-le à être présent. Cela devrait même être naturel hein. Mais en attendant qu’il prenne le pli, impose-lui d’être présent même quand il rentre fatigué du travail. De nombreuses séparations sont dues à la charge mentale : certains couples résistent, parce que le père réagit, d’autres explosent. Je ne dis pas ça pour te faire peur, mais s’il y a beaucoup de couples qui se séparent au deuxième enfant, c’est bien sûr aussi parce que la charge mentale augmente pour la femme et que le fossé se creuse dans le couple.

Demande de l’aide

Pour les mercredis, les vacances, pour garder tes enfants occasionnellement, pour prendre du temps pour toi, que ce soit la famille ou la halte-garderie, tu as le droit de ne pas t’en sortir seule : aucune mère ne peut tout endosser seule ou avec une aide ponctuelle du papa ! En plus, il faut bien plus que deux parents pour élever un enfant. Et ton loulou sera content de découvrir autre chose mais surtout de retrouver une maman un peu moins sous pression. Être moins là, mais de manière plus qualitative, c’est pas mal non plus.

Pense à toi

Accorde-toi chaque jour un moment de plaisir, une lecture, une pâtisserie, un bain, où tu peux être là juste pour toi. Parce qu’une maman qui s’occupe d’elle pourra mieux s’occuper de ses enfants, c’est essentiel. (Et puis bordel, tu n’es pas qu’une maman ni un robot.) Oui c’est dur de trouver du temps pour soi, de se reconnecter à soi… Cela demande de l’organisation, et parfois de l’aide extérieure. Mais c’est indispensable, vital même.

Ne te mets pas la barre trop haute

Coupe les réseaux sociaux régulièrement et les comptes IG des mamans parfaites, celles dont l’intérieur est parfait avec 3 enfants en bas âge ou qui sourient tout le temps alors qu’elles dorment 3 heures par nuit : elles ne vous montrent que le bon côté des choses. C’est prouvé, les réseaux sociaux diminuent la confiance et l’estime de soi. Et quand on est épuisée, c’est très très facile de culpabiliser et de se sentir super nulle comme maman. Alors si pour une fois, le soir, ton loulou mange des pâtes, ou une crème au chocolat, qu’il se couche avec 30 minutes de retard, qu’il n’a pas pris sa douche, ce n’est pas grave. Il n’y a pas péril en la demeure. Vraiment pas.

Priorise les choses

La to-do list d’une maman est sans fin, du matin au soir, du levé au coucher, souvent tardif. Alors si tu ne peux pas tout faire – et c’est ok, c’est même pas humain de réussir à faire toutes ces tâches -, fais une liste des choses urgentes, comme laver le maillot de foot du petit, faire à manger, signer les contrôles ou le carnet de liaison. Cela te donnera le sentiment de devoir accompli, ce qui est bon pour ton estime, et tu reportes ce qui est moins urgent (comme ranger le linge, ce n’est pas une urgence vitale du tout) au lendemain.

Préserve ton sommeil au maximum

La fatigue est mauvaise conseillère. On a du mal à s’organiser, on est irritable, les idées ne sont pas claires… La privation de sommeil est sans doute LA chose la plus dure quand on devient parents, en tout cas pour moi oui. Dormir est essentiel pour te ressourcer.

Dis quand ça ne va pas

C’est sûrement le plus difficile à faire : dire que l’on n’en peut plus, dire que ça ne va pas, que l’on a juste envie de dormir, de ne plus entendre un bruit. Que l’on ne peut plus supporter le quotidien. Parce qu’on a l’impression d’être nulle, que toutes les mamans assurent et pas nous. Dire que non, tu ne vas pas bien, cela peut être ressenti comme un terrible aveu de faiblesse. Mais être maman, c’est dur ! Surtout si on n’a pas un conjoint présent et soutenant. Prends du recul : tu t’imagines combien il faut d’énergie et d’abnégation, de remise en question chaque jour pour élever des enfants ? Et parfois, en en parlant, on découvre que de nombreuses mamans sont dans le même cas que nous et ça, ça enlève aussi un peu de pression.

Enfin, j’ai une pensé toute particulière pour les mamans solos, ces warriors, celles qui ont la garde exclusive ou qui sont en garde alternée, très exposées à l’épuisement : vous devez vous battre parfois contre les pères, avec l’administration, parfois avec la justice. Parfois, souvent, toujours, les gens ne savent pas ce que ça représente d’être solo. D’avoir peur d’être malade parce que tu es seule à gérer tes loulous. Que c’est jour et nuit, nuit et jour. Surtout, surtout, ne restez pas seule : là, pour le coup, les réseaux sociaux, ça peut aider. Parlez, discutez, et confiez-vous à vos amies proches, celles qui vous comprennent vraiment dans cette vie que vous avez. Elles sont rares, mais elles existent.

Alors mes petites chéries, je vous serre fort contre mon cœur. Avoir des enfants, c’est beaucoup de bonheurs, mais ça peut virer au cauchemar si on se sent engluée dans le quotidien. Préservez-vous, aimez-vous et soyez douces avec vous-mêmes <3

(N’hésitez pas à laisser vos astuces en commentaire !)

 Photo credit: citron_smurf on Visualhunt / CC BY-NC
Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s