9 mois dans la boîte {avec du cadeau de grossesse à l’intérieur}


Ahhh la grossesse, ses nausées, ses courbes incroyables qu’elle vous donne, ses pertes de bouchon muqueux… et ses guides de grossesses qui te donnent envie de te pendre avec ta culotte-qui-recouvre-le-ventre version XXL. La grossesse, quand tu lis les guides de grossesse classiques, ça a l’air d’être quelque chose de vachement sérieux. Super médical. Et une période pendant laquelle il faut faire super gaffe à tout. Aux chats tueurs de femme enceinte ou aux légumes trucideurs de ventre rond. Que du bonheur qu’ils disaient !

Heureusement, il y a 9 mois dans la boîte, paru aux éditions Jungle.!cid_image002_jpg@01CFF9D0C’est quoi ? C’est comme le Port Salut, c’est marqué dessus ! C’est une boîte qui réunit 150 questions sur la grossesse. Comme un jeu. Petit extrait !

Des cartes qui n’ont pas oublié d’être drôles (et de te faire faire pipi dans ta culotte, tu verras, avec le relâchement de ton périnée, c’est la fuite assurée) et qui t’accompagneront du pipi sur le bâtonnet à la délivrance placentesque.

6 catégories à découvrir pour s’amuser !

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Oui s’a-mu-ser ! Car cette boîte de grossesse est un jeu vendu avec un mini-guide. Grâce à Marion son auteur, aka McMaman, qui nous fait rire avec un humour grinçant depuis quelques années sur son blog et dans son Maxi Best Of Grossesse et Naissance, la grossesse n’aura plus aucun secret. En plus, elle a tellement mis tout son cœur dans cette boîte qu’elle a même jugé bon d’en mettre un, de bébé dans sa boîte à elle :)
Bref, une boîte à avoir si tu es enceinte… Ou à déposer au pied du sapin de Noël de tes amies, sœurs, cousines enceintes. C’est sans doute le plus beau cadeau que tu puisses leur faire après une boîte de Tena. Et en plus, il ne coûte que 10,50 € ! Tu aurais tort d’en priver les futures mamans que tu connais !

Ce petit bonheur en boîte, eh bien je te le fais gagner ici.

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Pour ce faire, rien de plus simple : poste en commentaire la pire remarque que ton cher et tendre ait pu faire pendant la grossesse ou le jour J.
Je me rappelle de mon Oursen salle de naissance, choqué qu’il était par la venue au monde de notre Zouzou, planant un peu (beaucoup). La sage-femme qui allait nous amener dans la chambre lui dit : « Vous venez monsieur ? » Et lui de demander : »Je prends la petite ? » Il m’a fait rire, tant et si bien que j’ai cru que mes points fraîchement cousus allaient lâcher.

Et ce concours c’est jusqu’à quand ? Eh bien, cela ne durera pas 9 mois, mais une semaine. Tu as jusqu’à dimanche 21 décembre à minuit pour participer !!

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Bonne chance !!

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Edit du 16/01/2015
Après un égarement spatio-temporel noëlesque de ma cervelle et les tragédies qui ont touché notre pays (qui n’ont pas aidé à ce que mon cerveau se remette en marche), je vous annonce enfin la gagnante de ce chouette concours :
Mademoiselle-Coralie
Alors franchement, elle m’a bien fait rire ton anecdote.
Et celle des autres aussi. Merci à toutes de votre participation.
Mademoiselle-Coralie contacte moi sur mon mail contact@lavisdemaman.com pour me donner tes coordonnées. Encore bravo à toi !

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Lettre à une jeune maman


Toi jeune maman, j’ai envie de te prendre dans les bras.
De te faire un câlin.
Que de tendresse j’ai à ton égard.
Je sais dans le secret de la maternité ce par quoi tu es passée.
Cette force et cette fragilité.
Indécelables.
Pourtant si profondes.
Si antagonistes.
Si complémentaires.

Une naissance.
Magique.
Un deuil.
Celui de sa vie passée.
Une explosion.
Ou un doux torrent.
Un chamboulement.
Un changement, sûrement.
En silence.

Un nouveau livre s’ouvre : celui de ta vie de maman.
Personne ne l’écrira à ta place.
Chaque minute qui s’égraine construit la maman que tu es.
Tu gagneras en confiance si tu en manques.
Tu gagneras en assurance si tu en as déjà.
Chaque ligne s’écrit, dans un tremblement,
Un doute,
Une main incertaine qui laisse des mots parfois raturés.
Une ébauche.
Si jolie.
Si touchante.

Toi jeune maman, j’ai envie d’être ton épaule.
Entoure-toi de personnes bienveillantes, aimantes.
Qui ne te donnent pas de conseils sans que tu en demandes.
Qui sont juste là.
Pour te rassurer.
Pour te dire que tu fais bien.
Sans te juger.
Qui savent laisser la place à la maman que tu es.
Qui doute peut-être.
Dont les gestes sont peu assurés.
Seulement de l’extérieur.
Laisser la place à ton nouveau toi.
Ton nouveau rôle nouvellement né.
A tes choix.

Toi jeune maman, garde espoir.
Des moments merveilleux, il y en aura.
Des moments moins faciles, sans doute.
Les nuits, les journées, les pleurs, les cris,
Entrecoupés de magie.
Garde espoir.
Car même ces instants que l’on aimerait passer à vitesse grand V
Seront gravés à jamais.
Et tu aimeras y replonger
Quand ton bébé sera bambin
Avec nostalgie.

Toi jeune maman, je voudrais te dire de ne jamais oublier que toi seule sait.
Tu es sa mère.
Tu connais ton bébé.
Mieux que personne.
Ne laisse personne te dire le contraire.
Pas même les médecins.
(Ceux-là il faut savoir s’en méfier)

Toi jeune maman, ne t’oublie pas. N’oublie pas que tu es une femme.
Prends du temps pour toi.
Même 5 minutes.
Même deux secondes.
Et soit gentille avec toi.
Ton corps porte les stigmates de cette épopée…
Mais pas complètement, pas à tout jamais.

Toi jeune maman, laisse-toi t’enivrer.
N’oublie pas non plus de te plonger avec passion dans les yeux de ton enfant.
De respirer sa peau.
Sentir ses cheveux.
Sentir sous tes doigts la douceur de cette chevelure angélique.
La douceur infinie de cette peau diaphane.
Deviner le pouls qui anime le corps entier de cette vie.
Observer le battement de ses cils.
Se délecter de la danse de ses petits mains.
Bloquer des heures sur ses petits pieds.
Parfaits.
N’oublie pas que chaque respiration passée ne reviendra jamais.

Et puis non, toi jeune maman, oublie tout ce que j’ai dit.
Chaque mère, chaque enfant est unique.
Je te souhaite juste de vivre chaque instant,
Chaque petit moment que ce cadeau de la vie pourra te donner.
En bon ou en mauvais.
Facile ou difficile.

Ça y est, je recommence.
Je me tais.
Je te laisse profiter
Et m’en vais sur la pointe des pieds,
Pour ne pas le réveiller…

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4 mois, et moi et moi et moi


Voilà 4 mois que je suis enceinte.
Seulement.
Déjà.

Le temps me file entre les doigts : demain il, ou elle, sera là.
Je réalise à peine que ce petit bout est bien là, au creux de mon ventre.
Chaque grossesse est décidément une aventure folle.
Différente et semblable.

Cette grossesse est sans doute la dernière pour moi. Deux enfants, c’est bien. Cela nous va à l’Ours et moi, même si une tribu me rendrait super heureuse. Je reste réaliste quant à nos moyens financiers hein (et à ma capacité à assurer).
Pourtant, je la vis tout naturellement. Je n’essaie pas de profiter au max, de faire tout ce que je n’ai pas fait pour la première grossesse.
J’essaie juste de la vivre comme la vie me la donne à vivre.
Et ça, c’est assez déroutant.

Ce qui est déroutant aussi, c’est que je ne compte pas les semaines. Je ne regarde pas jour après jour où j’en suis dans cette grossesse. Je n’en éprouve pas le besoin.
Je suis à 4 mois, mais je ne sais pas combien de semaines cela représente. Qu’importe tant que tout se passe bien.
Ce qui est déroutant, c’est d’avoir senti ce bout de vie installé avant même un hypothétique retard. Que je l’ai senti taper discrètement à deux mois de grossesse. Qu’à 3 mois, il a commencé à taper tous les jours. Je le sens bouger tellement bien alors que je ne suis qu’à 4 mois. On le sent même taper quand on pose la main sur mon ventre. Du coup, ça fout le bazar. J’ai l’impression d’être à 6 mois alors que je n’en suis qu’à 4.

Ce qui est déroutant, c’est à quel point je me sens différente de la première grossesse. Je ne vis pas les choses aussi intensément, mais plus tranquillement.
Mis à part le fait que j’ai une peur viscérale de perdre cet enfant. Depuis le début.
Parce que je sais que l’Ours et moi on a une chance indécente.
D’avoir trouvé l’amour de l’autre.
D’avoir une Zouzou en pleine forme.
De pouvoir avoir un deuxième enfant, si vite, si naturellement.
Peur de le perdre.
Parce qu’il a compté tout de suite dans mon cœur.
Qu’il a son existence et que je l’attends déjà.
Le prendre dans mes bras.
Je m’en fiche d’avoir un bidon rond maintenant.
Seul compte la venue de ce petit être.
En bonne santé.
Vendredi, on va savoir si c’est effectivement un garçon ou si cette crevette nous a joué un petit tour.
Peu importe le sexe. Je ne suis pas impatiente.
Je veux juste savoir s’il va bien, ce bout de vie.
Le voir.
Le découvrir.

Mais qui parle ?
C’est bien moi ?
Qui aurait pu dire que je pouvais écrire ces mots ?
Pas moi en tout cas.
Encore une jolie surprise de la vie.

Je suis heureuse de vivre les choses si différemment.
Cela augure une nouvelle histoire.
Un nouvel allaitement qui pourra réussir.
Des liens qui se feront plus en douceur.
Un contact, des mots bien avant la naissance.

La naissance, d’ailleurs, ne me fait plus peur.

Je l’espère plus naturelle, plus instinctive, plus proche de moi. Plus active.
Pour la douleur, on verra.

Laisser faire.

Je ne stresse même pas de ne pas déménager. Une seule chambre pour deux enfants, une micro salle-de-bain. Pas forcément d’argent pour acheter des tonnes de vêtements.
Ce n’est pas grave, on va improviser.
Se débrouiller.

Et profiter de ce qui est important : le temps, la vie, les premiers instants.
Vivre, tout simplement.

Qui es-tu, toi, là, dans mon bidon ?