Le sens de la vie

Tu as donné un sens à ma vie.
Mon essence essentielle.
Le carburant de la vie.
Mon amour.

Bientôt 13 ans d’amour.
Des hauts, des bas.
Des débats.
Des déboires.
Des batailles.

Des projets.
Fous.
Fous d’amour.
Un enfant.
Puis deux.

Fous de la vie.
Fous d’envie.
En vie.

La vie nous file.
Elle tisse nos souvenirs.
Les étire.

Les déforme
Pendant que d’autres prennent forme.
Les efface
Pour faire face au quotidien
Moins rieur
Moins rêveur
Moins enjôleur.

Se réveiller d’un doux sommeil,
Pour se rendormir très vite
Et retrouver ces vibrations
Ces papillons des premiers jours de soleil.

Vole avec moi mon amour
Vers ces jours
Vole avec moi pour toujours
Sans regarder en bas
Ni en arrière
Vers ces êtres que nous ne sommes plus tout à fait
Rappelle-toi juste ce lien invisible qui fait que l’on est fait
L’un pour l’autre,
Pas vraiment autre,
Sans perdre trop de plumes
Ni voler avec d’autres oiseaux rares,
Ceux qui font miroiter le bonheur
Et qui t’enlève toute force de te battre
Mais qui ne feront pas battre ton cœur.

Viens suis-moi,
Avançons main dans la main
Sur le chemin du bonheur
Semé d’embûches et de délicieuses fleurs
Que nous puissions un jour nous retourner
Et regarder ensemble notre vie
Que l’on aura traversée
Contre vents et marées.

Mon essentiel,
Mon souffle,
Mon âme-sœur.

20130607-205933.jpg

Fan d’eux

Quand elle invente des histoires avec ses amis imaginaires.
Quand il me regarde dans les yeux.

Quand elle me confie ses rêves.
Quand il s’endort la tête contre ma poitrine.

Quand je la vois aider les autres enfants.
Quand il pose sa main sur la mienne.

Quand elle court dans l’herbe le sourire aux lèvres.
Quand il sourit de tout son visage jusqu’aux cheveux.

Quand elle veut toujours cueillir des fleurs sur le chemin de la maison.
Quand il enfouît sa tête au creux de mon cou.

Quand elle ne s’arrête pas de commenter tout ce qu’elle fait.
Quand il se met à parler encore et encore alors qu’il est en train de téter.

Quand elle s’endort enfin, parce que le sommeil s’impose à elle, débordante de vie.
Quand il a les yeux ouverts sur le monde et qu’il dévore tout de son regard.

Quand elle me demande de lui épeler des mots.
Quand il fixe un jouet puis se marre.

Quand on se dit des secrets au creux de l’oreille.
Quand il me cherche du regard.

Quand je la vois courir et crier « papa ».
Quand je le vois plongé dans les yeux de son père.

Quand elle lui dit « je t’aime mon frère ».
Quand il lui répond en ouvrant grand sa bouche.

Quand je les vois tous les deux, frère et sœur, et qu’il s’aime déjà.

Je suis fan d’eux, jusqu’au cœur.

20130526-083534.jpg

Mon Zébulon

Mon petit ange. Voilà un mois que tu es là.
Que j’apprends à te connaître.
Que je te découvre, avec gourmandise et parfois avec angoisse.

Tu es un petit ourson glouton qui passe souvent à table, encore plus de nuit que de jour.
Cela va durer toujours ?

Tu aimes dormir… Quand tu parviens à trouver le sommeil… Avec notre aide. Mon aide souvent.
Auras-tu toujours besoin de mes bras, du calme, d’une écharpe de portage, de la chaleur de notre lit, de notre présence ?

Tu détestes être seul : même si tu dors, cela te réveille. Ton moment adoré, c’est quand tu rejoins ton papa et ta grande sœur à la cuisine le matin. Tu leur offres une ribambelle de sourires enjôleurs.
Seras-tu toujours en quête de compagnie ?

À peine un mois que tu es là et déjà tant de place dans la famille.
Tant de questions dont je connais évidemment les réponses…
Plein de douceurs qui parsèment chaque jour ma vie de « maman de deux » J+30 jours et des poussières, telles des trainées d’étoiles qui mèneraient sur le chemin du bonheur…

Un mois déjà… Et c’est comme si tu avais toujours été là.

Tu es déjà habillé en trois mois.
Tu es fasciné par les lumières.
Tu aimes que je te chante une comptine en te berçant pour t’endormir.
Tu pleures juste quand tu as faim ou parce que tu n’arrives pas à t’endormir.

Tes yeux sondent notre âme, ton regard fort, puissant. Ton visage aux mille saveurs, Jean qui rit Jean qui pleure. Tes joues dodues, ton nez retroussé, ta bouche en cœur, à qui ressembles-tu ? À toi à n’en pas douter.

Tu adores ta sœur que tu dévores des yeux à chaque fois qu’elle est dans les parages.
Tu as offert tes premiers sourires à ton papa dans les yeux duquel tu te noies souvent, bouche bée.

Et moi ?
Moi, j’essaie de t’envelopper de tout mon amour de maman fatiguée et parfois énervée, de puiser de la patience au fin fond de mon cœur attendri, de chercher des ressources insoupçonnées pour te porter s’il faut toute la journée, histoire que tu dormes un peu. Ou rester vissée sur le canapé, sans bouger, de peur de te réveiller, prête à me sacrifier.

Mon petit bout qui m’attendrit autant que tu m’exaspères à ne pas pouvoir te poser, le temps de respirer, de jouer avec la grande sœur.

Mon petit loup que j’ai autant envie de croquer que de te dire « laisse moi un peu de liberté pour mieux te retrouver ».

Me perdre un peu, beaucoup, à la folie dans tes yeux, à l’heure où ne blanchit pas encore la campagne, en tête-à-tête, seuls sur terre, tous deux embués par une nuit hachées, dans la demi-obscurité.

J’oscille sans arrêt au gré des journées entre les sentiments ambivalents qui font et défont parfois la maternité. Instinct sacrificiel ou péché de liberté.

Tu m’empêches de m’occuper comme je voudrais de ta grande-sœur. Mais non, tu as juste besoin de moi comme un nourrisson que tu es… Fragile et fort à la fois.

On t’a attendu, désiré. Comme tout rêve il a sa réalité, jonchée de moments de doute désespérés et de félicité inattendue.

Tu fais de moi à nouveau une maman, un peu différente j’espère mais pas complètement, une autre femme aussi. Tu es entré dans ma vie et dans celle de ton père et de ta sœur comme un boulet de canon, détruisant les quelques repères et la petite routine confortable que l’on avait installés pour reconstruire de nouveaux souvenirs et une nouvelle histoire encore plus belle qui s’écrira désormais à 4.

Je t’aime mon Zébulon mignon.

20130329-200945.jpg

Rien ne sert de courir, il faut partir à point à la maternité {avec du cadeau Luc et Léa à gagner dedans}

Le jour J de l’accouchement, on ne sait généralement pas quand il arrive. On sait juste que c’est flippant. Enfin du moins, on s’en doute.

Le gros stress du papa, c’est souvent : « est-ce que je serais là à temps pour la naissance » ou « comment faire dans la circulation ou s’il y a des bouchons » ou encore « vais-je trouver une place pour me garer devant la maternité ? ».

La maman, elle, stresse pour tout autre chose : savoir quand arrive le bon moment pour partir à la maternité. Entre le temps de trajet pour s’y rendre et l’espacement des contractions, savoir quand il faut partir relève de la science. Généralement, quand les contractions sont espacées de 5 minutes, il est temps de partir. Je dis généralement, parce que je n’ai JAMAIS eu de contractions espacées de 5 minutes. De quelques secondes tout au plus, et ce, dès le début…

L’autre stress de la maman, et non des moindres : la valise de maternité. Body, culotte filet, tenue de naissance… On a toujours peur d’oublier quelque chose. Cela peut paraître futile, mais, je ne sais si c’est à cause des hormones ou quoi, on se met un point d’honneur à ne RIEN oublier dans cette valise.

Et comme je suis sympa, avec Luc et Léa, la marque de petite puériculture qu’on ne présente plus (et si tu ne connais pas, tu peux t’informer), on a décidé de t’offrir un cadeau top moumoute pour la maternité : un joli coffret contenant les indispensables pour bébé à la maternité, histoire de rien oublier !

La marque fondée en 1983 est vendue en pharmacie et propose de chouettes sucettes – notamment les très célèbres « j’aime ma maman » ou « j’aime mon papa » – mais pas que. Accessoires pour tétines, pour le soin et l’hygiène, Luc et Léa c’est aussi des produits sympas, colorés et intelligents (comme ce test frontal de température à amener partout).

Le coffret maternité que l’on vous propose de gagner contient :
– une sucette 0-6 mois (sans BPA et avec protège-tétine) ;
– 6 unidoses de sérum physiologique Physiodose ;
– un mouche-bébé ;
– un spray désinfectant
de chlorhexidine aqueuse (50 ml) ;
un liniment oléo-calcaire Gilbert 110 ml pour la toilette (sans colorant, sans parfum, sans conservateur et sans sels d’aluminium) ;
– des coussinets d’allaitement de la marque Avent.

THE coffret à gagner !

Pour participer et gagner ce cadeau, rien de plus simple :

Racontez-nous votre départ pour la maternité en commentaire à ce billet. Stress, affolement, calme olympien, dites-nous tout !

– Vous devez bien évidemment être fan de la page Facebook de L’avis de Maman et de celle de Luc et Léa.

– Vous augmentez vos chances de gagner en partageant la page Luc et Léa sur votre mur, en suivant Luc et Léa sur Twitter (et moi aussi tiens, tu peux me retrouver), mais aussi en partageant ce concours sur les différents réseaux sociaux J

– Enfin, le participant qui aura invité le plus de personnes à participer à ce concours se verra offrir un cadeau surprise ! (pour cela, pensez à demander à la personne que vous « parrainez » d’indiquer votre nom dans sa participation).

A vos claviers !! Vous avez jusqu’à dimanche minuit pour participer !
Bonne chance à tous !

EDIT : enfin, après moult délibérations, voici le nom des grandes gagnantes du concours Luc et Léa :
– Servanel, tu gagnes le coffret maternité ! Ton petit récit – enfin le long commentaire que tu as pris le temps de poster ;) – m’a fait drôlement rire :)
– Angélique Vachez : tu gagnes le cadeau surprise. Tu as parrainé le plus de participantes !
Merci à toutes les deux de m’envoyer un mail à contact@lavisdemaman.com avec vos coordonnées !

Félicitations aux gagnantes et merci à toutes pour vos participations que j’ai lues avec délectation ! :)

Mon changement de vie : le bilan, 1 an après

Un an. Un an que nous avons concrétisé l’Ours et moi l’envie – pour ne pas dire le besoin – de poser nos valises dans une autre ville.
Un an que je ne bosse plus comme salariée.
Un an que j’ai (re)découvert ma fille.

Mais alors, ce changement, ça donne quoi ? Regret ? Contente ?

Côté ville. Regrets : aucun. La grande ville, courir après le temps, avoir un boss à qui on donne tout et une chargée de prod incompétente au-dessus de moi à me chercher des noises, les presque 700 euros de nounous tous les mois, la pollution, le loyer exorbitant à 800 euros, la mentalité des petits bourgeois bordelais, le m’as-tu-vu, tout ça, ça ne me manque pas. J’y gagne au change : le lac et la plage à 5 minutes, les gens qui nous parlent – et ne fuient pas quand on dit « bonjour ». J’adore ma ville, même si elle n’a pas de Sephora, de Sushi Shop ou de Amorino (là, tu le sais pas, mais je suis prise de sanglot entrecoupés de spasmes). Même si des fois je me fais chier comme un rat mort abandonné dans les tréfonds d’un désert dont on ne revient jamais. Et que l’activité de la ville s’approche de l’encéphalogramme d’une blonde devant un ouvrage de Spinoza.
Quant à mon appart, ben disons qu’il est moins bien que la maisons où on était avant. Moins cher certes, mais pas de jardin, un bord de route, 25 m2 de moins… On sait que c’est un lieu de transition… mais y’a des fois, comme envie d’habiter ailleurs… Et puis les chiens des voisins qui aboient, ma proprio et son fils adorables… mais pas quand j’ai pas envie de papoter ou de voir personne. (Oui, je suis asociale et alors ?) Envie d’un cocon, d’un chez-nous planqué au fond d’une forêt.

Côté relations sociales. Of course, les amies de Bordeaux me manquent, cruellement, horriblement. Nos bouffes, nos fous rires, nos larmes, nos confidences, leurs bras, leur attention, leurs bobos et leurs bonheurs, tout ça, ben ça me manque. J’ai comme l’impression d’avoir bouffé des choux de Bruxelles avariés après du chocolat si tu vois ce que je veux dire. Comme un arrière-goût un peu dégueu qui me reste dans la bouche. Heureusement, en un an, je me suis fait quelques amies : une fille avec qui j’avais gardé contact s’est installée dans le coin, des copines de classes retrouvées sur Facebook, des mamans rencontrées à la crèche et avec qui on commence à s’échanger les numéros. Et puis, des amies « virtuelles » mais qui ont une importance réelle dans ma vie. Blogueuses ou pas, on se raconte nos malheurs, on se soutient, se conseille, s’épaule, on échange, on rigole. Ces filles-là sont en or. Je les aime. Et puis il y a les filles de la sophro, de la gym. Et bientôt de la Zumba et du yoga. Bref, je bouge mon cul. Bientôt jusqu’à Bordeaux j’espère.

Côté famille. J’ai fais le vide de mes angoisses, stress, des conflits… ou presque. Tout a changé parce que j’ai changé. Désormais, cela se passe mieux avec mes BP. Je me sens plus proche de mon père… Plus éloignée de ma mère, pour mon bien. Et très proche de ma soeur qui elle aussi est en pleine mutation. Ceci dit, on est heureux d’avoir tout de même 30 à 45 minutes entre eux, et nous !

Côté couple. Cela aurait pu nous être fatal ce changement de vie. Moi à la maison, lui au boulot… Les rôles ont changé. Et ont du mal à être bien redéfinis. Prises de tête, stress, angoisse de l’avenir, problème d’argent n’ont pas joué en notre faveur. Et avec la création de mon auto-entreprise, tout cela aurait pu finir en pugilat, avec deux perdants au final. Mais comme on s’aime et que clairement la chieuse que je suis ne peux pas vivre sans son Ours mal léché, on a su passer tout ça. Je ne sais pas comment, mais on y est parvenu. Ce qui s’est passé aussi c’est qu’on est arrivé après avoir passé 18 mois comme parents dans notre ancienne vie. On a continué, pris le train en route. Sauf qu’on voyait pas qu’au bout, y’avait un putain de mur qui allait nous arriver dans la gueule. Et que nous on continuait à vivre comme ça, pauvres insouciants qu’on était. Aujourd’hui, les choses sont mises à plat. Même si on continue à se prendre la tête parfois. Cela passe, parce qu’on sait la force de notre amour. Même si on a encore du taf hein.

Côté perso. J’en ai chié comme jamais cette année. Enfin, j’ai eu envie de mourir et de tout laisser tomber au moins autant qu’une gamine de 15 ans qui vient de se faire plaquer par son jules. Cela a été dur. La solitude, la détresse, la tristesse, la peur au ventre, les angoisses, les souvenirs qui refont surface, la douleur. La mort de mon grand-père, les déceptions personnelles et familiales… J’ai mis à profit le temps que j’avais pour prendre soin de moi : sophro, thérapie, sport. J’ai la chance d’avoir trouvé les bonnes personnes sur mon chemin, pour ça, je suis vernie. Et ce n’est que le début. Je sors doucement de l’obscurité. Je ne suis pas encore dans la lumière, mais j’y vois déjà plus clair. Je me sens mieux, plus en paix avec moi, plus forte. J’ai envie de bouffer la vie : écrire beaucoup, bouger, vivre, profiter ! Et aimer, aimer comme jamais ma fille, mon Ours, les gens qui me tendent la main. Je crois que je commence doucement à m’aimer, et rien que ça, ça valait le coup d’en chier, de tout laisser derrière, de faire tabula rasa. Et de se lancer éperdument dans le vide.

Mon prochain objectif : arrêter de me perdre pour trouver ma vérité. Et laisser une marque indélébile sur ma peau de ce renouveau, de cette renaissance.

L’endroit que j’aime le plus au monde pour me ressourcer… à 5 minutes de chez moi