Cet enfant qui m’a changée

Bientôt 2 ans.
Mon tout-petit va bientôt faire 2 ans.
Le 21 février.
Comment cela a-t-il pu passer aussi vite.

Je me souviens de sa naissance.
Brève. Lire la suite

Publicités

Questions existentielles sur Noël

Oh quand j’entends chanter No-eeeeeël, j’aime à revoir mes joies d’enfaaaaaaant, la neigeuhhh d’argent, le sapin scintillaaaaaaant, Noël, mon beau rêveuhhh blaaaaanc !

Noël c’est un peu mon moment schizophrénique de l’année. J’adore cette période autant que je la déteste.
J’adore Noël pour les enfants, les décorations qui brillent de mille feux, le sapin à faire (HHHHHHHHhhhhiiiiiiiiiiiIIIIIIIIII) (et en plus je le fais deux fois cette année, vu que mon premier s’est cassé le pied hu hu), les cadeaux à acheter, le sourire des enfants qui regardent les belles boules (du sapin) et qui manquent de les arracher, le plaisir de les voir déballer leurs cadeaux choisis en cachette et avec délectation… Les bons repas, les douceurs (les chocolaaaaaaaaaaats), les bons moments à 4, les petites vacances. Une parenthèse magique dans l’année.

Mais je déteste aussi Noël, à cause de cette gabegie consumériste alors que d’autres n’ont rien à manger ; cette obligation d’être heureux ; ces enfants qui n’auront pas de cadeaux ; ces personnes qui seront seules alors que tout est joie et allégresse apparente ; cet argent qui manque souvent qu’on dilapide pour une fête dénaturée par une société malade ; parce que qui dit Noël, dit famille et ses prises de tête avec mon père d’un côté, ma mère de l’autre, mes BP, ma mamie en maison de retraite ; c’est se rappeler les noëls de mon enfance pas toujours très funky où je tenais absolument à ce que ma famille soit réunie et heureuse, faire semblant au moins ce jour-là ; une course pas reposante de visite en visite ; c’est se dire que les enfants ont eu trop de cadeaux, jusqu’à s’en écœurer ; devoir faire des cadeaux par obligation, parce qu’il faut ; c’est devoir se gaver manger alors que tu as le cœur au bord des lèvres ; c’est se dire que ce n’est pas servir ses enfants de les couvrir de cadeaux, ceux que je n’ai pas beaucoup eu petite, les couvrir autant que je les aime ; c’est se dire que l’année est finie et qu’on n’a pas réussi à changer certaines choses…

Pourtant, chaque année, depuis que ma Zouzou est née, Noël prend tout son sens pour moi. Je me plais à lui raconter des histoires imaginaires sur les lutins du Père Noël et ce grand bonhomme à barbe blanche, à la voir faire consciencieusement les catalogues, page par page, jusqu’à les user, s’imaginant les cadeaux qu’elle va demander. Même si c’est mal de ne pas raconter la vérité, que non, le Père Noël n’existe pas et que tu ne peux pas demander tout ce que tu veux, que en vrai la vie elle est toute pourrie, moi j’adore entretenir ce mythe, parce que l’imaginaire, c’est juste magique. Parce que finalement, Noël c’était le plus doux geste d’amour, peut-être le seul, que mes parents ont eu dans mon enfance, celui de me faire croire au Père Noël, même si je savais qu’ils se relevaient une fois qu’on était couché pour descendre les cadeaux en bas, au pied du sapin. Cela me touchait de les voir faire ce cirque. Parce que c’est à ce seul moment que j’arrivais à voir vraiment l’amour qu’ils avaient pour moi, parce que pour une fois ils m’autorisaient à être enfant.

Cette année, Noël ça sera sans mes parents, du moins pour le 25. Cette année, on ne sera pas chez nous, on va chez une de mes belles-sœurs. Cette année, je vais arrêter d’espérer que la magie opère dans ma famille définitivement désunie, je pourrai être en paix pour juste regarder briller les étoiles dans les yeux de mes enfants.

20141201-152238.jpg

Faire de la vie une fête

Je viens de finir de regarder une de mes émissions préférées – avec La parenthèse inattendue et Rendez-vous en terre inconnue : Dans les yeux d’Olivier.

Je ne sais pas pourquoi les histoires des gens me passionnent. Les gueules cassées, les destins brisés mais surtout la force vitale qui animent certaines vies.

Ce soir, l’histoire de destins, aux débuts de vie difficiles, aux événements tragiques qui ont su rebondir malgré l’adversité. Malgré le chagrin, la haine ou la colère qu’ils ont pu ressentir.

C’est ce que j’essaie de faire moi aussi même si ma vie n’a pas été tragique. Juste marquée par un peu de violence. Quotidienne. Mais ça c’est le passé.

Aujourd’hui, je fais en sorte d’être plus forte, de me sauver. Dans un but : avoir les épaules assez solides pour aider les autres. Les soutenir, les embrasser.

Ce blog je l’ai d’ailleurs ouvert pour donner mon avis – comme le reflète le nom de cet espace de liberté qui compte pour moi -, et ainsi permettre aux personnes d’avancer un peu sur des sujets aussi futiles que les coussins d’allaitement que, plus délicats, sur les difficultés de la maternité.

Même si je manque de temps pour écrire tout ce que je veux écrire… patience…

Parfois au détour d’un billet les langues se délient et les cœurs s’ouvrent. Et je me dis que j’ai bien fait d’appuyer, sur ce bouton « publier ».

Et ça me remplit le cœur de me dire que la personne qui m’écrit se sent moins seule.

J’espère pouvoir un jour aider vraiment. Montrer et accompagner les gueules cassées par la vie ou même blessées par des soucis plus petits que la vie peut-être d’une beauté incroyable et qu’elle offre des bonheurs qui ne coûtent rien, qui nécessitent juste de se poser et d’accueillir le moment présent.

Reste à me l’appliquer à moi-même quotidiennement, sans laisser mes travers du passé me rattraper.

Profiter de chaque jour qu’il m’est donné de vivre et savourer. En voyant que le positif. En en prenant conscience pas seulement quand la mort rode autour de moi.
Quand le ciel s’obscurcit pour certain.
Juste se réjouir, chaque minute, chaque seconde.
Se laisser envahir par la lumière du bonheur.

Un jour, j’y arriverai…

20140731-005129.jpg
Voilà un moment de pur bonheur : voir ma Zouzou heureuse de faire du vélo en chantant des airs qu’elle invente <3

A la rentrée

Voilà, dans un peu moins de 3 semaines, ce sont (encore) les grandes vacances. L’année est passée à la vitesse de la lumière. Je le savais mais à ce point-là tout de même…
Mon tout-petit n’est plus si petit. 16 mois cette semaine. BORDEL.
Ma grande est vraiment grande… Une vraie jeune fille…

Ils ont poussé devant mes yeux, et moi aussi, un peu, dans les-leurs.

Ma Zouzou rentrera en grande section en septembre. Elle reste sensible émotionnellement. Mais en classe elle avance vite. A 4 ans et demi, elle commence à lire des mots, écrit en attaché, sait des tonnes de choses. Elle pose des tas de questions et persiste dans sa crise pré-adolescente mâtinée d’un besoin d’exprimer sa jalousie envers son frère.
Va-t-elle s’ennuyer en classe ? Va-t-elle parvenir à être moins sensible ?
J’essaie de l’aider, un peu. D’exprimer ses émotions à la maison. Cela marche parfois.
Rester vigilante et à l’écoute.

Le Zébulon lui, ne sait pas ce qui l’attend… J’ai l’impression de lui préparer un mauvais coup derrière son dos. Il marche seul depuis le jour de ses 15 mois, touche à tout, adore fermer les portes, il comprend vraiment tout ce qu’on lui dit, et a dit hier son premier mot après « papa » et « maman » et le prénom de sa soeur : « coucou ». Malgré les nuits et les journées parfois encore tumultueuses (et courtes), c’est un bébé adorable. Très sociable. Un amour.
Et je veux m’en séparer ?? A la rentrée, je vais devoir reprendre le travail de manière plus importante. Actuellement je travaille le soir. Et c’est assez pénible après une journée souvent intense avec lui. Il est très très très demandeur. De présence, de câlins… et de bras surtout. Bosser en journée c’est juste pas possible. Je dis « devoir » aussi pour ma santé mentale. 16 mois de vase clos. Si j’adore le voir grandir, je ne suis pas faite pour faire que ça. Et puis financièrement c’est juste plus respirable. Du coup, en septembre, c’est le grand saut : je vais le faire garder. Comme je n’ai pas eu de place en crèche, et que j’ai la chance d’avoir une amie nounou qui a une place pour le garder, eh bien voilà, c’était tout trouvé. Comment ça va se passer ? Va-t-il le supporter ? 3 jours sans tétées en journée, sans câlins de maman ? J’en ai vraiment besoin et en même temps… j’ai la boule au ventre. 3 jours ce n’est pas 5 jours… mais il n’a jamais été gardé une journée entière, tout au plus 2 heures… Cela ne va pas être facile…

Puis il y a moi. Je vais devoir vite trouver des missions pour éponger les dépenses de nounou. Parce que le but aussi c’est de pouvoir faire des projets. Pas de vacances, des fins de mois plus que serrées, pas de maison avec jardin… pas de temps pour moi, zéro, pas de lieu décent pour accueillir les amis. J’ai envie que tout ça change. Que ma vie redevienne un peu comme avant. Avec des projets professionnels motivants. Ne plus me limiter à mon travail de mère, de femme, de celle qui entretient maison, linge, qui remplit les assiettes. Juste besoin de me consacrer à des choses un peu plus intellectuelles, plus épanouissantes pour moi. Avoir du temps de libre aussi. Pour être seule, voir mes amies, passer du temps avec l’Ours… Je parle comme si j’étais mère au foyer… Alors que je travaille depuis que mon bébé a eu 2 mois et demi… Mais je n’ai le bénéfice de rien : mon travail n’est pas reconnu et ne fait pas assez bouillir la marmite. Mon travail de mère au foyer qui est anti-naturel pour moi n’est jamais achevé. Pas le temps de ranger, pas le temps d’organiser, pas l’énergie à cause de nuits ou de soirées – en plus du travail – perturbées encore par le Zebulon… Sortir de cette vie jolie mais trop restrictive à mon goût.

Alors à la rentrée, ma vie, notre vie va changer. Et encore une fois cela est à cause de moi. A moi d’en assumer les conséquences, de m’organiser, de tout gérer.
Mais cela devrait bien se passer non ? Puisque je suis motivée et qu’à la clef il y a des projets et ma liberté ?

S’aimer c’est ce qu’il y a de plus beau

S’aymer, c’est monter si hauuuuuuuuutttt ! Et toucher les ailes des moineaux, s’aymerrrrrrr c’est c’qu’il y a d’plus bôoooooooooo !

Meuh non, le soleil de l’été ne m’a pas tapé trop fort sur la tête (qui a, je te rappelle, été quelque peu désertée par mes petits neurones depuis mon état gravidique).
Non, ce n’est pas non plus les nuits toutes pourries (que je me tape depuis 7 MOIS PUTAINNN de BOURDEL) qui ont eu raison… de ma raison.
Non.

Je voulais te parler d’estime de soi. De l’amour que l’on peut se porter. Tu sais le truc que tu laisses au placard une fois que t’as accouchée, que tu t’es retrouvée à lâcher un petit gaz discret en signant le bon du livreur le bébé dans les bras et le vomi dans les cheveux ? Tu sais, mais siii !
Si tu sais pas de quoi je parle, c’est que peut-être tu ne t’ai jamais beaucoup aimé.
Un peu comme moi.

JE M’EXPLIQUASSE.

L’autre jour ma Zouzou fait mine de se maquiller (virtuellement il va s’en dire).
Et je lui demande : « Pourquoi tu te maquilles ? »
Et de me répondre : « Parce que je ne suis pas jolie. »
Là mon cœur de maman s’est tout brisé.

Pourtant je lui dis à ma Zouzou combien je-la-trouve-toute-chouquinette-maxi-craquante. Avec ses grands yeux bleus et or, sa bouche parfaite, son petit nez mignon, ses cheveux que même Raiponce elle en est verte de jalousie, ses joues toute douces, son regard malicieux… Bref. Je m’égare.

Et puis je me suis posée plein de question (comme d’habitude).
Puis l’autre jour, cela m’est apparue un peu comme la Sainte-Vierge à Sainte-Thérèse de Lisieux : ce n’est pas elle qui ne se trouve pas jolie sans maquillage, c’est moi !
Comment peut-elle se trouver jolie « au naturel », si moi je me trouve jolie uniquement quand je suis maquillée ?
Comment peut-elle s’aimer si moi je ne m’aime pas ?

Car l’amour de soi, ce n’est pas quelque chose que l’on peut apprendre à l’enfant si on ne se l’applique pas à soi-même : charité bien ordonnée commence par soi-même. On le sait, tout le monde le sait : on ne peut pas apprendre quelque chose à son enfant si on ne le fait pas soi-même. C’est en dehors de toute logique.
Ben oui : je suis son modèle – en toute modestie. Je suis sa maman donc elle se construit à m’imitant moi (et son père, surtout son côté ours).

LOGIQUE !!

Une prise de conscience qui n’est pas sans conséquence… financière. Pour la peine, j’ai décidé de me lancer à corps perdu dans des pots de crème et autre contour des yeux au concombre pailleté.
Qu’est-ce que tu veux, cela s’appelle se sacrifier pour ses enfants.
Une raison toute indiquée si ton homme râle parce que tu veux t’acheter un 21e vernis à ongles ce mois-ci : « Mais tu comprends pas euuuuuuhhh, c’est pour que notre fille s’aimeuuuuh ! »

estime de soiAime-toi toi m’aime et l’autre t’aimera