Les réfugiés : et si c’était vous ?

Comme beaucoup de monde, je me suis endormie hier soir avec l’image d’un petit corps inerte rejeté par la mer sur une plage turque bien loin d’être ensoleillée. Je n’en finis plus de pleurer. La nausée ne me lâche pas. Mes boyaux se tordent. Le petit Aylan Kurdi, son frère et sa mère se sont endormis pour toujours. Sur une plage turque. Sur le sable mouillé et froid. Aylan ne verra jamais le pays libre où ses parents avaient décidé de fuir.

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Mamie Touche

C’est comme ça que ma Zouzou t’appelle ma mamie. Parce qu’elle dit que tu touches à tout. Ou plutôt devrais-je le dire au passé.
Non tu n’est pas morte, enfin, pas tout à fait.
Ma mamie à moi, celle avec son caractère, ses emportements, son regard, sa bonhomie, ses blagues et ses mots forts, elle n’est plus tout à fait là.
Des fois elle réapparaît, mais elle est si loin parfois.
Depuis que papi est parti, tu n’as plus tout à fait ta tête. Petit à petit, des absences. Des mots qui ne veulent pas sortir et des visages qui se mélangent. On pensait que c’était l’âge, que c’était le départ de papi, la solitude.
Sans doute tout cela a joué.
Incontestablement. Lire la suite

Demain, c’est la Saint-Valentin, elle lui tiendra la main… vivement la Sainte-Brigitte

Demain, c’est la fête des amoureux.
Oui, une fête commerciale.

Mais pas pour moi.

Je sais, on dirait pas mais j’ai un côté super romantique, oui bon, derrière au fond à gauche après les couilles-bites-putain-nichon.
J’ai la corde sensible moi madame.

Puis pourquoi ne pas la fêter ? J’ai l’immense bonheur d’avoir un amoureux. Ne pas la fêter, c’est un peu comme se retrouver devant un buffet froid et ne rien manger alors qu’on a faim.

Puis c’est pas non plus la fête de l’année hein. Juste en mangeant des douceurs, un petit repas en amoureux. Pas de cadeaux, pas le budget (Noël et l’anniversaire de la Zouzou, mais aussi l’EDF pompent notre budget annuel loisirs et plaisirs…).

Bon et puis donc t’as compris, si tu me suis un peu : je suis un estomac sur pattes. Toutes les occasions sont bonnes pour partager un petit festin.

Et puis pour moi la Saint-Valentin, c’est le jour où moi et mon Ours on ne peut pas sécher pour se dire qu’on s’aime (attention, passage émotions).
Un jour particulier pour se dire combien on compte l’un pour l’autre, l’un sur l’autre.

Parce que des fois, on oublie. Le quotidien prend le dessus, nous passe dessus.
Nos soucis personnels.
Nos soucis d’argent.
Nos valises du passé.
Le temps, qui passe à vive allure.
La fatigue.
Les petits bobos et j’en passe.

L’occasion pour se dire que les prochaines Saint-Valentin, on sera là.
Que les dernières étaient chouettes.

Je me souviens d’ailleurs d’une Saint-Valentin magique, il y a 3 ans : celle-là même où il m’a dit qu’il voulait faire un petit ours ou une oursonne avec moi. Où il m’a offert le DVD « Le reste du premier jour de sa vie ». Où il m’a offert un livre « 100 promesses à mon enfant ». Une belle déclaration, comme il sait les faire, en émotion, en tendresse, en subtilité…

Alors pour moi la Saint-Valentin, c’est sacré. Même si depuis deux ans, ce n’est pas pareil. Même si depuis deux ans, on est trois, on a moins de temps l’un pour l’autre, c’est mathématique.

Après, si la Saint-Valentin est une date qui nous permet de nous remémorer tout ça, c’est sans doute parce que l’anniversaire de Pacs c’est pas terrible : une union plus administrative que romantique au vu du déroulement de… la signature du contrat.

Un jour, on aura une date, qu’on aura choisi, celle de notre mariage.

12 ans de couple
10  de vie commune
un enfant
des tonnes d’amour
des milliers de projets
des milliards de bisous
des voeux faits devant une étoile filante
des nuits blanches
du sexe
du plaisir
du désir
la flamme
l’amour
mon amour


Antonio Canova, Psyché ranimée par le baiser de l’Amour, 1777, détail 

Toi mon Doudou

Cher Doudou,

Sache que c’est la dernière fois que je t’écris : ben oui, tu n’es pas sans savoir que j’ai 30 ans et à 30 ans, j’ai plus besoin de toi. Si, je t’assure.
Il y a même longtemps que j’aurais dû te lâcher… mais je n’y arrive pas. T’es comme une drogue, tu coules dans mes veines et m’obsède. J’ai même des crises de manque… Absurde. Lire la suite