Le sens de la vie

Tu as donné un sens à ma vie.
Mon essence essentielle.
Le carburant de la vie.
Mon amour.

Bientôt 13 ans d’amour.
Des hauts, des bas.
Des débats.
Des déboires.
Des batailles.

Des projets.
Fous.
Fous d’amour.
Un enfant.
Puis deux.

Fous de la vie.
Fous d’envie.
En vie.

La vie nous file.
Elle tisse nos souvenirs.
Les étire.

Les déforme
Pendant que d’autres prennent forme.
Les efface
Pour faire face au quotidien
Moins rieur
Moins rêveur
Moins enjôleur.

Se réveiller d’un doux sommeil,
Pour se rendormir très vite
Et retrouver ces vibrations
Ces papillons des premiers jours de soleil.

Vole avec moi mon amour
Vers ces jours
Vole avec moi pour toujours
Sans regarder en bas
Ni en arrière
Vers ces êtres que nous ne sommes plus tout à fait
Rappelle-toi juste ce lien invisible qui fait que l’on est fait
L’un pour l’autre,
Pas vraiment autre,
Sans perdre trop de plumes
Ni voler avec d’autres oiseaux rares,
Ceux qui font miroiter le bonheur
Et qui t’enlève toute force de te battre
Mais qui ne feront pas battre ton cœur.

Viens suis-moi,
Avançons main dans la main
Sur le chemin du bonheur
Semé d’embûches et de délicieuses fleurs
Que nous puissions un jour nous retourner
Et regarder ensemble notre vie
Que l’on aura traversée
Contre vents et marées.

Mon essentiel,
Mon souffle,
Mon âme-sœur.

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L’un des plus beaux jours du reste de ma vie

Cet accouchement tant redouté est arrivé. Voilà 15 jours que mon petit Zébulon est né. Déjà. Enfin.

J’ai eu une grossesse idéale, parfaite. Même si les derniers temps de ma grossesse ont été difficiles, pénibles. J’avais l’impression, à l’aube de donner la vie, d’être dans le corps d’une mamie de 80 ans au crépuscule de la sienne. Du mal à bouger, mal partout, la force de rien, uniquement l’envie de dormir. Une Zouzou malade, moi qui me traînait une sinusite et une toux depuis plus de 15 jours… Un tunnel sans fin. Lire la suite

Il était une fois la fin des strings

Ce matin, y’avait pas crèche. Et quand y’a pas crèche, je regarde vite fait les Maternelles. Ben ouais, je suis une inconditionnelle de Daphné Bürki. Rien que son nom en dit long sur ce sacré personnage. On dirait un mélange de « berk » et « oui-oui » en trash quoi. Bref, je m’égare.
Ce matin ça parlait épisio, forceps, tout ça tout ça. Mmmmmh. Sympa.
L’épisio, j’aime pas ça mais pas du tout.

Et sur le plateau, on voyait toutes les filles avec les jambes bien serrées…

Le gynéco présent sur le plateau conseillait, pour favoriser la rééducation du périnée, de reprendre très vite les relations sexuelles. Ouais. Je me vois pas à J+15 jours faire des galipettes. Surtout avec les locchies… (Moi ça a duré juste 6 semaines). Y’a qu’un mec qui peut dire ça. C’est pas juste la dernière chose à laquelle tu penses le premier mois pour ton 1er enfant ? Sérieux…

Il y a tellement de choses qu’on ne dit pas sur l’épisio. Tellement.

Et sur les déchirures.

Oui ça peut faire mal.
Oui tu dois parfois t’asseoir comme un fakir et marcher comme un cow-boy.
Oui les fils ça pique comme un paquet d’aiguilles qu’on aurait laissé dans la culotte (oui culotte, espère pas porter autre chose).

Bon déjà quand t’allaites, la lingerie, hein… Pas simple.

Et puis le string. Ah le string… Au début t’y penses même plus.

Puis petit à petit, tu te dis que décidément, t’es pas prête d’en remettre.

Puis tu finis par les regarder dans ton tiroir avec un brin de nostalgie, comme le triste vestige d’une jeunesse passée.

La cause de ce désamour : les hémorroïdes.

Ben oui, ne nous en cachons pas : après l’accouchement, entre la fin de grossesse qui pèse sur le périnée et le transit, et le moment de la poussée hulkéenne, elles deviennent tes amies. Mais pas de celles qui te veulent du bien…

Et je te le dis clairement, toi, la future parturiente : string + hémorroïdes = sensation de torture.

Même si depuis je porte des boxers – de toute manière mes grosses fesses dans un string c’est juste pas possible – je voulais écrire un petit hymne à ce petit bout de lingerie qui s’est fait sortir de mon tiroir à lingerie manu militari :

Ô petit bout de tissu
Tendu comme un arc
Si joli à 20 ans
Moins indulgent à 40 ans
Tu n’as plus le droit de cité
Ô toi, part en pet.