Notre allaitement

Voila. 7 mois. Notre allaitement a 7 mois.
Le mien, celui de mon Zebulon.

Il n’y a rien d’exceptionnel, rien d’incroyable.
Juste un allaitement.
Je nourris tout simplement mon fils avec ce que la nature m’a donnée pour ce faire : mes seins.

Rien d’exceptionnel, pourtant toujours cette évidence, malgré quelques hauts et bas mais pas tant que ça, toujours ce bonheur infini, ces moments câlins. Si doux, si pleins.

Sa petite main qui me cherche, qui agrippe mes cheveux. Sa tête enfouie dans la chaleur de mon sein. Parfois sa main se pose sur ma poitrine pendant que l’autre chatouille mon ventre.

Ses yeux qui roulent, ces bruits de contentement, j’entends le lait couler dans sa bouche et sa respiration régulière comme un cœur qui bat la chamade.

Son sourire en coin, ses yeux qui cherchent les miens, ces petits jeux de coquin.

Et quand parfois la nuit je suis fatiguée, que sa petite bouche cherche mon mamelon, rassurant et nourrissant, je me dis que malgré tout cela me manquera quand il fera ses nuits, marchera, grandira, un tout petit peu plus loin de moi.

Alors je le savoure cet allaitement, qui me relie à l’histoire de l’humanité, à toutes les femmes, à l’essence de notre existence d’être humain.

Mon allaitement a 7 mois.

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Où je te parle de mon intimité après l’accouchement {avec du cadeau Saforelle à l’intérieur}

Billet indépendant rémunéré

logo-saforelle-base-lineT’as remarqué, si tu me lis, je suis plutôt du genre sensible. Je parle des émotions hein.
Eh bien cette sensibilité est épidermique. Au sens propre du terme ! J’ai une peau douce, dixit l’Ours (non pas lavée avec Mirlaine), mais qui est sujette à bien des déconvenues : lucite estivale, démangeaisons diverses, peau qui tire et qui est déshydratée… et hypersensibilité aux étiquettes des vêtements (non mais sérieux, ça sert à quoi à part GRATTER ??). Tout cela me vaut d’être abonnée aux crèmes dermatologiques qui coûtent un rein. Qu’est-ce que tu veux, ma peau est snob ! Lire la suite

Biberon VS nichon

Il y a un test que j’ai fais pour vous un peu malgré moi.
Un test très personnel hein.
Mais un test dont je voulais vous parler :

Nourrir son enfant au sein ou au biberon : le point sur les avantages et les inconvénients

Ben ouais, parce que moi, à l’époque, quand j’étais enceinte de ma Zouzou, j’aurais bien aimé avoir un comparatif entre les deux. Un vrai, un de maman. Pas une liste faite par des vendeurs de biberon hein ou par des groupes de pression de vente de lait artificiel. Lire la véritable expérience, sans angles arrondis ni parti pris. Un truc argumenté et objectif, pas un « les biberons ça n’a jamais tué personne » ou un « les biberonnantes sont des mauvaises mères : vive le nichon ». Non, un truc vrai.
Alors du coup, t’as de la chance, je l’ai fait pour toi.
Me remercie pas. Lis d’abord.

***Le biberon, c’est bien ou c’est caca ?***
Avantages
Papa peut donner à manger et ainsi établir une vraie relation dès la naissance avec l’enfant (euh en même temps il peut aussi donner le bain, jouer avec bébé…).
– Le papa peut se lever la nuit et nourrir bébé pendant que maman se repose : AH AH AH, dites ça à ma copine qui a choisi le biberon pour sa dernière-née… Ces cernes en disent long sur cet argument.
– Le lait artificiel contient toutes les vitamines nécessaires à la bonne croissance du bébé (et le lait maternel hein ?).
– On voit ce que le bébé « prend ». (et en vrai ça sert à quoi ?)
– On peut le laisser à garder plus facilement (on peut aussi tirer son lait).

Inconvénients
– On ne peut pas préparer le biberon à l’avance : une fois mis en œuvre celui-ci se conserve 30 minutes à l’air ambiant. Traduction : tu prépares le bib quand tu sais que ton enfant a faim… Souvent quand il pleure : tu le sens le stress de compter les 46 dosettes de lait avec de pleurs de 120 décibels dans les oreilles ?
– C’est une véritable organisation militaire : rincer, laver, faire sécher, prévoir un biberon de propre en prévision du prochain, s’assurer qu’on a la bonne tétine (ou quand le pédiatre te conseille de passer au lait épaissi que ton enfant hurle de désespoir en tétant comme un forcené sur sa tétine numéro 1 et que rien ne coule…). Et quand t’es fatiguée… comment dire : tu chies souvent dans la colle.
– Tu dois souvent tester X laits pour trouver celui qui va à ton bébé.
– Tu dois parfois faire le tour de la ville pour trouver LA boîte de lait artificiel que ton bébé tolère enfin.
– Tu dois avoir un niveau bac +5 en eau minérale pour choisir la bonne.
– Les cacas de ton bébé puent : quand tu le changes 5 à 6 fois par jour, ça a son importance.
– Il faut prévoir des biberons avant de sortir (balade, amis, resto) : ça paraît un détail mais quand tu parviens enfin à te rendre une apparence humaine et à changer bébé avec seulement 1h15 de retard sur l’heure prévue ça l’est moins.

***L’allaitement c’est juste pour des mères possessives ou c’est tip top moumoute ?***
Avantages
– Ça coûte pas un rond.
– C’est tout prêt.
– Tu l’oublies pas chez toi.
– Ton bébé prend ce dont il a besoin. Quand il a besoin.
– Pas de prise de tête avec « mais il a mangé quand la dernière fois ?? ». Tu t’en fous, s’il pleure, tu proposes ;)
– Cela permet aussi de rassurer bébé.
– Tu construis un lien étroit avec bébé.
– Ton lait change de goût en fonction de ton alimentation.
– C’est tellement simple…
… Liste non exhaustive bien sûr !

Inconvénients
– Oui tu peux connaître des engorgements, des mastites, oui c’est pas funky, mais tout ça ce n’est pas vraiment un inconvénient puisqu’il y a toujours une solution.
Peur de manquer de lait ? C’est un mythe. Si tu allaites à la demande, tu ne manqueras pas de lait. Jamais.
– Peur qu’il soit pas assez « nourrissant » : baliverne ! Le lait s’adapte aux besoins de bébé. Et puis ben s’il a faim, il retète, voilà tout.

Bon, j’arrête là mon char. T’as compris que ce billet n’est pas un véritable test. Pour avoir vécu les deux, le biberon et l’allaitement, je voulais juste informer les futures mamans sur l’allaitement à ma petite échelle pour qu’elles aient vraiment le choix. Pour qu’elles sachent combien c’est naturel d’allaiter (je n’ai pas dit facile, tu noteras), combien cela peut être un bonheur, combien le lien avec ton nourrisson est fort et évident. Combien c’est génial et extraordinaire. Combien un biberon peut être compliqué à côté. Combien on vous ment sur l’allaitement (manque de lait) et comment on dépossède les femmes de ce don si naturel de pouvoir nourrir son enfant.

D’ailleurs je te reparle de cette revanche bientôt sur le blog des Seintes,  (si t’as pas tout suivi clique ici) où tu peux en savoir plus sur l’allaitement vécu par plein de mamans et surtout poser des questions sur leur page Facebook si tu rencontres des difficultés dans ton allaitement.

Si je ne devais donner que trois conseils à celles qui hésitent à essayer ou continuer :
– tente la tétée de bienvenue, cela permet d’avoir un aperçu ;
– essaie l’allaitement jusqu’à la montée de lait minimum ;
– tiens bon les trois premières semaines environ, et après c’est bueno.

Je ne peux dire le bonheur que c’est d’allaiter mon Zébulon. Je voulais juste dire ici que je souhaitais à chaque maman et chaque future maman de vivre cette expérience unique de nourrir son enfant.

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Encore un grand merci à Marion, qui sait rebooster et qui est pleine de bons conseils et regorge de connaissance sur l’allaitement (entre autres), et à ma Baby Pop chérie d’amour toujours là pour m’écouter.

Il est comme ça…

Mon Zébulon est un enfant tout ce qu’il y a de plus normal.
Il fait tout bien comme c’est marqué dans les livres : les sourires, les « areuhhh », tout.
Il est comme ça mon Zébulon.

Sauf pour une chose : le sommeil.
Il y a dû y avoir un raté à la commande. Une option que l’on a dû oublié de cocher dans la précipitation. Ou alors une astérisque que l’on n’a pas vu. Celle qui disait, à l’option « trop mignon » : « Attention, cette option n’est pas cumulable avec l’option « je dors seul dans mon lit la journée ». »

Ou alors je ne sais pas.

Pourquoi donc cet ourson ne dort-il jamais seul ? Oh, je mens : depuis qu’il est né il a dû dormir… 4-5 heures tout seul. Il n’est pas de ces bébés qui s’endorment dans les bras, pouf comme ça. Il n’est pas de ceux qui dorment en poussette, même après 30 minutes de balade.

D’ailleurs, cela est simple : il ne s’endort pas seul. Il nous fait comprendre qu’il a besoin de dormir… Pour qu’on l’endorme. Doigts dans la bouche, yeux frottés, tête qui boude, le message est clair. On doit lancer le ballet de Morphée. À bout de bras, en écharpe, voilà qu’il faut marcher et le bercer jusqu’à ce que, de guerre lasse, il finisse par céder et tomber dans le sommeil… Pas toujours profond. Si bien que si l’on s’assoit parfois il bougonne et se réveille… Et nous voilà repartis dans un deuxième ballet… Un ballet que parfois je suis la seule à mener, car parfois il n’y a que moi qui peux le porter.

Il est comme ça.

À un mois, je me disais qu’il était encore petit. À deux, que ça allait changer, petit à petit. À bientôt trois mois, rien n’a changé, c’est même de pire en pire. Et moi je commence à désespérer, dégoupiller.

Il ne s’endort pas plus en voiture. Même si l’on fait 40 minutes de trajet alors qu’il vient de téter. Il peut même pleurer d’un bout à l’autre du trajet. Sans pouvoir le consoler.

Il est comme ça…

Il ne reste pas non plus profondément endormi quand, après l’avoir porté, on le pose délicatement, tout doucement. Avec doudou, sur le côté, avec un tee-shirt que j’ai porté. Sur le dos, sur notre lit, dans le sien, dans le Cocoon a baby… On a essayé de le laisser s’endormir. Au choix : il peut rester éveillé très longtemps pour finir par pleurer ou pleurer direct. On pourrait le laisser pleurer un peu, certains bébés ont besoin de pleurer pour s’endormir. Oui on pourrait. Sauf que très vite ses pleurs deviennent sanglots, il s’agite en spasmes, tousse, s’étouffe, complètement paniqué ou angoissé jusqu’à ce qu’on le prenne. Et qu’on parvienne à l’apaiser au bout de longues minutes.

Il est comme ça ?

Il dort la nuit dans son lit quand je l’y dépose endormi. Il se réveille doucement, porte ses mains à la bouche pour dire qu’il a faim… Il a donc l’habitude de son lit. De notre chambre. De ces lieux… mais la journée, on ne peut l’y coucher. Même en restant à côté.

Est-il vraiment comme ça, ou y a-t-il une raison à cela ? Et si c’était un RGO interne à cause de mon REF ? Serait-il un BABI ? Ai-je loupé quelque chose ? Je l’ai mal habitué, pas assez tenté de le coucher seul, ou je réponds trop vite à ses pleurs ? Ou peut-être je ne sais plus comment ça marche un bébé ?

Quand je parviens à me dire « il est comme ça » et à commencer à l’accepter, des personnes me font douter… Et on me prend pour une zinzin. On trouve pas ça normal qu’il dorme que comme ça… Contre moi.

Et moi, comment je fais pour travailler, me reposer, ne pas exploser ? Comme l’impression d’être prise en otage, un otage d’amour mais sans liberté…

Alors je prends mon doux mal en patience et me dis qu’après tout, ça ne va pas durer… Du moins pas des années…

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Pic et pic et co(dodo)-lait-grammes

L’allaitement, lorsqu’il roule sans trop de problèmes, est un réel plaisir. Un truc de fou. Une évidence. Du bonheur en barre de chocolat au lait maternel.

Mais il faut vraiment vouloir cet allaitement, notamment à ces moments particuliers que toutes redoutent presque : les pics de croissance.

Le truc dont on ne te parle pas forcément.
Et qui découragerait les plus vaillantes.

Le pic de croissance tu le reconnais vite : tétées plus nombreuses, coliques, sommeil perturbé, bébé grognon… Pas de doute possible ! Ils ont lieu à 10 jours de vie, 3 semaines, 6 semaines, 3 mois, 6 mois. Si t’as tout suivi, tu doubles le chiffre précédent. Et si tu t’en rappelles pas ce n’est pas grave : pic ou pas ne te décourage pas, ça passera !
Tu te dis « elle est mignonne là, je fais que ça l’allaiter, il va me téter jusqu’à la moelle et je vais mourir de fatigue en vrai, je suis au fond du seau (de lait bien sûr) là !! »

Meuuuuuuhh non ! Ces pics permettent que la production de lait s’adapte aux besoins de bébé, qui évoluent donc au fil des semaines.

Ton bébé a 7 semaines trois quart et tu te reconnais ? Ben c’est normal à ce qu’il paraît : il peut y avoir des pics entre les pics ! Ils peuvent aussi s’inviter plus tôt.

Pour corser le tout : on comprend plus son bébé. Il est chafouin, se tortille, dort peu…
Mais courage, cela dure 24, 48 heures un peu plus parfois et tous les pics ne se sentent pas. Par exemple, les deux premiers je ne les ai pas vus. Mais j’ai bien senti celui des 6 semaines.

Pour survivre : pratique le cododo ! Même si ton bébé se réveille toutes les heures, tu seras moins fatiguée. À moitié endormie, tu donnes le sein ni vu ni vu. Ou presque.

Et si t’as des questions ou un coup de mou, ben y’a les Seintes de McMaman : Marion et ses Seintes sauront te rassurer !

Allaiter, c’est un jeu d’enfant si on lâche prise !

Merci à Marion pour ses conseils précieux et son soutien tout comme Baby Pop, toujours là. Merci aussi à celles qui me suivent ici, sur Facebook et Instagram et qui trouvent les mots et à mes copines virtuelles.

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