Il y a des jours

Il y a des jours où le temps s’arrête.
Où la fatigue s’envole.
Où le sourire me vient aux lèvres,
En les regardant vivre.

Où voir leurs fesses se dandiner, nus comme des vers en criant dans toute la maison me fait chaud au cœur.
Où la journée en tête à tête avec mon Zebulon est douce comme une glace au bonheur.
Que je me dis « si on avait les moyens », folle que je suis, j’arrêterais de bosser
Et m’occuperais de mon petit boute-en-train toute la journée.

Il y a des jours où il a plu alors que j’ai l’impression que le soleil a brillé toute la journée.
Où j’arrête de courir après le temps.
Après la mère parfaite.
Où je fais du riz au beurre ou des pâtes au fromage.

Il y a des jours où un éclat de rire efface mes cernes
Où j’ai presque l’impression de vivre dans un conte de fée
Où chaque moment avec eux vaut mieux qu’un sommeil ferme
Que si je ne les avais pas je pourrais en crever.

Il y a des jours où j’adore les voir sauter dans les flaques d’eau,
Que s’ils sont mouillés je n’en fais pas tout un plat
Où son sourire à elle est mon plus cadeau
Que même des milliards de dollars n’achèteraient pas.

Où cet appartement trop fouillis devient un détail.
Où ma vie est à la bonne taille.
Où je ne souhaite rien de mieux,
Juste du aussi bien.

 

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Mon petit soleil

C’est comme cela que je l’appelle mon Zebulon quand on est tous les deux en tête à tête. Pendant les tétées.
Cet enfant est un véritable petit soleil.
Un soleil qui illumine une journée toute pourrie, ou qui fait fuir tous les soucis.
Dès ses premiers instants de vie.
Dès que je l’ai senti en moi même.
Un sentiment d’immense bonheur m’a envahi.

Pourtant, les débuts n’ont pas été faciles.
Clairement : j’en ai chié. Et lui aussi.
Nuits hachées, sieste de 30 minutes, portage toute la journée.
On vivait collé-serré.
J’en ai bavé.
Avec amour et délectation.

Il m’en a appris des choses.
A lâcher prise.
A revoir mes principes.
A le couvrir d’amour et de bisous.
Et à faire de même avec sa sœur.
A me sentir aussi forte que faible.

Mon Zebulon, il m’a appris à être maman, différemment.
Il m’a appris, à grand coups de pleurs de lui comme de moi, à écouter mes limites.
A trouver qui je suis.

Il m’a poussé dans mes retranchements,
Et fait ressortir ce qu’il y avait de plus noir en moi.
Pour trouver la lumière, j’espère.

Cet enfant, il est juste incroyable.
Il m’a donné un peu de confiance en mon rôle de maman notamment grâce à l’allaitement.
19 mois qu’on mène cet allaitement, ensemble.
Main dans la main.
Ou sein à la bouche.

Ce petit soleil, même quand je suis triste ou fatiguée, il arrive toujours à me tirer un sourire.
Une vraie tête de clown.
Il sait aussi faire des câlins et envoyer des bisous.
Une terreur d’amour.

Alors je n’en parle pas beaucoup par ici.
Ce n’est pas non plus un long fleuve tranquille.
Mais c’est sans doute car tout semble évident avec lui.
Mon petit soleil qui n’a de cesse de briller sur mon cœur.

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