Mon petit soleil

C’est comme cela que je l’appelle mon Zebulon quand on est tous les deux en tête à tête. Pendant les tétées.
Cet enfant est un véritable petit soleil.
Un soleil qui illumine une journée toute pourrie, ou qui fait fuir tous les soucis.
Dès ses premiers instants de vie.
Dès que je l’ai senti en moi même.
Un sentiment d’immense bonheur m’a envahi.

Pourtant, les débuts n’ont pas été faciles.
Clairement : j’en ai chié. Et lui aussi.
Nuits hachées, sieste de 30 minutes, portage toute la journée.
On vivait collé-serré.
J’en ai bavé.
Avec amour et délectation.

Il m’en a appris des choses.
A lâcher prise.
A revoir mes principes.
A le couvrir d’amour et de bisous.
Et à faire de même avec sa sœur.
A me sentir aussi forte que faible.

Mon Zebulon, il m’a appris à être maman, différemment.
Il m’a appris, à grand coups de pleurs de lui comme de moi, à écouter mes limites.
A trouver qui je suis.

Il m’a poussé dans mes retranchements,
Et fait ressortir ce qu’il y avait de plus noir en moi.
Pour trouver la lumière, j’espère.

Cet enfant, il est juste incroyable.
Il m’a donné un peu de confiance en mon rôle de maman notamment grâce à l’allaitement.
19 mois qu’on mène cet allaitement, ensemble.
Main dans la main.
Ou sein à la bouche.

Ce petit soleil, même quand je suis triste ou fatiguée, il arrive toujours à me tirer un sourire.
Une vraie tête de clown.
Il sait aussi faire des câlins et envoyer des bisous.
Une terreur d’amour.

Alors je n’en parle pas beaucoup par ici.
Ce n’est pas non plus un long fleuve tranquille.
Mais c’est sans doute car tout semble évident avec lui.
Mon petit soleil qui n’a de cesse de briller sur mon cœur.

20140925-222405.jpg

Publicités

Une chouette famille

J’ai l’impression qu’on revient de loin.
Pas facile de construire sa famille
Surtout quand la nôtre n’était pas celle rêvée.
Quand elle nous a pesé.
Empêché.
Blessé.

Pas facile de faire « bien » au quotidien.
Ne pas crier.
Ne pas être injuste.
Être à l’écoute.
Pour de vrai.

Pas facile avec la fatigue
Les soucis,
Le travail
Le manque de perspective.

Le tunnel, long, noir.

Pas simple d’apprendre le bonheur.
De le construire quand on n’y a pas été habitué.
Faire de chaque jour une fête quand notre enfance a été inexistante.
Comment on fait ?
Comment fait-on pour réussir ça, dans une vie ?
Cela semble si facile, si accessible et pourtant si difficile à gagner.

Il n’y a pas de formule magique.
Pas de coup de baguette.
Pas de génie qui exauce ses vœux.
Juste deux personnes qui s’aiment,
Qui choisissent de faire des enfants
Et qui tentent avec humilité et maladresse
De rendre heureux la chair de leur chair.

Des mots tendres
Des « je t’aime » sans modération
Pour petits et grands.
Des bisous, des câlins.
De douce paroles qui les tirent vers le haut
Des « bravo »
Des « je suis fière de toi »

Ou des « je suis heureuse que tu sois mon enfant ».
Des « j’ai de la chance de t’avoir ».

Des visites au zoo, aux animaux,
Des tours au square jusqu’à ce que mort parentale s’en suive
Du temps de pris pour ramasser des fleurs sur le chemin de l’école
Ou pour expliquer ce qui nous semble dérisoire mais qui compte tant pour eux.

Des tonnes de livre pour comprendre.
Pour ne pas faire comme nos parents
Mais différemment
Parce qu’on ne sait pas toujours comment.

Et surtout rire, d’eux, de nous, de la mort qui nous nargue
Du soleil, de leurs blagues, de nos erreurs, de nos manquements.
Rire à pleine dents.
Tant qu’il est temps.

Un jour ils partiront de la maison
Nous partirons de cette terre
En laissant derrière nous
Ces souvenirs si précieux
Que l’on veut beaux et chaleureux
Pour qu’ils leur donnent la force d’être adulte.
Heureux et en sécurité.

S’embrasser, se cajoler,
Se consoler,
Se tenir tous, main dans la main.

Et se dire dans le blanc des yeux : on est bien là tous les quatre, elle est chouette notre famille.
Et avoir le cœur gonflé de ce que l’on fait disparaître à peine nommé : le bonheur.

Notre allaitement

Voila. 7 mois. Notre allaitement a 7 mois.
Le mien, celui de mon Zebulon.

Il n’y a rien d’exceptionnel, rien d’incroyable.
Juste un allaitement.
Je nourris tout simplement mon fils avec ce que la nature m’a donnée pour ce faire : mes seins.

Rien d’exceptionnel, pourtant toujours cette évidence, malgré quelques hauts et bas mais pas tant que ça, toujours ce bonheur infini, ces moments câlins. Si doux, si pleins.

Sa petite main qui me cherche, qui agrippe mes cheveux. Sa tête enfouie dans la chaleur de mon sein. Parfois sa main se pose sur ma poitrine pendant que l’autre chatouille mon ventre.

Ses yeux qui roulent, ces bruits de contentement, j’entends le lait couler dans sa bouche et sa respiration régulière comme un cœur qui bat la chamade.

Son sourire en coin, ses yeux qui cherchent les miens, ces petits jeux de coquin.

Et quand parfois la nuit je suis fatiguée, que sa petite bouche cherche mon mamelon, rassurant et nourrissant, je me dis que malgré tout cela me manquera quand il fera ses nuits, marchera, grandira, un tout petit peu plus loin de moi.

Alors je le savoure cet allaitement, qui me relie à l’histoire de l’humanité, à toutes les femmes, à l’essence de notre existence d’être humain.

Mon allaitement a 7 mois.

20130922-102527.jpg

C’est à nouveau la rentrée

Voilà. Demain c’est la rentrée.
Une nouvelle année s’annonce.
Pour elle.
Pour moi.
Pour lui et pour nous 4.

J’aime la rentrée et ses promesses d’une année à écrire.
J’aime l’été qui s’invite encore en septembre.
J’aime ce soleil qui annonce bientôt l’automne.

J’aime l’odeur de la nuit fraîche désormais.

Ma Zouzou qui rentre en moyenne section dans l’école des grandes sections.
Des activités.
Classe le mercredi matin.
Un nouveau rythme.

De nouveaux copains mais surtout des anciens.
Une ATSEM parfaite.
Une maîtresse géniale apparemment.

Pour moi, du boulot je l’espère.
Des clients à trouver… et du temps à dégager.
Du temps pour bosser mais aussi pour m’aimer.
Pour nous aimer aussi.

Pour l’amitié, naissante, belle,
Pour les amitiés anciennes, un peu délaissées.
Eloignées.

Pour lui le meilleur.
Un salaire tant mérité.
Et tout le reste, il le sait.

Pour ce petit bout, la santé,
Des premiers pas.
Pas des premiers bobos.
Je veux le protéger encore un peu.
Et lui donner mon lait.

Bref, une année à inventer, jusqu’au prochain été.
En attendant, on a fêté la fin des vacances,
En préparant un gâteau au chocolat et à l’orange,
On a léché le plat et la cuillère,
Préparé une tenue pour demain,
Mais pas encore le sac.

On s’est dit bonne nuit comme chaque jour,
Avec un quelque chose de différent.
Demain est un autre jour,
Le premier d’une nouvelle année,
La dernière page d’une période qui se tourne.

Et je souhaite secrètement à ma Zouzou
Qu’elle aime autant que moi ce doux parfum de rentrée
Où tout est possible,
Et auquel elle repensera, je l’espère, quand elle sera plus grande
puis à son tour maman, avec bonheur.

Bonne rentrée à toutes !

20130902-232242.jpg