On achève bien les mamans

Je viens de lire le billet de Mme Déjantée. Celui-là, sur l’épuisement maternel. Et il fait écho en mois comme une vague terrible, un tsunami qui me submerge . Un sujet dont j’ai déjà parlé à plusieurs reprises sur mon blog et qui ont, à ma grande surprise à l’époque, fait écho en tellement d’entre-vous. Et il provoque en moi une colère indicible.
Le burn-out maternel, c’est presque à la mode tellement on en parle.
Mais apparemment on n’en parle pas de la bonne manière.
Parce que les femmes continuent à en souffrir et sont de plus en plus nombreuses à ressentir un « trop ».
Un trop-plein de leurs enfants, des tâches qui leur incombent, de leur vie.
Oui de leur vie. Lire la suite

Les vacances

Deux mois de vacances.
1 pointure de prise pour elle.
4 cm de plus pour lui.
420 heures de jeu.
1 activité pâte à sel.
3 activités masque.
10 pâte à modeler.
35 dessins.
4 couronnes de princesse.
6 km à vélo.
36 à courir.
210 couches de changées, les trois quart de lavées.
47 litres de bave autant de Camilia mais aucune dent.
2 baptêmes civiles.
6 gâteaux.
4 au chocolat.
3 pizzas maison.
24 sorbets.
15 jours de posés et passés avec nous.
12 jours de centre de loisirs.
455 crises.
23 litres de larmes pour elle.
12 pour moi.
2 bobos.
1 nuit passée avec tata.
4200 sourires à eux deux.
Une bonne dizaine de fou rire avec lui.
5 films de commencé.
1 de fini.
7 livres d’achetés.
1 de fini. Ou presque.
30 minutes de couture dégagées.
1 sortie piscine parfaite.
1 mini maillot de bain pour lui.
4 à 6 heures de sommeil par nuit
Souvent divisées en 3 fois.
4 grosses prises de tête.
Un projet professionnel qui se dessine pour moi.
Un pour lui.
Un rêve qui s’éloigne : celui d’être propriétaire.
Un qui se confirme : tout faire pour y parvenir.
3 voyages en tête… Seulement en tête.
4 nouveaux tatouages qui se dessinent… Ou peut-être plus.

26000 questions sur ma vie, celle de maman et de femme.

4500 doutes à la minute.

1 certitude : je les aime plus que tout.

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Poussières de lumière

Ah tiens, je le vois un peu le bout du tunnel.
C’est encore flou.
Il est loin.
Enfin je crois que c’est lui.

A y voir de plus près,
Une trainée de poussière de lumière commence à joncher mon sol.
Je la foule du bout de mes pieds.
Doucement.
Timidement.

Chaleureusement.
Avec un peu de bonheur.
Pas totalement, on ne sait jamais,
Que cette poussière soit soufflée par un battement d’ailes de papillon.
Ceux que j’ai dans mon ventre,
Qui m’animent et me font peur parfois.

Peur de ne pas être assez,
D’être trop.
De ne pas réussir avec mes enfants.
Avec mon homme.

Peur d’être coincée,
Par l’amour de mes enfants
Qui se paie au prix d’une grande responsabilité : leur vie.
Une douce folie.

Et puis toi mon Zebulon,
Si mignon, si souriant, qui me laisse de répit à peine quelques heures la nuit.
Qui a besoin de moi, tellement.

A moins que cela ne soit l’inverse.
Et si j’avais peur, de te perdre, terriblement.
Si la mort rôdait depuis trop longtemps dans ma tête.
La guerre héritée, l’histoire de ma mère, les drames familiaux, un enfant mort, mon grand-père…
Faire le vide dans ma tête
Dans mon histoire,
Dans son histoire.

Et si à vouloir trop bien faire, on se perd.
Et si à vouloir trop bien faire on oublie l’essentiel : écouter ce que cet enfant a à me dire.
Arrêter de vouloir tout expliquer
De toujours vouloir trouver des réponses,
Arrêter de n’avoir pas confiance en moi,
Ne plus regarder sa montre,
Ne plus essayer de contrôler.
Juste accepter.

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