Je ne veux pas de tes miettes

Je n’en veux pas de tes miettes.
Je te les retourne d’un revers de la main.
Elles ne viendront pas me salir.

J’en veux pas de tes miettes de miettes.
Garde-les. Étouffe-toi avec.
Je ne veux plus qu’elles me restent en travers de ma gorge
Ou qu’elles viennent émietter mon cœur.
Le réduire à néant.
Et me laisser là, sans-cœur.

Tes miettes, elles me pèsent sur l’estomac
Et sur ma vie.
Je ne les digère plus tes miettes,
Et je te les vomis.

Mets-les sous le tapis de tes regrets, tes miettes.
Derrière ce faux voile de pudeur.
Elles ne viendront pas saupoudrer ma vie de culpabilité.
Pas cette fois.
Elles ne viendront plus gripper le rouage de ma vie.
J’espère.

Elles ont veilli tes miettes et elles me suffisent plus.
Elles puent tes miettes, elles puent le rance, l’égoïsme et le mensonge.
Elles sentent le convenu, l’obligé, l’obligatoire.

Elles manquent de générosité et de corps.
De moelleux… et d’amour.

Moi tes miettes, je les fais valser, d’un coup d’aile,
Pour trouver mon envol et gagner ma liberté.
Tes miettes, c’est tout ce que tu peux me donner.
Tout ce que tu as pu récolter…

C’est tout ce que tu aurais pu en faire aussi.
Un joli fond de tarte, une jolie recette,
Celle de l’amour d’un père pour sa fille
D’un être pour sa propre chair.

Ces miettes-là, en tout cas,
Elles ne viendront pas entacher mes enfants,
Quitte à ce que je te les fasses avaler tes miettes,
Pour ma survie, pour la leur.

Et moi, quelle place je laisse dans mon existence à mes enfants ?
J’ai peur de la réponse.
J’espère juste que je parviens à leur donner la plus belle part du gâteau…

Et moi à ne pas me servir que des miettes.

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Une femme ne naît pas mère, elle le devient : une jolie campagne pub Blédina

Blédina va bientôt sortir une nouvelle campagne de pub intitulée « Une femme ne naît pas mère, elle le devient » : même si je préfère les petits pots faits maison, là je dois dire que la pub est plutôt criante de vérité et très bien pensée. Pour une fois, les pubs se mettent vraiment du côté des mamans, en sortant des clichés.

Mention spéciale à l’allaitement ici mis en avant avec une très belle image d’un bébé qui tète tendrement le sein de sa mère et ça, comme je suis une Seinte, j’aime :) (Y’a même pas un bib dans la pub :) )

Et pour le côté rigolo : la vision du bébé, véritable usine à caca ^_^

Je vous laisse découvrir ;)

La requéquête du mercredi : « que fait-on pendant le séjour à la maternité »

Voilà, c’est mercredi, et mercredi, c’est ravioli : c’est le jour où je fais mes courses, mais ça tu t’en tamponnes la coquillette en vrai (si si, avoue). Non, en fait le mercredi, c’est le jour où je réponds à la requête de toi là derrière ton écran. Ben si, je sais ce que tu tapes pour arriver sur mon blog. Fais pas ta majorette, chez Maman, on juge pas. Mieux on aide (enfin on essaie). Alors aujourd’hui je vais tenter de répondre à la question pleine de suspense : « que fait-on pendant le séjour à la maternité », histoire d’éclairer ta lanterne.

Bon déjà à la maternité, on accouche : bon ça tu le sais.

Après ben tu apprends à t’occuper de ce petit bout qui vient de naître, celui-là même qui a transformé ton beau ventre plat en chantier, plein de 1) vergetures 2) graisse 3) de vergetures et de graisse (excuse-moi, je suis un peu aigrie aujourd’hui). Tu apprends ou on t’apprend, ça dépend des sages-femmes sur qui tu tombes, à le changer, le baigner, prodiguer le soin du cordon, l’habiller, lui donner à manger, le connaître petit à petit.

Tu reçois des visites de gens que t’as pas forcément envie de voir : la famille, les copines qui rentrent encore dans leur 36, pire : ta mère qui te dit qu’à la sortie de la maternité, elle remettait ses affaires avant grossesse.

Tu reçois plein de visites aussi, mais du corps médical : sage-femme, gynéco, pour voir si tu vas bien, si l’allaitement se passe bien, comment vont les points… Si t’en as bien sûr. Après avoir accouché en montrant ton intimité à tout le monde – mais tu t’en tapais, hein, franchement, c’était le cadet de tes soucis à ce moment-là – tu finis de mettre au placard le peu de pudeur qu’il te restait. Tu montres ton minou à qui veut, pour voir si tout va bien, au moins deux fois par jour. Un régal.

Tu te lèves tôt, très tôt : en général juste au moment où tu t’endors profondément après une nuit de merde (surtout quand tu as l’immense privilège d’être à côté de la salle de garde des sages-femmes où ça sonne toute la nuit…), on vient te donner ton petit déjeuner en allumant la lumière. Le déjeuner est servi à 11h30 et le goûter à 15h30. Le dîner, c’est à 18h30 : si t’es en fin de service, t’es une veinarde, ça sera à 19h.

Ah oui aussi, à la maternité, on prie très fort pour rentrer vite chez soi car décidément, on se repose pas ici.

Et rentrée chez soi, on caresse parfois le doux rêve d’y retourner, à la maternité. La nouvelle vie commence avec le manger à faire et les lessives à assurer… et les premiers temps ça relève de l’exploit d’y arriver.

En fait, à la maternité, on transite : de la vie de femme enceinte, à la vie de maman.

18 mois, appel au secours d’urgence !

Quand on a décidé de partir de la grande ville et que l’on a arrêté une date, on s’était dit avec mon Ours que notre Zouzou aurait 18 mois. Cela nous paraissait, comment dire… Loin ! Et ben voilà, ce matin sous ma douche, j’ai eu les genoux qui tremblaient et le coeur tout serré : aujourd’hui, elle fait un an et demi… euh 18 mois, je préfère hein, c’est plus doux comme tarte dans la gueule.  Lire la suite