18 mois, appel au secours d’urgence !

Quand on a décidé de partir de la grande ville et que l’on a arrêté une date, on s’était dit avec mon Ours que notre Zouzou aurait 18 mois. Cela nous paraissait, comment dire… Loin ! Et ben voilà, ce matin sous ma douche, j’ai eu les genoux qui tremblaient et le coeur tout serré : aujourd’hui, elle fait un an et demi… euh 18 mois, je préfère hein, c’est plus doux comme tarte dans la gueule.  Lire la suite

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J’m ma ville (attention, billet cucul)

Ouais, je sais, ça sonne un peu comme un mauvais slogan d’élection municipale. Pourtant, putain, je kiffe ma nouvelle vi(ll)e. Les gens sont gentils. Pas juste pour de faux. Non. Vraiment gentils, serviables et tout et tout. J’en reviens pas ! Ils disent « bonjour », sont souriants, détendus. Normal : je vis dans une ville balnéaire. J’y ai même passé mes vacances en septembre… Et c’est ce qui nous a décidé à nous y installer. Lacs, plages, pins, dunes, soleil… Allez j’arrête là… Lire la suite

Comment élever un Gremlins à la maison

J’ai un Gremlins à la maison. Ils se sont sans doute trompés à la maternité. Y’a erreur sur la marchandise, y’a foutage de gueule sur le modèle là Madame. J’aurais dû m’en doute remarque : ben ouais, elle nous avait déjà fait des crises de transformations de Gizmo tout choubidou en mogwai énervé à même pas 1 mois. Deux heures de pleurs tous les soirs, c’est censé laisser des traces non ? Mais comment ai-je pu oublier et passer à côté de ça ?? Lire la suite

T’ar ta gueule à la récré

La fessée, voilà le grand débat national qui fait rage en ce moment. Sujet tabou chez certaines blogueuses, d’autres n’ont pas honte de s’exprimer (et elles ont bien raison) comme Emma, des Mauvaises Mères qui assume avoir recours à, je cite, une « claque sur la cuisse » ou des rédactions qui s’engagent pour se faire le relais de la lutte contre les violences ordinaires comme le Salon de Parole de Mamans. J’ai longtemps réfléchi à ce sujet. A me taper la tête contre les murs (la mienne donc, pas celle de ma fille), prise entre le sentiment de « chacun fait fait fait fait ce qui lui plaît, plaît, plaît » et « l’éducation nationale doit s’inscrire comme conseillère » (euh pas dictatrice hein).

Mais où est la limite entre la simple gifle qui échappe à une maman fatiguée après une journée de boulot, 1 heure de bouchon et beaucoup de tensions, et la maltraitance, celle qui laisse une trace indélébile jusqu’à l’âge adulte ? J’ai l’impression que la limite est tellement ténue qu’il ne vaut mieux même pas mettre le doigt dans l’engrenage et retourner du revers de la main, celle-là même qui peut faire mal, et éluder le sujet…

Ou pas.

Je ne pense pas qu’on puisse éduquer avec des gifles humiliantes, des tapes sur les fesses, ou des claques sur les mains. Je n’arrive pas à penser autrement. Je respecte les parents qui adoptent ce genre de système éducatif, ils ont sûrement leurs raisons. Mais que ça me fait mal au cœur de voir ces petits bouts pleurer après une claque. Que va-t-il en retirer ? Comment tirer une leçon d’une sanction physique ? La loi du plus fort est toujours la meilleure ? Je suis ton père (ou ta mère) donc tu obéis ? C’est quoi la logique dans tout cela, surtout si ces actes sont systématiques ?

La claque est un défouloir pour adulte, comme l’évoque Emma dans son article. Beaucoup s’en servent pour se délester de leur colère qui naît du sentiment de ne pas contrôler leur petit d’homme, les mettant alors face à leur propre échec d’autorité parentale . J’en reste persuadée.

Mais, je vous vois, là, derrière l’écran : « Ouais, c’est facile à dire, t’as pas un monstre à la maison et ta Zouzou a à peine 17 mois ». Ouais, je sais, la critique est facile. N’empêche choisir une éducation non violente est bien plus difficile que de se laisser aller à régler des situations par les manières fortes. Et comme je préfère la difficulté, j’ai décidé depuis longtemps déjà de prendre ce chemin escarpé mais au bout duquel je pourrais me regarder en face dans un miroir. Je ne pense pas le regretter un jour (mais ça on ne sait jamais) et me dire « raaah putain, j’aurais dû lui en balancer des baffes dans sa gueule, elle aurait compris la vie et aurait mieux réussi ». Non. Je ne pense pas. Je ne pense pas non plus me dire un jour « je lui ai trop fait de bisous » (« moi je veux être un bisou, aimé par tous les bisounours…. »). La sécurité de l’enfant passe par la sécurité affective donnée par les parents, le foyer. C’est cette sécurité qui permettra à l’enfant d’être confiant pour s’ouvrir aux autres.

Sinon, en passant, que fait-on de la violence verbale éducative ? Celle qui sape la confiance de l’enfant sans laisser de trace ni de bleu sur les bras mais qui fait de gros bobo à l’âme ? N’oublions pas que les mots peuvent provoquer plus de maux (ouais elle est facile celle-là) que les gestes parfois : un « t’es qu’un bon à rien » seriné tous les jours, un « putain de gosse » que l’on glisse insidieusement ou encore des insultes qui fusent. Le respect de l’enfant, juste une priorité pour demain, pour faire une société qui se porte bien.

Voilà, c’était ma minute bisounours-peace-and-love-70’s revival.

Qui veut un câlin ??