Le chemin du bonheur

Vivre le moment présent
Le cueillir au petit matin
Comme la rosée perle sur la fleur de lotus
Délicatement parfumée
Sortie de la vase pour éclore au soleil

Tirer le bien du mal
De l’enfer, le paradis
La force du néant
Pureté épanouie
Au creux de mon cœur endormie

Le chemin du bonheur
Se dessine devant nous
Pour qui veut bien le voir
Ou ne le cherche par ailleurs

Chaleur
Sourires
Amour
M’enveloppent tendrement
Comme la félicité le firmament

Monet, Nymphéas, 1897

Nos moments tout doux

Quand on s’amuse à mettre les pieds sous les rayons du soleil et que tu dis « chaud »
Que l’on papote sur comment se disent les choses et tu inventes des mots pour les nommer (comme « cuit-chaud » pour le cuit-vapeur)
Quand on sort les crayons de couleurs et que tu me dessines des bonhommes qui respirent le bonheur ou que tu me demandes « petit cœur »
Quand tu me dis « câlins » et qu’on se fait des gros câlins
Quand on se court après et que tu me dis « peur » en caressant ton torse pour dire où ça te fait peur
Quand on fait de la pâte à modeler toute colorée
Quand on a passé une douce journée et qu’on s’est bien amusée
Quand on mange des biscuits ou du bon chocolat
Quand on regarde les Barbapapas et qu’on se raconte ce que l’on voit
Quand on se fait des grimaces et qu’on en rigole
Quand tu me dis « ben non » et que je dis « ben oui »
Quand tu fais oui avec la tête et que moi je fais non
Quand on se sourit jusqu’aux oreilles et qu’on se regarde dans le blanc des yeux
Quand on se dit comme on s’aime et qu’on ouvre les bras en très grand pour dire « fort fort fort »
Quand tu me dis « maman », et que je te dis « ma petite fille »

Le fil d’Ariane

Voilà. J’ai passé deux jours en tête à tête avec ma Zouzou. Deux jours de pur bonheur. Je n’avais pas passé une journée avec elle toute seule depuis euh… 4 mois. En bossant du lundi au vendredi – eh oui, j’ai repris mon travail à 100 % le 1er novembre -, même en récupérant ma louloute à 16h30, ce n’est pas simple de raccrocher les wagons après une journée de travail… Pas simple d’être maman de 16h30 à 20h. Pas simple non plus d’être détendue et 100 % à l’écoute après une journée qui a commencé à 6h30. Plus aucune journée avec ma Zouzou depuis novembre, j’avais l’impression d’avoir perdu le fil, ce fil d’Ariane comme j’aime à l’appeler, qui me permet de me mener à ma Zouzou.

Comment vraiment connaître cette petite fille qui grandit de jour en jour, apprendre à savoir qui elle est, ce qu’elle aime en à peine quelques heures par jour ? Je me rappelle, en congé maternité, il y avait ce lien, celui qui nous permettait de nous comprendre en quelques regards, une logique qui se dessinait, mise en exergue par cette relation presque fusionnelle (ben oui, presque, ma Zouzou n’est pas une collante ^^, plutôt très très indépendante).  Cela m’avait tellement manqué ! Ces deux jours passés avec ma petite fille m’ont permis de me reconnecter à elle, de reprendre le fil de notre relation… Pour l’interrompre à nouveau.

Je sais que demain en reprenant le travail, j’aurai le cœur bien serré… Surtout que je sais que ma journée ne sera pas vraiment funky.

Je n’ai jamais voulu être mère au foyer, c’est clair : je tiens à une certaine indépendance financière et un minimum d’activité pour me maintenir intellectuellement. Mais je ne souhaite pas non plus perdre des yeux cet enfant si précieux.

Alors demain, j’irai bosser, en pensant à ces deux jours merveilleux où j’ai pu prendre le temps de connaître ce petit être.

J’aurai le ventre noué, et ce qui me fera tenir et sourire, c’est de me dire que, normalement, au mois de mai, je pourrai enfin profiter d’elle. Histoire de rattraper ce fil d’Ariane et se reconnaître à nouveau. Histoire d’effacer un peu quelques pages de notre histoire et d’oublier que je t’ai laissée à à peine 3 petits mois chez la nounou pour reprendre le travail. Juste pour la thune.

Je penserai aux câlins qu’on s’est faits  quand j’aurai un coup de blues dans la journée, au « nounou » que tu disais quand tu voyais un nounours, ta petite tête de coquine quand tu manges, et tes éclats de rire au moment de se coucher pour la sieste.

Demain, c’est sûr, les filles : je vais en chier !

« I believe I can fly »… faudrait déjà que je me dise « I will survive »

Voilà, une semaine de plus à la ramasse. Couchée un peu tard… Et vlan dans  ta gueule. Un peu de stress hop hop la tension qui monte.

En tout cas ce qui est sûr c’est que j’ai la patate au fond de moi, tout au fond (ouais derrière les cernes et les cheveux raplaplas) : une envie de tout bouffer, des tonnes de projets, j’ai bouffé du lion – juste que pour le moment il est en phase d’hibernation -, envie de tout péter (dans le bon sens du terme, et non, pas seulement les coutures de mon jean qui crient un peu à l’aide à cause du chocolat…). J’ai envie de vivre à 10 000 %. Faut juste que je récupère et me couche à 21h le soir, après je passe en phase d’attaque, si je survie à la fatigue atomique.

Sinon, ça va, je crois que je suis en pleine crise de la trentaine <_<

Dites les filles, ça fait mal ?

Il y a un an…

Il y a 1 an, j’étais à la maternité.
Il y a 1 an ma vie a changé.
Il y a 1 an tu me faisais maman et je te faisais naître.
Il y a 1 an, la période la plus extraordinaire de ma vie prenait fin, et une autre encore plus magique commençait.
Il y a 1 an, je me préparais à partir de la maternité, la tête embuée, le coeur rempli.
Il y a 1 an, j’avais peur, comme lâchée telle un mouton parmi les fauves.
Il y a 1 an, tes yeux s’ouvraient pour la première fois sur le monde.
Il y a 1 an, la terre s’est mise à tourner dans l’autre sens.
Il y a 1 an, mon Ours devenait père, pour toi, et pour moi.
Il y a 1 an on était trois pour la première fois.
Il y a 1 an je te prenais pour la première fois dans mes bras, si forte et si fragile à la fois.
Il y a 1 an je respirais ton odeur pour la première fois.
Il y a 1 an, nous avons passé notre premier tête à tête, toute une nuit durant.
Il y a 1 an, on pleurait toutes les deux de fatigue.
Il y a 1 an je ne te connaissais pas… et en même temps je savais qui tu étais.
Il y a 1 an il y avait la grippe A… et moi et moi et moi.
Il y a 1 an je t’aimais pour la première fois.
Il y a 1 an, je m’étonnais d’avoir pu faire ça, toi.
Il y a 1 an je te regardais pour la première fois.
Il y a 1 an tu étais le plus bel enfant du monde.
Il y a 1 an on communiquait comme on pouvait.
Il y a 1 an je ne te comprenais pas forcément.
Il y a 1 an, je ne me sentais pas encore maman.

Aujourd’hui, je tuerais pour toi.
Aujourd’hui tu es tout pour moi.
Aujourd’hui je t’aime pour toujours.
Aujourd’hui je suis forte.
Aujourd’hui je n’ai plus peur… sauf de te perdre.
Aujourd’hui je bouffe du bonheur en barre chaque jour.
Aujourd’hui aucun détail ne t’échappe.
Aujourd’hui on se fait des câlins.
Aujourd’hui tu me dis maman et tu fais les cris d’animaux.
Aujourd’hui tu manges seule (des fois ;) ).
Aujourd’hui tu marches.
Aujourd’hui tu dis quand tu aimes ou quand tu n’aimes pas.
Aujourd’hui je m’étonne encore en te regardant.
Aujourd’hui tu me manques chaque seconde.
Aujourd’hui tu fais des croque-bisous.
Aujourd’hui je ne suis jamais rassasiée de toi.
Aujourd’hui je te connais… comme si je t’avais fait !
Aujourd’hui tu es ma fille.
Aujourd’hui tu remplis encore tous les jours mon coeur.
Aujourd’hui tu remplis encore tous les jours mon âme.
Aujourd’hui tu me fais croire en moi.
Aujourd’hui je crois en toi.
Aujourd’hui tu es mon demain.
Aujourd’hui je suis la femme la plus chanceuse au monde.
Aujourd’hui je crois que je sais ce que c’est d’être maman.
Aujourd’hui, tu as 1 an, mon tout petit cœur.

Je t’aime.