Des sourires plein le coeur

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Écrire sur le bonheur… Encore ne faudrait-il pas en avoir peur.
Ces petits riens qui font ce tout.
Ces moments tout doux.

Sa douce main qui caresse ma peau.
Son œil rieur qui me regarde en coin.
Son odeur de petit pain chaud. Lire la suite

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Une chouette famille

J’ai l’impression qu’on revient de loin.
Pas facile de construire sa famille
Surtout quand la nôtre n’était pas celle rêvée.
Quand elle nous a pesé.
Empêché.
Blessé.

Pas facile de faire « bien » au quotidien.
Ne pas crier.
Ne pas être injuste.
Être à l’écoute.
Pour de vrai.

Pas facile avec la fatigue
Les soucis,
Le travail
Le manque de perspective.

Le tunnel, long, noir.

Pas simple d’apprendre le bonheur.
De le construire quand on n’y a pas été habitué.
Faire de chaque jour une fête quand notre enfance a été inexistante.
Comment on fait ?
Comment fait-on pour réussir ça, dans une vie ?
Cela semble si facile, si accessible et pourtant si difficile à gagner.

Il n’y a pas de formule magique.
Pas de coup de baguette.
Pas de génie qui exauce ses vœux.
Juste deux personnes qui s’aiment,
Qui choisissent de faire des enfants
Et qui tentent avec humilité et maladresse
De rendre heureux la chair de leur chair.

Des mots tendres
Des « je t’aime » sans modération
Pour petits et grands.
Des bisous, des câlins.
De douce paroles qui les tirent vers le haut
Des « bravo »
Des « je suis fière de toi »

Ou des « je suis heureuse que tu sois mon enfant ».
Des « j’ai de la chance de t’avoir ».

Des visites au zoo, aux animaux,
Des tours au square jusqu’à ce que mort parentale s’en suive
Du temps de pris pour ramasser des fleurs sur le chemin de l’école
Ou pour expliquer ce qui nous semble dérisoire mais qui compte tant pour eux.

Des tonnes de livre pour comprendre.
Pour ne pas faire comme nos parents
Mais différemment
Parce qu’on ne sait pas toujours comment.

Et surtout rire, d’eux, de nous, de la mort qui nous nargue
Du soleil, de leurs blagues, de nos erreurs, de nos manquements.
Rire à pleine dents.
Tant qu’il est temps.

Un jour ils partiront de la maison
Nous partirons de cette terre
En laissant derrière nous
Ces souvenirs si précieux
Que l’on veut beaux et chaleureux
Pour qu’ils leur donnent la force d’être adulte.
Heureux et en sécurité.

S’embrasser, se cajoler,
Se consoler,
Se tenir tous, main dans la main.

Et se dire dans le blanc des yeux : on est bien là tous les quatre, elle est chouette notre famille.
Et avoir le cœur gonflé de ce que l’on fait disparaître à peine nommé : le bonheur.

Les vacances

Deux mois de vacances.
1 pointure de prise pour elle.
4 cm de plus pour lui.
420 heures de jeu.
1 activité pâte à sel.
3 activités masque.
10 pâte à modeler.
35 dessins.
4 couronnes de princesse.
6 km à vélo.
36 à courir.
210 couches de changées, les trois quart de lavées.
47 litres de bave autant de Camilia mais aucune dent.
2 baptêmes civiles.
6 gâteaux.
4 au chocolat.
3 pizzas maison.
24 sorbets.
15 jours de posés et passés avec nous.
12 jours de centre de loisirs.
455 crises.
23 litres de larmes pour elle.
12 pour moi.
2 bobos.
1 nuit passée avec tata.
4200 sourires à eux deux.
Une bonne dizaine de fou rire avec lui.
5 films de commencé.
1 de fini.
7 livres d’achetés.
1 de fini. Ou presque.
30 minutes de couture dégagées.
1 sortie piscine parfaite.
1 mini maillot de bain pour lui.
4 à 6 heures de sommeil par nuit
Souvent divisées en 3 fois.
4 grosses prises de tête.
Un projet professionnel qui se dessine pour moi.
Un pour lui.
Un rêve qui s’éloigne : celui d’être propriétaire.
Un qui se confirme : tout faire pour y parvenir.
3 voyages en tête… Seulement en tête.
4 nouveaux tatouages qui se dessinent… Ou peut-être plus.

26000 questions sur ma vie, celle de maman et de femme.

4500 doutes à la minute.

1 certitude : je les aime plus que tout.

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La famille

J’ai mal à la famille.
J’ai vécu en ne comptant pas sur elle. En gardant tout pour moi. En comprenant tout le monde au détriment de mes besoins, même primaires.
Je n’ai jamais eu de soutien, de compréhension, de compassion durant mon enfance.
A part de mes oncles d’Espagne, ceux qui avaient gardé une âme d’enfant.
Ceux qui respectaient l’autre. Lire la suite