Prête, feu… Allaitement !!

Il y a une chose pour laquelle je n’ai eu aucun doute depuis que je suis enceinte de mon petit Zébulon : mon envie d’allaiter. Je suis du genre à douter dans la vie – mais je me soigne pas mal ces derniers temps -, à me dire « oui mais, oui, mais non ». Là pour moi, c’est une évidence. J’allaiterai mon deuxième enfant. Pour ma Zouzou, au début de la grossesse, il en était hors de question. J’étais dégoûtée – oui je sais, le mot est fort – à l’idée de donner mon sein, c’était physique, viscéral. Puis, au fil de la grossesse, je me disais qu’il y avait quelque chose de pas logique à donner du lait en poudre, alors que mes seins pouvaient nourrir mon enfant, avec du vrai lait naturel. Puis, cela s’est imposé à moi au moment de la naissance : je me suis laissé le choix. Première tétée de bienvenue extraordinaire… La vivacité avec laquelle ma Zouzou prenait le sein, ce côté si évident m’a profondément décidée. Lire la suite

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Se réjouir

Voir la vie naître
Recevoir une bonne nouvelle
Une vie qui arrive
Une qui grandit

Se réjouir, pour eux
Se réjouir pour le bonheur à venir
Et rêver
Que tout se passe bien

Se réjouir
Allumer une petite flamme dans son cœur
Qui veille sur les gens qu’on aime

Être pris à témoin du bonheur
Qui entre dans leurs vies à pas de velours
A peine audibles

Et souhaiter très fort qu’il ne parte pas trop vite
Qu’il reste auprès de ce qu’on aime
Pour les voir encore sourire

Demain
Après-demain
Pour toujours d’ailleurs

Guide de survie à l’usage des jeunes parents

Quand on devient parent, un raz-de marée s’abat sur nous. Au début on s’en rend pas super compte. Enfin, on a la douce sensation de s’être pris la plus grande murge de sa vie.

En fait, c’est peu ou proue la vérité. Sauf qu’on s’en remettra jamais. C’est la murge irréversible. T’as le sentiment d’avoir passé une bonne soirée mais tu sais que tu ne regarderas plus une bouteille d’alcool de la même manière.

Devenir parent, c’est un peu ça.

Parce que la grossesse, c’est bien sympa (quoique, pas toujours). Tu vois ton bidon pousser, t’es toute love, tu prépares la chambre et attends fébrilement l’accouchement. Mais après, il se passe quoi ? En fait, tu te poses la question un peu une fois que t’as ton enfant dans les bras. Et si tu te poses la question avant, tu réalises pas mais pas du tout tant que tu l’as pas vécu. Cherche pas, c’est comme ça.

Donc après l’accouchement, il se passe quoi ? Une tornade. Mêlée de bonheurs et de questions.

Je suis pas là pour te mentir : les premiers mois, c’est hardos, psychiquement et physiquement. Tu dors parents (si tu as l’immense privilège de pouvoir t’adonner à ce nouveau passe-temps préféré), tu vis parent, tu sors parent, tu t’habilles parent (avec des tâches de vomito que tu remarques même plus). Tu sais plus où t’habites, tu te rappelles même pas de ta vie d’avant, et t’as même pas le temps de réfléchir. Et parfois de te doucher. C’est ça la réalité. La vraie réalité. Des pleurs, des questions, des doutes, des coups de blues. (Bien sûr il y a plein de choses qui te permettent de tenir : des « arrrreuuh » de ton loulou, des sourires aux anges, des bouffées d’hormone de l’amour, des envies de bisouiller ton bébé pour toujours et plein d’autres cadeaux que t’offre la parentalité).

En attendant, voici quelques conseils pour (sur) vivre à cette période incroyablement bouleversante :

– des pâtes 3 minutes dans ton placard tu auras. T’as pas le temps de faire à manger. Des fois t’oublies même que t’as eu faim. Alors même si c’est pas terrible, ces pâtes 3 minutes pourront te sauver. (Même si 3 minutes ça te paraîtra long, vu le nombre de choses que t’arrives désormais à faire en même temps en à peine 180 secondes). A noter aussi : passer chez ton ami Picard ou chez le M. Congèle de ton supermarché.

– des amis sous le coude tu auras : pour sortir, à aller voir, ou pour avoir le récit de la vraie vie.

– un peu d’alcool tu boiras si t’allaite pas.

– des douceurs tu mangeras : ce qui fait plaisir, te fait du bien. Ce qui te fait du bien, maintient ton moral.

– dès que tu peux tu dormiras : y’a du linge à faire, la vaisselle : t’en fout, dors !! Tu sais pas dans combien d’heures ton bébé dormira à nouveau.

– un peu de temps à toi tu t’accorderas : coiffeur, shopping, café entre copines, on essaie de prendre du (bon) temps pour penser à autre chose. Juste à soi quoi. Les bébés c’est mignon, mais le premier mois, voire plus, ça te vampirise un peu… Normal : il a besoin de toi à 100 %. On lui en veut pas mais pour éviter d’avoir envie de faire un retour à l’envoyeur, on s’écoute et on se préserve un peu.

– de la musique tu écouteras : classique, Motown, tout pour se relaxer et pour apaiser aussi bébé. Cela te fait du bien et donc à bébé aussi ;)

– seul tu ne resteras pas : avant l’accouchement, fais le tour des numéros à avoir après la naissance : pédiatre, conseillère en lactation, sage-femme… Tu en auras forcément besoin. Et cela aura le mérite de te rassurer même si tu t’en sers pas.

– des ondes négatives tu te protègeras. Pense à toi : t’as pas envie de voir la famille à la maternité ou des commères ? Impose ton choix grâce au filtre « papa ». Il va pas s’envoler ton bébé ou grandir d’un mètre en une semaine. Donc voilà. Et puis c’est pas comme si tu venais d’accoucher non ? Ah si : bon ben alors !

– tous les jours tu sortiras : les bébés, ça adore prendre l’air. La mienne cessait de pleurer dès le pas de la porte passé. Et toi, ça te fera un grand bien et t’aidera à redynamiser ton corps tout doucement.

– patiente tu seras : un jour, ton bébé ne pleurera plus, un jour ta brioche s’estompera, un jour, tu pourras à nouveau manger normalement et non pas entre deux tétées. Rien ne dure pour toujours. Ni les bons, ni les mauvais moments (euh si tant est que cela soit des mauvais moments : juste l’expression de la difficulté que représente l’apprentissage de la parentalité).

Je laisse le soin à qui veut de continuer cette petite liste non exhaustive ;)

Mon billet est fouillis : c’est pour te mettre dans l’ambiance post-accouchement ;)

Sinon, je te rassure : je repense avec tendresse même à ces moments difficiles. Avec grande tendresse :)

Baby Boom : le document presque fiction

Alors, vous avez regardé Baby Boom hier soir ? Ben oui, la nouvelle série téléréalité de notre belle chaîne TF1 qui prétend montrer la vie d’une maternité comme jamais.
Effectivement, ils ont pas menti.

Je suis une monomaniaque. Les émissions sur la chirurgie et les accouchements, je pourrais m’en taper tous les jours. Cherche pas à savoir pourquoi. Moi même, je comprends pas.

Du coup, quand j’ai vu que TF1 allait proposer Baby Boom, je me suis dit : « Ben ça, c’est évident, je vais le mater ».
Et en regardant ce torchon, euh pardon, cette émission, je me suis dit que tout ça c’était bien mou du genou et tombait dans le cliché pour faire monter l’audience. Des femmes sous péridurale, qui disent juste « j’ai mal », allongées tout le long du travail. Deux femmes sur trois avec un profil particulier : une qui attend des jumeaux après des années de galère, et une ado de 16 ans.

Le  tout enrobé de musique qui va bien s’il vous plaît.

Et j’ai pas été émue.

Parce que cela ne ressemblait en rien à un vrai accouchement. Tu sais, dans la vraie vie. Quand t’arrives à la maternité que t’as envie de défoncer toute âme qui vive tellement t’as mal. Ou que t’as juste envie de dire « ta gueule », ponctué d’un « ta mère suce des bites en enfer » quand la sage-femme arrive avec son aire mielleux et demande « alors madame, ça va ? » alors que tu viens de passer de 4 à 8 en 32 minutes.

Et attend, me dit pas que t’es pas un peu inquiète le jour de l’accouchement. Là ce n’était que joie. Moi perso, je me serais bien éclipsée tellement je flippais. Comme le disait mon Ours, « on était en train d’écrire une page de notre histoire, qui restera gravée à jamais ».Et ça, c’est chouette, mais t’as un peu envie de prendre tes jambes à ton cou (facile à faire quand t’as les jambes écartées sur une table gynécologique remarque…).

Là, j’ai l’impression que tous les accouchements se ressemblent. Et qu’on pourrait interchanger les personnes qui accouchent.

Impersonnel.

Froid.

Irréel.

Sans parler des salles d’accouchement décorées années 70. Et les étriers… pff quelle horreur (oui, la déco ça compte quand t’en chies).

Et le personnel, qui dit que des choses au comble de la mignonitude : « On aurait dit qu’elle gravait mon visage, car j’ai été là pour la naissance des petits, je fais partie de leur histoire ». Genre. Comme si c’était vrai. Je pense que hors caméra c’était plutôt : « Putain, comme elle gueule la 3 – Moi, la 2, tu verrais quand elle a poussé le popo qu’elle a fait, quelle horreur – T’as vu le papa de la 4, putain, il était blanc comme un linge ».

Donc finalement, TF1 n’a pas menti : des accouchements comme jamais ils se passent dans la vie.

Mais bon, je continuerai de regarder.

Je dois être un peu maso.

Ah, j’oubliais, on ne sait pas ce que sont devenus les protagonistes. Pour cela, il faut aller sur le site de Pampers <_< Non mais sans déconner…

Un petit coup de nostalgie : accouchement et séjour maternité

Voilà, un nouveau petit être est arrivé sur terre, un petit Léonard, qui ne pouvait pas tomber chez de meilleurs parents : je crois que ce petit bout ne manquera pas d’amour…

Cette amie avait une semaine de différence avec mon terme, il y a un an. Quel hasard. Et maintenant la voilà maman. Avec tout ce que cela entraîne de doutes, d’amour, de questions et de bonheurs.

Alors je repense, en la sachant à la maternité, à mon accouchement et à ce séjour dans ce lieu un peu hors du temps et qui doit nous transformer en maman, d’un coup de baguette magique, qui doit faire de nous deux et maintenant trois une famille. Un vrai tour de passe-passe. Lire la suite