Les pleurs du nourrisson : les Vendredis Intellos

Aujourd’hui, ce sont les Vendredis Intellos : mon rendez-vous préféré de la semaine :)

Cette semaine j’ai choisi de parler des pleurs du nourrisson à travers l’ouvrage de Claude Didierjean-Jouveau, « Ne pleure plus bébé ». Un thème qui parlera sûrement à de très nombreux parents et qui me touche particulièrement en tant que maman mais aussi en tant qu’être humain. Ma Zouzou a beaucoup pleuré les premiers mois, et était parfois inconsolable. Cet ouvrage m’a permis, a posteriori, de comprendre ce qui s’était passé et ces pleurs.

Et puis cela me touche aussi personnellement, car j’ai beaucoup de mal à entendre pleurer un bébé sans qu’on leur vienne en aide : laisser pleurer un être humain seul, isolé, c’est un non-sens, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’un petit bout d’Homme qui vient d’arriver sur Terre.

Il est alors important en tant que parent d’essayer de comprendre ces pleurs pour mieux les identifier et se retrouver moins en détresse mais aussi, et surtout, afin de les accompagner et les apaiser. Un must-have dans la bibliothèque de tout parent !!

Un sujet qui me tient à cœur et dont j’avais déjà parlé sur mon blog dans « Pleurs du nourrisson : mes trucs et astuces pour les calmer ».

Vous pouvez aussi retrouver toutes mes participations aux Vendredis Intellos sur le blog des Vendredis Intellos ainsi que sur mon blog, par là.

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La requéquête du mercredi : « parents qui craquent »

Oh là là là là, je vous vois la derrière tendre la règle pour me taper sur les doigts : ben ouais, mea culpa, j’ai pas fait ma requête du mercredi la semaine dernière. Mais que voulez-vous, je me sens tellement bien avec vous, que le temps passe trop vite… Ouais ok, la lèche ça marche pas. Disons que ma journée de 24 heures a du mal à me suffire en ce moment, à mon grand dam. Du coup allez, je bosse double pour la requête du mercredi de cette semaine. On range les clairons et les cotillons, on remise les langues de belle-mère et les pouêt-pouêt au placard, parce que c’est du sérieux. La requête c’est « parents qui craquent » en version corrigée. Pour compléter la requête un peu sous-entendue « comment éviter de craquer ». Parce que ouais, tout le monde y passe un jour, sans exception. Ou alors jette-moi la première pierre Pierre. Allez, range ton clown, ce soir c’est du lourd.

Ben oui, tout le monde le vit un jour le pétage de plomb avec nos mômes, bébé, petit, pré-pubère ou ado : on y passe tous !! TOUS autant que nous sommes. Ou alors t’es pas humaine. Ou très très bien entourée.

Nourrisson, quand c’est le premier enfant, la fatigue qui s’accumule, les questions qui se bousculent, le doute, l’entourage qui te conseille (sans que tu ne demandes rien bien évidemment) et hop c’est la fontaine assurée ! Oui c’est dur les trois premiers mois, t’en chie des ronds de chapeau (avec les points de l’épisio c’est sympa d’ailleurs), tu sais plus où t’habites, qui tu es vraiment, qui est ce petit être, ce qu’il veut (mais il veut quoi bordel ?? il a mangé, roté, dormi, il est propre, ça fait deux heures que je le porte, JE FAIS QUOI ??). Qui n’a jamais ressenti cette grande solitude devant ce petit bout qui pleure désespérément, inconsolable ? Moi-même je me rappelle après un début de journée très difficile m’être retrouvée à 16h  en pleurs devant ma Zouzou qui avait pleuré la moitié de la journée, la fourchette à la main, le plateau sur les genoux : j’allais manger, m’accorder 5 minutes de répit pour me sustenter, elle avait 3 semaines. J’ai pleuré et je me suis sentie nulle, anéantie… Mon Ours était là le soir pour me rassurer, m’épauler. Heureusement.

Parce que même si tout le monde ou presque (eux je ne leur parle pas) connaît un moment aussi difficile, peu en parle. Tabou ? Aveux de faiblesse ? Comment peut-on dire à quelqu’un qui attend un heureux événement que ce sera si dur. Tant que tu ne l’as pas vécu, impossible d’imaginer les ressources que tu devras aller chercher en toi.

Je connais des mamans qui m’ont dit que l’espace d’une seconde, cela leur a traversé l’esprit de passer l’enfant par la fenêtre. Oui on a des pulsions face à tant d’incompréhension… Qu’on se le dise : on est humaine. Et ce n’est pas parce qu’on a ces pulsions que l’on passe à l’acte. Parfois, je me suis dit que ma fille, quand elle était bébé, s’en sortirait mieux sans moi, avec son père. La fatigue… notre pire ennemie.

Puis le bébé grandit et la fatigue peut rester. La pression sociale d’être une bonne mère. La pression de la famille, mère, sœur ou belle-mère, qui oublient elles-mêmes qu’elles ont eu de grands moments de doute. Le stress du boulot, la fatigue qui continue de s’accumuler. Le couple qu’il faut garder… parfois sauver. Puis il y a la période du non à partir de 18 mois, les crises de pleurs vers 2 ans… Et c’est là qu’on craque. Ils en parlaient dernièrement dans un article de presse. Un article salutaire.

Puis il y a les passages à l’acte, la maltraitance, les idées noires, la dépression.

Bon ok, je vais loin, mais cela arrive, même aux meilleures, j’en suis sûre. La parentalité nous pousse parfois dans des retranchements, extrêmes.

Alors, on fait comment pour ne pas craquer quand on est parent ?
– On prend les devants : fatigue accumulée = pétage de plomb assuré. Si l’être humain a besoin de dormir, c’est bien pour quelque chose. Parmi les pires tortures que l’on peut lui infliger : le priver de sommeil. Saupoudré du stress de jeune parent ou celui du parent au bout du rouleau nerveusement, un cocktail explosif ! On dort dès qu’on peut : pendant la sieste du petit, on se lève le matin le week-end à tour de rôle pour pouvoir faire au moins une grasse mat’. Se coucher tôt : oui, c’est la bonne solution… Mais entre 20h et l’heure du coucher, c’est un peu le seul moment où on peut avoir un semblant de vie sociale (oui, là, comme moi). Mais de temps en temps, extinction des feux comme au collège, à 22h max.

– On délèèègue ! Oui on fait tout mieux que son homme. Mais laissons lui sa place. On a besoin de lui. Pour de vrai ! On partage les tâches et on essaie de se répartir de manière égalitaire celles qui sont désagréables (se lever la nuit, faire à manger, le ménage…).

– On se trouve une baby-sitter dès les premières semaines de vie du gnome. Et on sort à deux, histoire de décompresser. Pour de vrai.

– On s’entoure de la famille, si ça se passe bien, et on refile le « bébé » : quel que soit l’âge auquel on arrive à passer le cap, même si c’est deux heures, c’est bien. On évite cependant de le laisser pour la première fois à 9 mois, âge où la peur de la séparation peut-être une véritable angoisse, hein.

– On se confie à son amie de confiance elle aussi maman ou douée d’une compréhension hors du commun, on essaie de se faire épauler par son homme. Parler, parler, parler : je dis toujours « ce qui sort ne pourrit pas dedans ».

– Tu appelles AlloParentsBebé au 0 800 00 34 56 : ils sont là pour t’aider, et ne te jugeront pas.

Et puis sinon, ben je suis là, alors t’hésites pas ;)

Et puis si tu craques, c’est juste la preuve que t’es humaine. J’envisage même à titre personnel d’acheter des parts chez Kleenex : je sais déjà que l’avenir me réserve d’autres craquages, d’autres larmes de peine, de peurs, mais aussi de joie.