La famille

J’ai mal à la famille.
J’ai vécu en ne comptant pas sur elle. En gardant tout pour moi. En comprenant tout le monde au détriment de mes besoins, même primaires.
Je n’ai jamais eu de soutien, de compréhension, de compassion durant mon enfance.
A part de mes oncles d’Espagne, ceux qui avaient gardé une âme d’enfant.
Ceux qui respectaient l’autre. Lire la suite

Légère comme un battement d’ailes de papillon

Je sors enfin du cabinet de ma thérapeute.
Légère comme un battement d’ailes de papillon qui se pose sur mon cœur.
Pour me réconforter.
Pour éponger les larmes qui ont tant de fois roulé sur mes joues
Désaltérant ma peine
Pour couler jusqu’au fond mon ventre.

L’odeur des arbres, du soleil m’effleure le nez.
Le vent caresse ma peau et défait mes cheveux.
La douceur de se sentir légère, comme si j’avais posé mes valises.

Des valises qui resteront à quai et qui monteront dans le train de mon oubli pour une destination lointaine et inconnue.

Je revis, je renais un peu,
Comme un nourrisson j’ouvre mes yeux pour la première fois sur le bonheur de vivre
Sondant le monde qui m’entoure
L’air de dire « Je suis vraiment vivante ».

Sentir mon corps, et oublier ma tête
La laisser divaguer,
S’alléger
Et m’encrer,
Les pieds dans le sol,
Reliée à la Terre mère.

Sentir la terre sous mes pieds,
L’odeur verte et humide de cette noirceur symbole de vie,
La délicatesse de l’herbe encore recouverte de rosée.

Recevoir les rayons du soleil
Qui m’embrasse et me réchauffe
Comme les bras d’une mère.

Je suis en vie et ce n’est que le début.

Reprendre contact : on s’appelle on s’fait une bouffe, on s’épile on se fait une touffe ?

Faut que je reprenne contact avec elle. C’est ce que je me suis dit cette semaine.
Je ne sais pas comment, je l’ai un peu perdu de vue ces derniers temps.
Pourtant, c’est pas compliqué.
Mon chemin croise souvent le sien…

Je me suis juste rendue compte que ça fait un bail que je lui ai pas dit des choses gentilles.

Hier, j’avais rendez-vous avec elle.
Seuls des mots durs sont sortis de ma bouche.
On peut dire que je n’ai pas été vraiment sympa.
Pourtant, ça devait être un moment agréable.
Elle a eu envie de pleurer… à cause de moi.

En même temps, c’est compréhensible.

Je trouve qu’elle a grossit.
Qu’elle est moins jolie.
Moins heureuse aussi.
Elle ne fait rien comme il faut, avec son mari.
Avec sa fille.
Ou sa famille.
Ou même ses amies.

Tu te dis : « Mais pourquoi elle reprendrait contact avec elle si elle pense tout ça ? »
Parce que cette reprise de contact, elle est vitale.
Et c’est en fait de moi que je parle.
Moi que j’ai oublié.
Oublié d’aimer.
Si tant est qu’un jour j’y sois parvenue.

Je ne veux pas de moi.

Voilà, les mots sont sortis.
Ils sont forts, mais c’est la vérité.
Ils en entraînent d’autres, pas plus jolis.
Je ne m’aime pas.

Je hais mon corps, cet amas de chair insensible, encombrant, dont je ne sais quoi faire.
Dont je n’ai jamais su quoi faire.
Je l’habille pour le cacher.
Je ne le regarde plus.
Je ne sais plus à quoi il ressemble.
J’ai même l’impression qu’il change de jour en jour.
Parfois gros, parfois pas si horrible pour le trouver moche le lendemain.
Ma vision se déforme au gré de mes émotions.
De mon mal-être.

Je me sens seule.
Je suis seule.
Et je me sens coupable, coupable de ne pas m’aimer assez, de ne pas m’aimer tout court.
Chaque jour qui passe, c’est une montagne de reproches.
Chaque jour qui passe, je m’estime de moins en moins.

Depuis toujours, ma tête d’un côté, mon corps de l’autre.
L’une espace de liberté.
L’autre barrière avec le monde extérieur.
L’une me fait du mal.
L’autre me fait mal.

Mon corps, si froid, sans plaisir.
Si douloureux.
Il n’y a qu’en ayant mal que je le ressens.
Il n’est rien sans l’autre.
Rien que désagréable.

Devoir l’apaiser, en pleurant,
En mangeant.
Même quand je n’ai pas faim.
Toi, la nourriture, mon doudou qui ne suffit plus.
Ma drogue.

Alors il faut que je reprenne contact.
Ou juste que je fasse connaissance.
Que je (re)construise mon image détruite et déformée par mes pensées… ses pensées.

Libérer mon corps, de l’emprise,
Libérer des émotions,
Le libérer et l’ouvrir à la vie.

Déverrouiller et arrêter d’avoir envie de me rouler en boule,
De ne plus exister.

Je veux m’aimer.
Je dois m’aimer.
C’est une histoire entre moi et moi.
Un combat que je dois mener seule.

Sans ça, jamais l’amour des autres ne pourra me combler.

Pablo Picasso, Femme qui pleure, 1937

La pesée des âmes

En ce moment, je fais ce que l’on appelle un travail sur moi. Je ne sais pas encore si c’est positif, mais ce travail-là est nécessaire. Cela passe par du shiatsu, une thérapie et… de la sophrologie. Tous les moyens sont bons pour que ma vie change.

Changer : ce n’est pas si simple.
Cela peut faire peur.
Et cela peut tout chambouler.

Du coup, je fais le point, avec un grand « P » (et non pas « pet » hein). Une sorte de pesée des âmes. Enfin, de mon âme.
Je sonde mon Moi.
Et des fois, je n’aime pas ce que je vois.
Au moins je prends conscience.

Conscience que je ne suis pas celle que je crois.
Que je n’aime pas celle que je suis.
J’ai des principes et je ne les mets pas en application.

Alors, bien sûr, je pourrais me dédouaner lâchement en disant : « C’est pas ma faute, c’est ma mère, et puis mon père. C’est mon enfance ».
J’ai tellement peu existé qu’aujourd’hui je crie ma présence « moi moi moi ».
Rien à battre de tout ça.

Je veux être une autre. Une moi, en mieux.

Je suis sauvage, limite associable. Et après je me plains de ne pas avoir de nouvelles des amies.
Je dis que j’aime le contact avec les gens mais il n’y a pas plus gauche que moi : je blesse, je parais juger, je donne des conseils pas demandés…
Je ne sais pas prioriser les choses quand j’ai du boulot : tout passe en dernier…
Je ne suis pas la maman que je veux être : je manque de patience (et de sommeil).
Je ne me sens pas comprise ou entendue mais est-ce que je montre au moins aux autres que je les comprends ?
Je reproche aux amis des choses que moi-même je suis. Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse ?
Je suis pro-communication alors que je ne sais pas dire les choses, les exprimer calmement, clairement, avec les bons mots pour ménager les gens. Mon deuxième prénom c’est « brut de décoffrage ».
Je me sens laissée pour compte, mais est-ce que je dis au gens combien ils comptent ??
Je me sens victime et tout cela fausse ma vision de la réalité.
Je me sens victime, comme ma mère, et ça, je le hais.
Visage dans le privé, autre rôle en société : je suis comme le caméléon, je m’adapte, me protège.
Et pourtant c’est à ceux qui sont les plus important pour moi, à qui je fais le moins de cadeau, le plus de mal…
J’essaie tellement d’être autre que je passe à côté des choses essentielles.

Je sais que je suis en période de réajustement, je sais que les choses vont changer un peu en moi… Je l’espère à vrai dire. Car parfois le chemin est un peu long pour y croire totalement.
A ce qu’il paraît la sophrologie fait voir la vie du bon côté.
D’ici un an, je devrais être autre.
Un peu moins engluée dans le passé.
Un peu plus tournée vers le présent.

Alors rendez-vous dans un an, avec mon Moi plus reluisant.

Taguée par la maman du p’tit pois : t’y crois ?

La maman du p’tit pois m’a taguée aujourd’hui :)

Alors je m’y colle, avec plaisir !

Je dois dire 3 choses que j’aime chez moi, et 3 chose que je n’aime pas. Vu l’humeur du jour, ça va pas être simple…

Alors trois choses que je n’aime pas (on commence par ce qui est désagréable) :

– mon manque de zénitude en général ;

– mon hypersensibilité : parce que ça me fait du mal souvent au corps et à l’esprit mais que cela peut aussi blesser les autres ;

– ma manie de tout le temps tout analyser, la vie, les chats, les chiens et surtout mes amis.

Trois choses que j’aime chez moi :

– ma fille : parce que je l’ai portée pendant 9 mois (enfin 8 et demi pour être exacte) et que c’est la meilleure chose que j’ai faite jusqu’ici ;

– mon hypersensibilité : je ressens plein de choses, de belles choses : bonheur, grâce… et que je pense que ce n’est pas donné à tout le monde ;

– mon esprit d’analyse : même si j’ai l’air blonde et que je n’ai pas une culture gé à toute épreuve, je sais réfléchir à mon sens.

Dur dur… des choses que je n’aime pas j’en ai une tripotée. Les choses que j’aime… hum. Comment ça je dois travailler sur l’estime que je porte à ma personne ? ^_^

Allez, maintenant c’est au tour de :

Madame Zaza of mars : authentique, vraie, entière, j’espère que tu t’y colleras.

– Ma Chuchu adorée (Monstre&Co anciennement Petit Bidon) : tu m’avais taguée à l’époque : un prêté pour un rendu ;) Euh mince, t’as été taguée par Lady&Baby… Bon ben t’es doublement obligée de te livrer à cet exercice.

La maman du Marmouzet : parce qu’elle me fait toujours rigoler :)

– Et Nanette : je pouvais pas ne pas te taguer ;)