Les vacances

Deux mois de vacances.
1 pointure de prise pour elle.
4 cm de plus pour lui.
420 heures de jeu.
1 activité pâte à sel.
3 activités masque.
10 pâte à modeler.
35 dessins.
4 couronnes de princesse.
6 km à vélo.
36 à courir.
210 couches de changées, les trois quart de lavées.
47 litres de bave autant de Camilia mais aucune dent.
2 baptêmes civiles.
6 gâteaux.
4 au chocolat.
3 pizzas maison.
24 sorbets.
15 jours de posés et passés avec nous.
12 jours de centre de loisirs.
455 crises.
23 litres de larmes pour elle.
12 pour moi.
2 bobos.
1 nuit passée avec tata.
4200 sourires à eux deux.
Une bonne dizaine de fou rire avec lui.
5 films de commencé.
1 de fini.
7 livres d’achetés.
1 de fini. Ou presque.
30 minutes de couture dégagées.
1 sortie piscine parfaite.
1 mini maillot de bain pour lui.
4 à 6 heures de sommeil par nuit
Souvent divisées en 3 fois.
4 grosses prises de tête.
Un projet professionnel qui se dessine pour moi.
Un pour lui.
Un rêve qui s’éloigne : celui d’être propriétaire.
Un qui se confirme : tout faire pour y parvenir.
3 voyages en tête… Seulement en tête.
4 nouveaux tatouages qui se dessinent… Ou peut-être plus.

26000 questions sur ma vie, celle de maman et de femme.

4500 doutes à la minute.

1 certitude : je les aime plus que tout.

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Qu’est-ce que tu fais pour tes vacannnnnces ?

Non je n’ai pas changé d’adresse.

Voilà, j’ai passé une semaine en vacances à la montagne.
On est parti juste le lendemain de l’enterrement de mon papi.
Alors ces vacances ont été un peu spéciales. A la fois salvatrices et étranges.

Mais j’ai fait quoi pendant ces vacances ??

  • J’ai marché, 2 heures par jour, à travers les montagnes, avec l’Ours et ma Zouzou sur le dos (merci encore à Nas pour le Tulli extraordinaire). Et putain ça fait du bien. J’avais envie de courir, de voler, de me dépenser, de marcher encore et encore. Bon, avec une Zouzou de 30 mois de plus de 12 kg dans le dos, ça limite mais c’est déjà beau d’avoir pu marcher comme ça. Donc, je confirme : j’aime marcher. Et j’ai besoin de faire plus de sport au quotidien.
  • J’ai tergiversé : qui suis-je, où vais-je, que fais-je, quand je pars en vacances (ce qui arrive même pas tous les deux ans heureusement), remettre en question toute ma vie est une tradition. Ben oui, faudrait voir à pas trop me reposer sur mes lauriers hein. Ce que j’en retiens :
    – j’ai besoin que ça BOUGE dans ma vie pro : j’ai grave envie de bosser. Seule, dans une boîte, je ne sais pas mais faut que je bosse !! D’où la double conclusion, dont je n’ai jamais douté : je ne suis pas faite pour être mère au foyer. J’ai besoin de bosser, de gagner ma vie, d’avoir une vie en dehors de celle de maman.
    – j’ai besoin de me reprendre en main : je suis une femme BORDEL ! J’ai renoué avec les magazines féminins (un peu de futilité dans ta vie tu mettras), et les soins pour moi (merci JolieBox ;)). Double conclusion : tu vas me chasser ce gros cul !! En 1 an, j’ai pris au moins 5 kilos. 5 putain de kilos qui me font plus ressembler à un loukoum qu’autre chose. Ce n’est pas moi. Ce poids m’encroûte. Je ne vise pas la mincitude, je m’en fous. Mais le « je me sens bien avec moi-même dans mon corps ». Pourquoi ne pas faire un régime, pour la première fois de ma vie, faire en sorte de maîtriser un peu mon corps sans le laisser aller… Sans prendre du poids pour me protéger du monde extérieur, sans manger pour étouffer mes émotions plutôt que de les libérer. Arrêter de ne pas m’aimer, d’être négative envers moi. Arrêter de voir la bouffe comme un palliatif et non comme un besoin vital pour gérer mes émotions et mon rapport aux autres. Bref, y’a du boulot quoi.
  • J’ai aimé mon Ours, et même qu’on ne s’est même pas pris la tête : même si on était trois, je suis heureuse d’avoir partagé ce temps avec mon Ours (même si un resto à deux manquait gravement). Tous les deux, ça coule, ça glisse, ça roule, c’est doux comme un doudou, et chaud comme une brioche. Je l’aime, il m’aime. Et je me rends compte que le quotidien, MON quotidien gâche parfois notre relation avec des prises de tête qui concernent pas toujours le couple mais plutôt ma liberté, mon épanouissement… Conclusion : halte aux prises de tête. Garder du recul.
  • J’ai commencé un travail de deuil. Ce n’est pas simple. Je n’ai pas pleuré la mort de mon grand-père. Pas complètement. Mais une force commence à m’animer. Mon père m’a dit juste après le cimetière : « Tu verras, ce sont ces événements qui te font grandir dans la vie et qui t’apporte une force ». Oui, mon père m’a dit ça. Je ne l’ai pas cru. Mais je commence à comprendre. Comprendre quoi ? Je ne peux mettre exactement des mots sur tout ça. Mais, je me sens plus… adulte. Ou un truc dans le genre. Je ne sais pas encore ce que c’est mais, quelque part, je me sens plus forte.
  • Je me suis sentie esseulée : quoi, mes amies me manquent toujours ? Je suis en mal d’amitié ENCORE ? Ben oui, j’ai besoin d’amies. Mais dans l’état actuel des choses, suis-je prête à accueillir de nouvelles amitiés ? A donner ce dont mes amies ont besoin alors que je ne suis qu’un chantier en bordel ? Mouaip. Je ne sais pas mais peut-être une virée à Bordeaux pourra m’aider à répondre.
  • Et j’ai regardé ma Zouzou autrement : un peu de distance ne fait pas de mal. M’accepter comme je suis en tant que maman et arrêter de me juger tout le temps. Ma Zouzou, elle est extra, toujours en opposition, mais extra. Elle a donné à manger aux marmottes (au Parc national des Pyrénées), elle dit « si j’ai droit » quand elle est pas d’accord avec nos interdictions, elle parle de mieux en mieux… Et elle a grandi. Elle a un sacré tempérament. Durant les balades, elle a demandé à marcher. Presque un quart d’heure dans des sentiers escarpés. Elle voulait à peine qu’on lui donne la main. Et je me dis que cette ténacité, ben ça lui servira dans la vie. En tout cas, j’en serais toujours fière.

Donc pour conclure : je n’ai pas la vie dont je rêve. J’ai envie de gagner ma vie, comme avant. D’avoir une maison. De ne pas trembler en regardant mon compte à la fin du mois.
J’ai envie d’entreprendre, de réfléchir, de participer à la dynamique d’une entreprise, d’un projet et j’ai sans doute besoin de reconnaissance professionnellement, et je n’ai pas honte de le dire. J’ai des capacités, je suis créative, perspicace, à l’écoute et réfléchie. Et plein d’autres choses.

Reste juste à mettre tout ça en application, que tout cela ne reste pas un vague souvenir de vacances…

C’est beau hein ? Ben c’est le lac de Gaube.

La tête dans les nuages et les pieds…


En ce moment, j’ai la tête dans les nuages et les pieds pas vraiment sur terre. Je laisse passer les vacances. Doucement.

Je sais que lundi, ça sera dur.
Que tôt ou tard, il va falloir que je réponde à mes questions sur mon avenir professionnel.
Qu’il va falloir mettre un gros coup de collier côté couple.
Que j’ai des tonnes de choses à préparer pour début septembre.

Pour le moment, je me laisse flotter, et essaie de rester bien haut, dans les nuages.

Vivre l’instant présent.

Plénitude

Éclats de rires

Comme des perles blanches

La lumière éblouie

Douceur des bulles

La chaleur et la transparence de l’eau

La câline présence

D’un amour infini

Leurs yeux bleus à la couleur des astres

Portés sur moi