Biberon VS nichon

20 juin

Il y a un test que j’ai fais pour vous un peu malgré moi.
Un test très personnel hein.
Mais un test dont je voulais vous parler :

Nourrir son enfant au sein ou au biberon : le point sur les avantages et les inconvénients

Ben ouais, parce que moi, à l’époque, quand j’étais enceinte de ma Zouzou, j’aurais bien aimé avoir un comparatif entre les deux. Un vrai, un de maman. Pas une liste faite par des vendeurs de biberon hein ou par des groupes de pression de vente de lait artificiel. Lire la véritable expérience, sans angles arrondis ni parti pris. Un truc argumenté et objectif, pas un "les biberons ça n’a jamais tué personne" ou un "les biberonnantes sont des mauvaises mères : vive le nichon". Non, un truc vrai.
Alors du coup, t’as de la chance, je l’ai fait pour toi.
Me remercie pas. Lis d’abord.

***Le biberon, c’est bien ou c’est caca ?***
Avantages
-
Papa peut donner à manger et ainsi établir une vraie relation dès la naissance avec l’enfant (euh en même temps il peut aussi donner le bain, jouer avec bébé…).
- Le papa peut se lever la nuit et nourrir bébé pendant que maman se repose : AH AH AH, dites ça à ma copine qui a choisi le biberon pour sa dernière-née… Ces cernes en disent long sur cet argument.
- Le lait artificiel contient toutes les vitamines nécessaires à la bonne croissance du bébé (et le lait maternel hein ?).
- On voit ce que le bébé "prend". (et en vrai ça sert à quoi ?)
- On peut le laisser à garder plus facilement (on peut aussi tirer son lait).

Inconvénients
- On ne peut pas préparer le biberon à l’avance : une fois mis en œuvre celui-ci se conserve 30 minutes à l’air ambiant. Traduction : tu prépares le bib quand tu sais que ton enfant a faim… Souvent quand il pleure : tu le sens le stress de compter les 46 dosettes de lait avec de pleurs de 120 décibels dans les oreilles ?
- C’est une véritable organisation militaire : rincer, laver, faire sécher, prévoir un biberon de propre en prévision du prochain, s’assurer qu’on a la bonne tétine (ou quand le pédiatre te conseille de passer au lait épaissi que ton enfant hurle de désespoir en tétant comme un forcené sur sa tétine numéro 1 et que rien ne coule…). Et quand t’es fatiguée… comment dire : tu chies souvent dans la colle.
- Tu dois souvent tester X laits pour trouver celui qui va à ton bébé.
- Tu dois parfois faire le tour de la ville pour trouver LA boîte de lait artificiel que ton bébé tolère enfin.
- Tu dois avoir un niveau bac +5 en eau minérale pour choisir la bonne.
- Les cacas de ton bébé puent : quand tu le changes 5 à 6 fois par jour, ça a son importance.
- Il faut prévoir des biberons avant de sortir (balade, amis, resto) : ça paraît un détail mais quand tu parviens enfin à te rendre une apparence humaine et à changer bébé avec seulement 1h15 de retard sur l’heure prévue ça l’est moins.

***L’allaitement c’est juste pour des mères possessives ou c’est tip top moumoute ?***
Avantages
- Ça coûte pas un rond.
- C’est tout prêt.
- Tu l’oublies pas chez toi.
- Ton bébé prend ce dont il a besoin. Quand il a besoin.
- Pas de prise de tête avec "mais il a mangé quand la dernière fois ??". Tu t’en fous, s’il pleure, tu proposes ;)
- Cela permet aussi de rassurer bébé.
- Tu construis un lien étroit avec bébé.
- Ton lait change de goût en fonction de ton alimentation.
- C’est tellement simple…
… Liste non exhaustive bien sûr !

Inconvénients
- Oui tu peux connaître des engorgements, des mastites, oui c’est pas funky, mais tout ça ce n’est pas vraiment un inconvénient puisqu’il y a toujours une solution.
-
Peur de manquer de lait ? C’est un mythe. Si tu allaites à la demande, tu ne manqueras pas de lait. Jamais.
- Peur qu’il soit pas assez "nourrissant" : baliverne ! Le lait s’adapte aux besoins de bébé. Et puis ben s’il a faim, il retète, voilà tout.

Bon, j’arrête là mon char. T’as compris que ce billet n’est pas un véritable test. Pour avoir vécu les deux, le biberon et l’allaitement, je voulais juste informer les futures mamans sur l’allaitement à ma petite échelle pour qu’elles aient vraiment le choix. Pour qu’elles sachent combien c’est naturel d’allaiter (je n’ai pas dit facile, tu noteras), combien cela peut être un bonheur, combien le lien avec ton nourrisson est fort et évident. Combien c’est génial et extraordinaire. Combien un biberon peut être compliqué à côté. Combien on vous ment sur l’allaitement (manque de lait) et comment on dépossède les femmes de ce don si naturel de pouvoir nourrir son enfant.

D’ailleurs je te reparle de cette revanche bientôt sur le blog des Seintes,  (si t’as pas tout suivi clique ici) où tu peux en savoir plus sur l’allaitement vécu par plein de mamans et surtout poser des questions sur leur page Facebook si tu rencontres des difficultés dans ton allaitement.

Si je ne devais donner que trois conseils à celles qui hésitent à essayer ou continuer :
- tente la tétée de bienvenue, cela permet d’avoir un aperçu ;
– essaie l’allaitement jusqu’à la montée de lait minimum ;
- tiens bon les trois premières semaines environ, et après c’est bueno.

Je ne peux dire le bonheur que c’est d’allaiter mon Zébulon. Je voulais juste dire ici que je souhaitais à chaque maman et chaque future maman de vivre cette expérience unique de nourrir son enfant.

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Encore un grand merci à Marion, qui sait rebooster et qui est pleine de bons conseils et regorge de connaissance sur l’allaitement (entre autres), et à ma Baby Pop chérie d’amour toujours là pour m’écouter.

Le sens de la vie

1 juin

Tu as donné un sens à ma vie.
Mon essence essentielle.
Le carburant de la vie.
Mon amour.

Bientôt 13 ans d’amour.
Des hauts, des bas.
Des débats.
Des déboires.
Des batailles.

Des projets.
Fous.
Fous d’amour.
Un enfant.
Puis deux.

Fous de la vie.
Fous d’envie.
En vie.

La vie nous file.
Elle tisse nos souvenirs.
Les étire.

Les déforme
Pendant que d’autres prennent forme.
Les efface
Pour faire face au quotidien
Moins rieur
Moins rêveur
Moins enjôleur.

Se réveiller d’un doux sommeil,
Pour se rendormir très vite
Et retrouver ces vibrations
Ces papillons des premiers jours de soleil.

Vole avec moi mon amour
Vers ces jours
Vole avec moi pour toujours
Sans regarder en bas
Ni en arrière
Vers ces êtres que nous ne sommes plus tout à fait
Rappelle-toi juste ce lien invisible qui fait que l’on est fait
L’un pour l’autre,
Pas vraiment autre,
Sans perdre trop de plumes
Ni voler avec d’autres oiseaux rares,
Ceux qui font miroiter le bonheur
Et qui t’enlève toute force de te battre
Mais qui ne feront pas battre ton cœur.

Viens suis-moi,
Avançons main dans la main
Sur le chemin du bonheur
Semé d’embûches et de délicieuses fleurs
Que nous puissions un jour nous retourner
Et regarder ensemble notre vie
Que l’on aura traversée
Contre vents et marées.

Mon essentiel,
Mon souffle,
Mon âme-sœur.

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Le jour et la nuit

23 mai

Il est passé où ton sourire ?
Je l’ai rangé dans un placard,
Sous des couvertures de fatigue,
À côté de la pile des mots doux.

Je l’ai rangé en attendant des jours meilleurs,
Quand je pourrais mettre mon manteau de compréhension,
Parti ailleurs pour une destination inconnue,
Rejoindre sans doute des heures de sommeil perdues.

Je dois lancer des investigations
Avant de perdre sa trace totalement,
Sinon je risque de ne plus la trouver
Et finir par l’oublier.

Qu’as-tu fais de ta joie de vivre ?
Je l’ai laissée filer entre mes doigts,
Comme le sable du marchand de sommeil.
Je l’attends impatiemment, sur le palier de ma tristesse.

Et ta patience ? Tu en as fait quoi ?
Je l’ai passée à la machine,
Par inadvertance, sans faire attention.
Elle a rétréci comme une peau de chagrin.
Il ne m’en reste qu’un petit bout rabougri.

Et où as-tu laissé les choses qui te faisaient vibrer ?
Dans une autre vie, que je ne regrette pas mais où au moins j’étais moi, enfin.
J’avais trouve le chemin de mon bonheur.
Sa clé est tombée au fond d’un puit rempli de mes larmes quotidiennes.
Je sais où elle est, il faudra juste du temps et de l’énergie pour la récupérer.

Mais où es-tu donc passée ?
Je me suis perdue dans le sourire de mon fils et dans les pleurs de ma fille.
Mon couple est un champ de ruine à l’image de ce corps que je peine à accepter.

Je vis en survivant à ces nuits courtes et entrecoupées, suspendant tout le monde à ma fatigue.
Je n’aime pas celle que je suis en ce moment mais je garde celle que j’étais en tête, pour ne pas oublier que tout ça n’est que le masque de fatigue, que le carnaval des ombres cessera, que la vie vue sous le prisme de mon manque de sommeil n’est pas la réalité.

Bientôt je reviendrai, je serais à nouveau moi, douce et gentille, compréhensive… Passionnée, pétillante et heureuse de vivre.
Mais quand ?

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