Elle s’arrête quand la crise des DEUX ANS ??

Je n’en peux plus.
Je suis à bout.
La crise du terribeuuuuul two va finir par avoir raison de moi.
Là, au moment où je t’écris ces mots, j’ai une corde dans la main gauche et la fenêtre ouverte sur la route sur ma droite. J’hésite entre deux moyens pour mettre fin à mes jours.

Ok l’école ça fait du changement.
Ok l’instit qui est en arrêt au bout de quinze jours ça chamboule (gniiiiii).
Ok l’une des deux instits remplaçantes est une grosse connasse personne de l’éducation nationale qui manque un peu de psychologie avec les enfants (mais ça j’en parlerai plus tard, sinon je vais m’énerverrrrrr).

Ok, je suis enceinte, ça doit la travailler.
Ok, le passage au grand lit ça perturbe.
D’accord, elle a besoin de s’affirmer.
Ok, ok, OK !

Mais c’est quand que ça devient juste un peu plus cool bordel ? C’est quand que l’âge d’or des trois ans arrive ?
Me dis pas que c’est un mythe sinon je saute tout de suite.

Ma Zouzou je l’aime mais punaise, heureusement !
J’ai l’impression d’être Gérard Majax doublé d’un Garcimore au rabais pour que la journée se passe sans trop de tragédies. (Oui, tragédie. Ma Zouzou, je l’ai gaulé dans la salle de bain travaillant sa tête de petit chat comme dans Shrek, je te jure !!)
Tout est compliqué : le déjeuner, l’habillage, les jeux. Alors j’essaie de trouver des tours de passe-passe… pour que ça passe. « Alors, qu’est-ce que tu mets en premier ? » « Tu penses que tu peux aller à l’école en culotte, tu ne vas pas avoir froid ? » « Ohhh regarde, maman a tout mangé son déjeuner (en réprimant très fort un « ELLE » un tantinet énervé) ! »
Mais il faut qu’elle contrôle tout. C’est elle qui dit. Elle tente TOUT LE TEMPS des trucs. Genre « ouaich ouaich, je vais voir si je peux négocier autre chose que la tartine de miel que j’ai demandé à l’instant et que ma reum vient de se faire chier à préparer, ni vu ni vu. Et tiens, pour compléter, je vais sauter sur ma chaise haute pour essayer de renverser le verre de lait que de toute manière je ne boirai pas. Puis après, plutôt que de m’habiller, je vais courir nue comme une dératée dans toute la maison ». Le pack illimité casse-couille, tu connais ??

Je tairai ici la question du sommeil et de son déficit, du mien et du sien, qui en nombre d’heures cumulées, s’élève à peu près à la dette publique de la France.

Alors oui, elle a besoin d’autonomie. Elle veut TOUT faire seule. Et oui c’est bien parce qu’elle se construit. On essaie de la laisser faire un maximum de choses. Je suis très fière qu’elle s’habille seule de la tête au pied. Qu’elle aille faire pipi seule.
Un peu moins qu’elle se lève à 4 heures du mat’ pour nous rejoindre dans le lit.
Ou qu’elle fasse un casting de doudou alors que c’est l’heure de la sieste.

Alors, ma Zouzou, je l’aime fort hein.
Mais putain, que c’est dur des fois !

Ohh comme elle a l’air mignonne et si sage !

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La crise du Terrible Two : le meilleur du pire

Franchement, les bébés, c’est trop mignon.
J’adore les enfants. Je ne peux pas m’empêcher de les regarder en souriant.
… Puis de regarder les parents en penchant la tête d’un air compatissant à partir du moment où leur marmot marche et explore leur environnement de fond en comble, n’en faisant qu’à leur tête.

Moi aussi j’aurais adoré avoir des enfants rapprochés… si ma Zouzou n’avait pas passé le cap des 18 mois avec la crise du « non » et ne serait pas rentrée tête dure baissée dans la crise des 2 ans aussi appelée Terribeul Two.
Parce que franchement, là, maintenant, tout de suite, à présent que je sais ce que c’est que la crise des 2 ans, celle d’opposition ou de négativisme (ou plutôt d’autonomisation si on veut voir les choses du bon côté) je me dis que si j’avais deux jeunes enfants, avec ma Terribeul Zouzou, je me serais déjà pendue avec mes strings (au moins, ils serviraient à quelque chose).

Tu ne sais pas ce que c’est la crise des 2 ans petite naïve ? Je vais t’expliquer :

  • oublie le bébé trognon tout mignon que tu connaissais : ton enfant va montrer la face obscure de la force ;
  • prépare-toi au pire. Les pleurs du nourrisson 3 heures d’affilée, c’est rien en comparaison ;
  • si t’es mère au foyer, prévois-toi une activité défouloir à côté, genre kick-boxing ou full-contact. Laisse tomber la piscine ou la sophro, ça défoule pas assez ;
  • achète un casque. Pas pour le vélo. Pas pour ton bébé. Pour toi : il n’est pas rare de se prendre des petits kick-back dans la gueule genre agression de trous de nez, d’oreille, coup de boule et autre tatanne dans ta face durant cette période ;
  • pratique dès que tu peux la technique du « raaaahhhhh merdeeuuuuuuhhhhhh » dans un coussin quand ton enfant sera couché, cela permet d’évacuer les tensions de la journée ;
  • achète des mouchoirs par palette : entre tes nerfs qui lâchent et les 485 crises de colère de ton enfant ponctuées de grandes eaux, cela devrait te durer au bas mot une semaine ;
  • prépare-toi à changer : même les plus patientes passeront du « pauvre petit bout » à « mais ta gueule putainnnnnnn« , si si, je t’assure.

Des fois j’ai l’impression d’être comme Rambo, de parfois le matin me nouer un bandeau noir sur le front pour affronter la journée.
Ma mission : trouver des trucs et astuces pour éviter les crises
Je doute aujourd’hui en ma capacité d’y parvenir.

Je doute même que cela soit évitable.
Je doute surtout d’en avoir la patience.
Ok j’essaie d’accompagner ma Zouzou du mieux que je peux, je me coltine des tonnes de livre, j’essaie de prendre du recul. Jusqu’à me paumer.
Entre le boulot qui marche pas, le démarchage, bloguer (juste vital pour pas virer zinzin), mon couple, la famille, les amis (euh, que je n’ai pas le temps d’appeler…), parfois, je n’y arrive pas à avoir du recul.
Et avec les siestes de ma Zouzou qui sautent… ce n’est pas simple.

Et quand je pensais qu’on avait trouvé un rythme de croisière pour accompagner ses crises… voilà qu’elles montent en grade.
Déjà ce matin, deux crises : elle voulait pas enlever sa couche, et elle voulait lire plusieurs livres alors qu’on avait déjà lu l’histoire après le petit déjeuner et qu’on devait partir…
Et là, c’est dur, de voir sa petite prise par les pleurs, la colère, la fureur de ne pas maîtriser son quotidien comme elle voudrait.
Céder ?
Persister à dire non ?
Vraiment pas simple de faire les bons choix…
Et dire que ça dure jusqu’à 3 ans, voire au-delà…

Et par-dessus tout ça, l’œdipe qui pointe son nez : ma Zouzou nous sert du papa à toutes les sauces…
Et enfin, les couches qu’elle ne veut pas laisser tomber… Ne plus être un bébé. Elle dit non quand on lui demande si elle a fait caca alors qu’on le sent à 10 mètres…

Bien sûr, à côté de ça, il y a des bons moments.
Bien sûr que je l’aime fort ma Zouzou.
Que je préfère qu’elle soit comme ça qu’un enfant sage – comme je déteste ce mot.
Mais il y a des fois, où j’aimerais que les choses soient simples, comme avec un bébé…
Où j’aimerais ne pas me sentir en échec…
Mais là, il faut que j’accepte, que je reste forte, que je ne cède pas à la facilité, au non à tout va.

Faut juste que lâche du leste non ?

Si cette image te met en état de stress, c’est que ton enfant est en pleine crise des 2 ans

Et comme je suis sympa, je te donne des idées pour « limiter » ces crises dans les Vendredis Intellos.

© Naître et grandir.net